BIENVENUE SUR LE BLOG COLLECTIF DES RADICAUX DU PAYS CREILLOIS


Dans la conception qu’en ont toujours eue les radicaux, le principe de laïcité n’est absolument pas une pensée de combat antireligieuse. C’est, au contraire, la vision
d’un rempart de neutralité absolue protégeant toutes les institutions publiques –et spécialement l’école– contre
les influences confessionnelles certes, mais aussi
économiques ou partisanes. Selon cette approche, c’est la laïcité elle-même qui garantit le libre exercice des choix de conscience, notamment des choix religieux par des
citoyens librement éclairés. Telle est la philosophie qui nous permet aujourd’hui
encore, pour ce qui concerne la France, d’affirmer que l’école libre
est l’école de la République.
En application de ce principe, l’Etat détient le monopole de la délivrance des diplômes, monopole qu’il exerce, pour l’enseignement supérieur, par le biais des universités publiques. Hors le cas
des départements concordataires d’Alsace-Moselle, les instituts d’enseignement supérieur privés existant en France doivent faire valider leurs formations profanes (l’enseignement théologique
n’étant à l’évidence pas de la
compétence de l’Etat) par des universités publiques ou par des jurys
installés par l’autorité étatique.
Tout aurait pu continuer ainsi, à la satisfaction des parties concernées, sans la volonté du chef de l’Etat, exprimée dans son fameux discours de Latran, de replacer l’identité collective et
républicaine française dans une sorte de berceau chrétien, ou encore de matrice catholique, renvoyant à égalité les figures emblématiques du curé et de l’instituteur, incarnations de la foi et de
la raison.
C’est sous cet éclairage très particulier que doit être lu le décret subreptice paru le 19 avril 2009 et rendant
applicable un accord signé le 18 décembre dernier entre la France et le Vatican, celle-là s’engageant à reconnaître, sans autre procédure, les diplômes délivrés par les établissements
d’enseignement supérieur habilités par celui ci.
Il appartiendra aux juristes de dire si un accord d’une telle importance pouvait être rendu applicable comme une simple mesure technique et non par une autorisation législative.
Tenons-nous en pour l’heure aux principes en cause. Ils sont nombreux et essentiels.
Tout d’abord, le monopole de délivrance des diplômes constitue une garantie concrète
de l’égalité entre les étudiants d’une part, entre leurs professeurs d’autre part. C’est aux
mêmes critères, à la même aune, que l’autorité publique évalue la qualité des formations
universitaires. Cette règle d’égalité est aujourd’hui rompue puisqu’une simple habilitation par le Saint Siège, dont on comprend bien qu’elle peut être accordée sur des critères non
scientifiques, vaut reconnaissance par l’Etat de certains diplômes.
Ensuite, il convient de souligner que la colonne vertébrale laïque de notre enseignement supérieur garantit également l’égalité entre les religions elles-mêmes. Qu’adviendra-t-il
demain si d’autres autorités religieuses exigent, comme elles y seraient fondées, la
reconnaissance par la France de titres universitaires sur lesquels l’Etat serait privé de toute appréciation ? La faveur aujourd’hui accordée à la religion catholique fournit l’occasion de
rappeler à Nicolas Sarkozy quel’idée laïque n’est pas le plus petit dénominateur commun des influences religieuses mais un principe intransigeant, insusceptible de négociation, voire de
modernisation.
Mais le paradoxe est peut-être ailleurs : la rupture opérée par le décret du 19 avril dernier
porte atteinte à la liberté des institutions d’enseignement catholique elles-mêmes. Etre strictement laïque ne signifie pas être intégriste de la laïcité et, pour les radicaux (qu’on se rappelle
les controverses entre Clemenceau et Jaurès !), l’enseignement
peut n’être pas public. Il doit toutefois éclairer les consciences. Or en étendant l’accord aux enseignements profanes, la France a remis sous l’autorité canonique mais aussi
« scientifique » du Vatican des institutions qui s’accommodaient mieux du contrôle tolérant
de l’Etat que des injonctions vétilleuses de l’église catholique. Un seul exemple en convaincra : les cinq « cathos » françaises devront-elles demain traiter à parts « scientifiques » égales le
créationnisme et l’évolutionnisme ?
Allons, il est encore temps de reculer et de renoncer à ce funeste accord. Temps aussi
de dire aux autorités de l’Etat que, dans une République conséquente, la loi doit respecter la
foi, mais la foi ne doit pas dicter la loi.
Jean-Michel BAYLET
Président du Parti Radical de Gauche
LE FIL RADICAL N°3 EST PARU
Le cercle Radical du Pays Creillois a publié le troisième numéro de son bulletin d'informations "le FIL RADICAL".
Tiré à 3 000 exemplaires, les militants l'ont présenté à la presse locale mi juillet et le distribuent depuis fin aout sur les marchés de Nogent sur Oise, de Saint Leu d'Esserent,
de Montataire et de Creil. Nous avons adressé un exemplaire à tous les élus des communes du pays (CAC, Pierre Sud Oise et Laincourtois). Nous présenterons tous les articles sur ce
blog.
L'accueil des habitants est très positif : nous sommes félicités pour faire paraitre un bulletin de huit pages en dehors des périodes électorales pour faire connaitre nos opinions politiques
et rendre compte de nos mandats électifs. Certains articles engendrent des discussions et c'est tant mieux !
A notre connaisance le FIL RADICAL PAYS CREILLOIS est le premier bulletin politique de la grande agglomération creilloise, les autres partis publient des lettres communales, parfois des
journaux départementaux et souvent juste des tracts recto-verso sur un sujet. Nous avons pris le parti de mettre en commun nos réflexions et nos énergies afin de donner corps à l'idée de pays
creillois. Le numéro 4 est prévu pour octobre : à vos stylos...Nous sommes preneurs de contributions interessantes...
COUP DE CHAPEAU A CHRISTINE !
Les élus et militants Radicaux du Bassin Creillois tenaient à rendre un vibrant « Coup de Chapeau » à leur collègue clermontoise Christine BORDERIAS-SOLER pour son refus de voter l’augmentation de 20% des indemnités des élus proposée par le Maire de Clermont lors du conseil municipal du 4 juin dernier.
Christine, syndicaliste et conseillère prud’homale à Beauvais section Industrie, a manifesté son profond désarroi : « j’accompagne de plus en plus de personnes concernées par des plans de licenciements. Je ne peux pas comprendre, ni approuver cette augmentation de 20%. Dans une période où la population n’a même pas 1% d’augmentation de salaires, je ne me vois pas leur annoncer cette mesure ! » Christine a été suivie par une élue communiste et un élu de Lutte Ouvrière.