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Ce blog a vocation à faire connaitre les actions et les réflexions des Radicaux de Gauche du pays creillois, et à offrir une tribune aux associations oeuvrant à une République fraternelle.

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Culture et Démocratie à Creil

Par Gallia Basmaison, Maire Adjointe à la Culture et l’Epanouissement Citoyen

paru dans le fil Radical n°4 

Pourquoi changer nos façons de faire ? Parce que nous avons changé nos façons de voir !

La « Culture », voilà un mot qui fait parler de lui !  Il fut un temps désormais lointain  ou il était de bon ton d’être cultivé, c’était même une marque de distinction sociale et donc une marque de ségrégation sociale aussi.  Les luttes politiques sont passées par là et la culture est devenue un combat, Un élément déterminant d’émancipation, tout du moins pour la « grande famille » politique de la Gauche. On pensait alors la forme et le fonds intimement mêlés ;  on cherchait à bousculer ceux qui se disaient cultivés : à les faire bouger sur leur base et puis à « éduquer » voire à  élever tous les autres hors de ce qu’on considérait comme de l’obscurantisme. L’époque avait le mérite de chercher sans cesse toutes sortes de voies nouvelles.

Et puis la culture est devenue une marchandise obéissant à la seule loi qui régit le commerce : « vendre, vendre à tout prix ! ».

 

gallia discours-copie-1 Pendant que d’un côté les « vulgaires vendeurs » vendaient tout et absolument n’importe quoi, Ignorant totalement jusqu’au mot culture ou le vidant désespérément de sens. De l’autre côté, les « cultivés » qui vivent grâce à des fonds publics refusaient, parfois jusqu’à l’outrance, de s’abaisser aux contingences matérielles allant  jusqu’à  ne plus se soucier de compter les spectateurs, les pratiquants, les usagers,  jusqu’à ne plus avoir de spectateurs ou d’usagers, hormis les amis des amis des artistes.

 

Aujourd’hui nous sommes à la croisée des chemins économiquement, socialement, culturellement et donc bien sur politiquement car j’appartiens résolument à la catégorie de ceux non pas qui pensent, mais qui savent que tout est politique. Nous devons évoluer et ce n’est pas à un prêt à penser culturel que la Ville vous invite.

 

En tant qu’élue je me refuse à penser pour les autres,  Je me refuse à croire que je pense mieux que les autres, par conviction que la hiérarchie des goûts est une impasse et parfois je l’avoue, je m’impose de croire que je ne pense pas mieux que les autres, juste par éthique ! Un élu ne peut légitimement agir que dans un souci constant d’éthique, c'est-à-dire de morale laïque. Un élu et tous ceux qui travaillent pour le service public.

 

La culture ne vise pas qu’à la confortation de ce que l’on est, elle n’est pas qu’un simple refuge existentiel. Elle est aussi une chance inconfortable mais une chance qui nous est offerte de se voir autrement, de voir les autres  autrement et donc de devenir  différent. La culture nous offre une possibilité de dépassement permanent, une possibilité d’agrandir notre monde et donc d’agrandir le monde, en tout cas elle se doit de  relever de cette recherche d’agrandissement. Le monde est toujours trop petit en matière de culture.

 

D’un côté il faut favoriser, développer et valoriser le professionnalisme de ceux dont le métier est d’offrir des services culturels, imposer le respect de ces métiers, les promouvoir en échange de quoi nous devons nous rendre totalement perméables à la critique, plus, nous devons favoriser cette critique car elle est source d’équité. Une critique fertile car éclairée. Tout le monde peut comprendre si l’on cherche à expliquer !

 

La seule méthode que je connaisse est celle qui consiste à favoriser un dialogue permanent.

En tant que service public nous ne pouvons laisser personne de côté. Nous devons travailler pour et avec les professionnels, pour et avec les amateurs éclairés, pour et avec les novices et simples spectateurs, pour et avec ceux qui n’appartiennent à aucune de ces catégories et c’est là le plus difficile.

 

Afin d’y parvenir nous allons lancer des Etats Généraux de la Culture

 gallia gam

A l’issu d'une large consultation nous souhaitons mettre en place des collectifs de réflexion qui se pencheront avec nous sur tous les aspects qu’une ville doit gérer et mettre en œuvre à savoir : Travailler à ce que dans chaque structure de la ville ou aidée par la ville il y ait une programmation et des pratiques culturelles tour à tour simples et conviviales, pédagogiques et exhaustives, novatrices et exigeantes, chacun de ses défis doit être relevé, aucun ne doit être laissé de côté.

 

Afin d’être le garant de la prise en compte des aspirations de tous,  la Ville à repris en gestion directe tous les équipements culturels mais ce n’est pas pour définir seule une politique culturelle Creilloise c’est pour au contraire offrir au plus grand nombre la possibilité d’avoir son mot à dire et d’être entendu

 

Nous comptons sur le partage de la démarche avec l’ensemble des acteurs culturels. Les initiés verront que nous sommes prêts à un agenda 21 de la culture puisque les maîtres mots en sont la diversité, la transversalité et surtout la démocratie participative à savoir une véritable démocratie digne de ce nouveau siècle.

 

Gallia Basmaison, Maire Adjointe à la Culture et l’Epanouissement Citoyen

 

Calendrier :

Fin 2009 Lancement par la présentation publique du bilan  de fonctionnement réalisé par la ville Septembre 2010  présentation public d’un bilan partagé, des préconisations et création de structures de concertation permanente

 

Légende des photos :

Photo 1 : 23 septembre, Gallia et Jean Claude Villemain présentent la saison culturelle de Creil

Photo 2 : 30 octobre, Gallia, Jean Claude Villemain et Claude Gewerc inaugurent la Grange à Musique

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