Ce blog a vocation à faire connaitre les actions et les réflexions des Radicaux de Gauche du pays creillois, et à offrir une tribune aux associations oeuvrant à une République fraternelle.
Les Radicaux du Bassin Creillois ont participé activement à la votation citoyenne contre la privatisation de la poste. A Nogent, place des trois rois vendredi 2 ; à Creil, place Carnot samedi 3 matin et à Saint Leu d’Esserent samedi 3 après midi, les élus PRG étaient présents avec les postiers CGT, les militants communistes et socialistes pour recueillir le vote des habitants. Massivement la population se pressait pour refuser cette enième privatisation. Les hausses de tarif de GDF et les suicides en cascade des agents de France Télécom revenaient sans cesse dans les conversations comme les exemples à ne pas suivre pour la Poste.
A Creil 815 personnes se sont exprimées dont 785 pour le NON ! A Nogent 729 votants et 722 NON ! A Saint Leu 531 votants et 521 NON ! A Montataire 1044 votants et 1026 NON !
Lundi les organisations politiques de Gauche et les les syndicats se retrouvaient devant la préfecture pour le décompte départemental : au total dans l’Oise ce sont 16 244 isariens qui se sont exprimés et 15 887 ont dit NON à cette privatisation rampante. Bravo pour cette belle mobilisation : nous sommes prêts pour le vrai référendum d’initiative populaire que le gouvernement ne peut éviter.
Dès dimanche, le comité d'organisation de cette consultation "contre la privatisation de La Poste, pour un débat public et un référendum sur le service public postal", qui regroupe une soixantaine d'organisations, partis, syndicats et associations de gauche, a donné de la voix.
"Après cet exercice de démocratie participative et cet engouement, on va
évidemment demander le gel du projet et l'ouverture d'un grand débat public", a prévenu le porte-parole, Nicolas Galepides, fort des quelque 2,3 millions de suffrages exprimés recensés dimanche soir.
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"On ne peut pas laisser retomber le soufflé. On ne va pas se contenter de demander un rendez-vous au président de la
République", a insisté M. Galepides. Au nom du PS, Razzy Hammadi a demandé le gel du projet et un référendum sur le sujet. "Le gouvernement ne peut fuir le débat", a-t-il estimé, "la droite doit cesser de se défiler".
Mais alors que le gouvernement justifie ce changement de statut par l'ouverture à la concurrence, le président PS de la commission des Finances de l'Assemblée nationale, Didier Migaud, s'est inscrit en faux contre cet argument. "Personne n'imposait quelque changement de statut que ce soit à La Poste (...). Son statut actuel lui permet de
s'inscrire dans la concurrence", a-t-il affirmé dimanche.
Au regard des déclarations du porte-parole de l'UMP Frédéric Lefebvre, qui dénonce une "vaste manipulation organisée par des associations ou partis de gauche qui veulent faire croire à un projet de privatisation de La Poste", un gel du projet n'était pas d'actualité dimanche pour le gouvernement. Pas plus que l'organisation d'un référendum: "on voudrait à partir de cette question truquée faire un référendum! De qui se moque-t-on?", a répliqué M. Lefebvre.
S'agissant d'un référendum d'initiative populaire prévu dans la Constitution depuis juillet 2008, il est impossible à organiser, faute de texte d'application, en l'espèce une loi organique. D'ores et déjà, le PS a promis d'inscrire le 15 octobre dans sa niche parlementaire (séance dont l'ordre du jour est fixé par un groupe) une proposition de loi visant à remédier à cette situation.
Comme l'ont remarqué tous les observateurs ne telle mobilisation populaire même imparfaite dans les formes ne pourra être "politiquement" occultée. Il faut continuer : nous sommes prêts pour le référendum populaire !
en photos les élus PRG à Creil et St Leu samedi 3 octobre