Ce blog a vocation à faire connaitre les actions et les réflexions des Radicaux de Gauche du pays creillois, et à offrir une tribune aux associations oeuvrant à une République fraternelle.
Les 65 salariés de l’entreprise Akzo Nobel à Montataire, menacés
de licenciement en raison d'une délocalisation en Allemagne, ont fait savoir à leur direction qu'il n'était pas question d'accepter "un plan au rabais".
Après avoir fait des heures supplémentaires à n'en plus finir, à la demande de l'entreprise, les salariés bientôt licenciés se voyaient proposer 15000 euros d'indemnité de départ et 600 euros par année d’ancienneté.
Les salariés demandaient une enveloppe de 80 000 € ainsi que 2 000 € par année de présence de chaque employé, pour le préjudice moral et financier subit.
S'en est suivie alors une partie de bras de fer entre salariés, syndicat et direction.
La solidarité entre travailleurs s'est organisée par une grève largement suivie, et le blocage du site pendant plusieurs jours et nuits. Ils tiendront le siège de l'entreprise 24h/24 jusqu'à obtenir des conditions de départ plus décentes : 30 000 euros d'indemnité et 1000 autres par année d'ancienneté.
C’est une victoire de la mobilisation même s’il n'en demeure pas moins que ces 65 salariés, qui pour certains ont passé plus de 30 ans dans cette entreprise auront la très difficile tache de retrouver un emploi dans un avenir très incertain.
Il n'est pas admissible que les entreprises bénéficiaires, traitent les salariés, comme quantité négligeable ou variable d’ajustement, et que le seul critère qui convienne soit l'augmentation de leurs bénéfices, au détriment de ceux travaillent dans les ateliers.
La crise mondiale révélera encore des dizaines d'exemples de ce genre. C'est pourquoi il ne
faut pas relâcher la mobilisation, et élargir le spectre de la solidarité entre salariés. Les salariés d'Akzo Nobel montrent ici la voie, et donnent une idée précise de ce que seront les combats à venir.
Bétina Bouchibi, conseillère municipale de Nogent
Article paru dans le FIL RADICAL N°2 et dans NOGENT, NOTRE VILLE d'Avril