Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Ce blog a vocation à faire connaitre les actions et les réflexions des Radicaux de Gauche du pays creillois, et à offrir une tribune aux associations oeuvrant à une République fraternelle.

Publicité

2ème forum régional de la Coopération décentralisée et de la Solidarité Internationale à Laon

INTERVENTION DE JEAN BAPTISTE MPELE BODIONG

Mesdames, Messieurs, Bonjour, Je suis heureux de vous annoncer qu’un bébé va bientôt naître. Il aura pour nom : Collectif des Organisations de Solidarité Internationale (C.A.S.I. Picardie.)

 

 

L’idée de constituer une coordination des organisations de solidarité internationale ( O.S.I.) de Picardie remonte en 1998. Le constat d’alors était que dans notre région, un bon nombre d’acteurs associatifs mènent ici et là des actions tournées vers le co-développement et les échanges internationaux de manière isolée. Dès sa création en 2000, Axe Nord Sud décide de favoriser la constitution d’une plate-forme associative agissant pour la réduction de la pauvreté et de la misère ici et là-bas.

Ainsi en 2002, Axe Nord Sud invite une trentaine de partenaires publics et privés à relayer dans l’Oise, la « Semaine de la Solidarité Internationale - S.S.I.»  lancée en 1998 par le Centre de Recherche et d’Information pour le Développement (CRID) Plus de 18 organisations se mobilisent afin de mettre en valeur leurs actions concernant des pays tels que : Cameroun, Cap Vert, R.D.C ., Haïti,  Madagascar, Kosovo, Brésil, Congo, Burkina Faso, Côte d’Ivoire et Mali. Les  communautés chrétiennes ainsi  que les services municipaux de jeunesse et des personnes âgées de Nogent, Saint Leu d’Esserent, Montataire et Creil participent activement aux animations. Depuis, la S.S.I. couvre aujourd’hui les trois départements de la Picardie. C’est au mois de juillet 2006 à Lille, lors de « l’Université d’Eté de la Solidarité Internationale » du CRID que le projet du collectif est lancé.  MM. Dominique Blondel, ancien président d’Eau Vive, correspondant local d’OXFAM France -Agir Ici et Jean Baptiste Mpélé Bodiong, d’Axe Nord Sud, sollicitent l’appui de M. Bernard Pinaud, délégué général du CRID pour la mise en place d’un collectif picard le plus élargi possible à d’autres acteurs.

Après des démarches à Paris et deux réunions de concertation à Amiens en septembre et octobre, le projet est né. Nous sommes donc heureux de vous annoncer aujourd’hui à Laon que la constitution d’un Collectif est en chantier. Il a déjà suscité l’intérêt de plus de 20 organisations petites, moyennes et grandes. La présence à notre réunion du 19 octobre à Amiens de la CPCA (Coordination  Permanente des Coordinations Associatives) de Picardie, ainsi que celle d’organismes tels que Concordia, Ligue des Droits de l’Homme, CEMEA etc. démontre qu’il y avait vraiment une attente d’une coordination.

Nous savions que dès son installation en 2004, la nouvelle majorité du Conseil Régional de Picardie avait pris une décision politique hautement symbolique consistant à consacrer durant son mandat, 1% de son  budget, à la Coopération Décentralisée et à la Solidarité Internationale. Afin de clarifier notre démarche, nous avons consacré à Mme Michèle Cachu vice-présidente du Conseil Régional, la primeur de nos futures relations avec des partenaires institutionnels. Notre démarche visait trois objectifs:

-         le premier : lui dire que le mouvement associatif qui consacre entre 20 et 95%  de son action à la solidarité internationale entend soutenir son action et souhaite faire partie pleinement du réseau des acteurs picards que le Conseil  Régional met en place ;

-         le second : lui dire que les O.S.I. de Picardie placent leur démarche dans l’esprit de ce que font déjà dans ce secteur, d’autres O.S.I. impliquées dans des réseaux animés par l’Etat ou les collectivités territoriales à travers le pays ;

-         le troisième : lui montrer que ces O.S.I. picardes ont envie de mieux échanger entre elles, afin de mutualiser leurs expériences et rendre transparentes leurs actions et pratiques, dans le seul intérêt des bénéficiaires ici et là -bas.

Au cours du premier trimestre 2007, un colloque avec la présence d’autres (C.A.S.I.) à travers le pays nous fournira des orientations à de nature à nous doter de moyens et structures viables pour être efficaces au sein du réseau régional. En attendant de structurer le collectif,  5 événements nationaux et internationaux vont, jusqu’à fin  novembre 2007, donner à nos associations, l’opportunité de se rencontrer autour d’actions consensuelles afin  de mieux se connaître.  Il s’agit de :-         1 -  Année Internationale de Lutte Contre la Pauvreté . -         2 – Année Européenne de l’Egalité des Chances Pour Tous . -         3 – Campagne « Etat d’Urgence Planétaire !… Votons Pour une France Solidaire ! » . -   4 -  Semaine de la Solidarité Internationale . -         5 - 3e Forum Régional de la Coopération Décentralisée

Nous n’oublions pas les conseils généraux qui sont eux aussi, engagés dans des actions structurantes au sud. Nous pensons aussi aux  maires et à leurs associations qui soutiennent leurs administrés investis dans les actions interculturelles et humanitaires. Nous n’oublions pas non plus les services décentralisés de l’Etat, les établissements scolaires (dont les universités et lycée) l’Union Européenne, les services diplomatiques des pays du Sud et du Nord qui tous, sont nos interlocuteurs et parfois nos partenaires.

C’est dire que le futur C.A.S.I. n’est pas une organisation concurrente ou opposée à ce qui existe. Au contraire, il souhaite agir en complémentarité, comme facilitateur, aiguilleur. Il souhaite surtout servir de caisse de résonance pour une partie de la société civile sur ce terrain des échanges internationaux féconds. Et cela devra passer par le strict respect des choix différents en économie et en politique, des uns et des autres, au nord comme au sud. La protection de l’environnement sain, l’éducation des enfants et la formation de l’opinion  pour une mondialisation respectueuse des droits fondamentaux des humains à vivre en harmonie entre eux seront les autres centres de réflexion du collectif.

Il a été fortement souhaité lors de la réunion du 19 octobre à Amiens, que dans le collectif, il y ait une forte présence avec un rôle majeur, des Organisations de Solidarité Internationale de Migrants (O.S.I.M.) Pour nous, ces O.S.I. sont de vrais baromètres de toute action de solidarité internationale de proximité.  Car, il nous semble révolu le temps où les Français concevaient des projets et plans de sortie du sous-développement à appliquer en Afrique, sans tenir compte de l’avis et sans y associer les Africains vivant en France. A cet effet, nous invitons les personnels de santé, les journalistes, enseignants, créateurs et gérants d’entreprises, les artistes, écrivains, étudiants et juristes, originaires des pays du sud à prendre toute leur place, afin de contribuer activement à l’enrichissement du travail du collectif.

Nous encouragerons la prise en compte prioritaire par les décideurs financiers et/ou politiques, des micros projets portés par des migrants (médecins, cadres de l’agriculture, artistes, ingénieurs, architectes, agents commerciaux) désirant investir ici ou dans les pays d’origine. 

Pour terminer, nous saluons et apprécions le Benin et le Mali qui ont organisé des conférences nationales souveraines, dans l’esprit du discours de François Mitterrand de 1990 à la Baule, sur la priorité à donner à la démocratie et au respect des droits humains. C’est donc avec satisfaction que ces deux pays conduisent à eux seuls, 70% des actions de co-développement bénéficiant de l’appui venant de l’étranger, en particulier de France. Que nos frères Beninois ici présents reçoivent nos félicitations et nos sincères encouragements.

 

Ce que nous pouvons souhaiter à tous les acteurs picards, c’est de veiller à ce que les relations avec nos partenaires du sud tournent résolument le dos à la « Françafrique »  car elle a englouti dans des poches et paradis fiscaux de quelques malins dirigeants de sociétés, de banques et politiciens africains et français pendant 46 ans, plus de 60% de l’argent des Français et des Africains, sous le couvert de l’aide à la coopération.

Nous restons à votre disposition pour écrire avec vous, une nouvelle page des échanges internationaux féconds en Picardie. Et tous les acteurs  de coopération nord-sud et sud-sud  seront bien accueillis au collectif. Je vous remercie.

Jean Baptiste MPELE, Laon 25 novembre 2006

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
A
CHANGEMENT D'ADRESSE!!!<br /> Depuis 3 mois j'ai ouvert un blog politique sur http://desirsdavenir86000.over-blog.net/ <br /> Ce blog est consacré à Ségolène Royal qui va sans doute devenir prochainement la chef de l'opposition et elle sera sans doute notre candidate pour les élections présidentielle de 2012.<br /> Mais à cause de problèmes récent mon blog je change d'adresse alors pourriez vous mettre un lien vers la nouvelle adresse de ce blog qui est la suivantes: http://segoleneroyal2012.over-blog.fr/<br /> Venez nombreux voir ce blog malgré vos appartenance politique,il est ouvert à tout le monde.<br /> Pourriez vous mettre un lien vers mon blog s'il vous plait!!!<br /> Nous vous remercions tous pour cette belle campagne présidentielle et nous remercions Mme Ségolène Royal qui a fait une très bonne campagne et qui a su nous redonner le goût de la politique.<br /> Vous pouvez dès maintenant vous abonnez à la Newsletter.
Répondre
V
Rappelons-nous le tapage médiatique fait autour du projet de loi de programmation pour la cohésion sociale et présenté par le ministre de l’Emploi, du Travail et de la Cohésion sociale Jean-Louis Borloo.<br /> Ce texte, dont les grandes lignes avaient été présentées, devait constituer la pierre angulaire de l’action gouvernementale et s’articulait autour de trois grands axes :<br />  <br />  <br /> <br /> -         l’emploi<br /> -         le logement<br /> -         la cohésion sociale<br />  <br />  <br /> <br /> Rappel du texte :  Une mobilisation pour l’emploi<br />  <br /> <br />  <br />  <br /> <br /> Le texte met en oeuvre une politique de l’emploi ambitieuse, en particulier tournée vers le retour à l’emploi et le soutien des populations les plus éloignées du marché du travail.<br />  <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br />   une politique dynamique en faveur de l’insertion professionnelle des jeunes, notamment par une relance d’ampleur de la formation en apprentissage ; <br />  <br /> <br />  <br />  <br /> <br /> L’objectif, présenté en 2004 dans le plan de Cohésion sociale, est de faire passer de 350 000 à 500 000 le nombre d’apprentis d’ici à 2009 et de parvenir à un seuil de 2 % d’apprentis dans les entreprises de plus de 100 salariés, au lieu de 0,6 % actuellement. Pour cela, le gouvernement, par le biais de son ministre de la Cohésion sociale, Jean-Louis Borloo, a mis en place tout un arsenal de mesures destinées à rendre plus attractif l’apprentissage pour les jeunes comme pour les entreprises.<br />  <br />  <br /> <br /> L’apprentissage était un système de formation en alternance réservé aux jeunes à partir de 16 ans. Conformément au souhait du gouvernement, l’âge minimal descend à 14 ans. Les députés viennent de valider la mesure, insérée dans le projet de loi pour l’égalité des chances (titre Ier, section 1). <br /> – Dès 14 ans, l’apprentissage junior initial. Le jeune pourra quitter le collège et intégrer un lycée professionnel ou un centre de formation des apprentis (CFA). En restant sous statut « scolaire », il alternera périodes de cours et stages en entreprise, pour être initié à différents métiers. Sous réserve d’une durée minimale du stage, il aura droit à une « gratification » financière de la part de l’entreprise, dont le montant va être fixé par décret. Mais attention, le choix du jeune de devenir apprenti restera réversible. A tout moment, il pourra s’il le désire réintégrer un collège.<br /> – Dès 15 ans, l’apprentissage junior confirmé. Le jeune pourra signer un véritable contrat d’apprentissage et devenir ainsi salarié de l’entreprise. Mais là encore, il pourra revenir dans l’enseignement traditionnel s’il le souhaite.<br /> – Après 16 ans, l’apprentissage. Le jeune n’est plus un apprenti « junior ». Il revient dans le système commun de l’apprentissage, tel qu’il existe aujourd’hui.<br />  <br />  <br /> <br />  <br />  <br /> <br /> Connaissez-vous ce qu’est une Section d’Enseignement Général et Professionnel Adapté ?<br />  <br />  <br /> <br /> Les sections d’enseignement général et professionnel adapté sont intégrées dans des collèges. Elles scolarisent des enfants à partir de 12 ans rencontrant de grandes difficultés d’apprentissages. Ces élèves peuvent accéder à une qualification professionnelle dans le cadre de projets individualisés.  (extrait du site de l’académie de Rennes).<br />  <br /> <br />  <br />  <br /> <br /> Une section scolarise des jeunes de 12 à 16 ans en échec scolaire, en grande difficulté de la 6ème  à la 3ème. L'accueil de ces collégiens nécessite une adaptation des contenus et des méthodes d'enseignement. Cette pédagogie Adaptée a pour but de redonner confiance aux jeunes et de les outiller pour compenser les manques accumulés lors de leur scolarité précédente.<br /> -                                 L'Enseignement Général classique s'accompagne d'un Enseignement Professionnel dispensé dès la 4ème. Le travail en atelier permet aux jeunes de développer des compétences manuelles et d'élaborer un projet de vie.<br /> -                                 La finalité de la structure est d'une part d'accompagner les élèves dans leur recherche d'autonomie en vue d'une insertion sociale et d'autre part d'amener ces adolescents à une formation professionnelle de niveau CAP voire BEP pour les meilleurs.<br />  <br /> <br /> -                                 La 4ème et la 3ème SEGPA proposent une première formation professionnelle qui n'engage pas le choix d'orientation du jeune à l'issue du collège.  On observe, toutefois, que 58% des sortants de 3ème  qui débutent une formation qualifiante, choisissent de préparer un CAP appartenant au même secteur professionnel que celui de l'atelier de 3ème SEGPA.<br />  <br /> <br />  <br />  <br /> <br /> Les incohérences de notre système : Quand la protection tue la formation !<br />  <br /> <br />  <br />  <br /> <br /> La législation du travail a été modifiée en 2003, un décret limite l’accès par dérogation aux machines pour les élèves de moins de 16 ans. Ces dérogations ne s’adressent qu’aux élèves accomplissant une période de formation en milieu professionnel. Les services du ministère confirment que depuis 2003, aucune dérogation ne peut être accordée aux élèves de 4ème et 3ème SEGPA.<br />  <br /> <br /> Auparavant, les médecins scolaires rencontraient chaque élève et étaient chargés d’évaluer si l’élève présentait ou non une contre-indication au travail sur machine.<br />  <br /> <br />  <br />  <br /> <br /> - Aujourd’hui, es médecins scolaires ne sont plus habilités à donner cet avis.<br />  <br /> <br /> - Les élèves de SEGPA sont considérés comme non-engagés dans une formation qualifiante.<br />  <br /> <br /> - Ils n’ont plus le droit de travailler d’utiliser des machines.<br />  <br /> <br /> -         Pas le droit de souder au chalumeau<br />  <br /> <br /> -         Pas le droit de toucher à une meuleuse<br />  <br /> <br /> -         Pas le droit de toucher à une simple perceuse<br />  <br /> <br /> -         Pas le droit de toucher à une presse à repasser<br />  <br /> <br /> -         Pas le droit de toucher à un batteur à œufs<br />  <br /> <br /> -         Pas le droit de toucher à une tondeuse à gazon<br />  <br /> <br />  <br />  <br /> <br /> RESULTATS :  L’enseignement perd de sa cohérence.<br />  <br /> <br />  <br />  <br /> <br /> o       Les élèves sont démotivés, c’était gratifiant d’emporter à la maison une fabrication.<br />  <br /> <br /> o       Le comble de la bêtise : les évaluations de fin d’année n‘ont pas été modifiées par les rectorats et il faut toujours évaluer  la compétence d’un élève à « Appliquer les règles de prévention … » sans utiliser d’outil !<br />  <br /> <br />  <br />  <br /> <br />  <br />  <br /> <br /> Le gouvernement construit d’un côté et démoli de l’autre.<br />  <br /> <br /> o       D’une part, création d’une possibilité de la découverte professionnelle à 14 ans<br />  <br /> <br /> o        D’autre part, destruction de structures qui avaient déjà fait leurs preuves. <br />  <br /> <br />  <br />  <br /> <br /> Dans le cadre de la loi de cohésion sociale, un jeune de 14 ans peut toucher aux machines ET dans le même temps on supprime ce droit à un élève de SEGPA.<br />  <br /> <br />  <br />  <br /> <br />  <br />  <br /> <br /> Que fait Jean-Louis Borloo ?<br />  <br /> <br /> Que fait Nicolas Sarkozy qui a déjà été interpellé sur ce sujet ?<br />  <br /> <br /> Que fait Dominique de Villepin ?<br />  <br /> <br />  <br />  <br /> <br /> Voilà ce que fait le gouvernement :<br />  <br /> <br /> -                                 Il se refuse à recruter des médecins scolaires : pas de création en 2004, 2005 et 2006.<br />  <br /> <br /> -                                 Il dégoûte un peu plus les élèves du système scolaire.<br />  <br /> <br /> -                                 Il dégoûte certains professeurs qui se démènent pour donner des perspectives nouvelles à des élèves en difficulté.<br />  <br /> <br />  <br />  <br /> <br />  <br />  <br /> <br /> Lorsque Nicolas Sarkozy affirme vouloir donner à chacun ce dont il a besoin car tous ne naissent pas avec les mêmes chances,  j’en suis malade. Je suis écœuré. Ce n’est qu’un mensonge, une promesse de plus.
Répondre
V
Tous mes voeux Eddy.<br />  <br /> Alex
Répondre