Pour la deuxième fois dans le mandat, le conseil municipal de Creil avait à formuler un avis sur l’extension de la plate forme pétrochimique de Villers Saint Paul ATOFINA qui s’appelle maintenant ARKEMA. Il y a dix huit mois il s’agissait de la création d’un atelier de formol,
aujourd’hui la demande concerne la création d’une activité de production de composants chimiques appelés QUATS, nécessitant la création de fosses de stockage, de mise en place d’un système de captation de vapeurs toxiques pour une production prévue de 8 000 tonnes par an d’ici trois ans. Les villes de Villers, Verneuil, Rieux et Creil sont concernées par les émanations et doivent se prononcer.
Je voudrai alerter les citoyens de notre gêne pour émettre un avis qui peut s’avérer lourd de conséquences pour notre environnement, voire plus si on garde en mémoire la tragédie d’AZF à Toulouse. La préfecture somme les communes dans un délai extrêmement court entre le 19 juin et le 19 juillet, ce qui nous interdit de réfléchir et de prendre des avis techniques complémentaires. Pire, alors que des services d’Etat compétents comme la DRIRE (direction régionale de l’industrie, de la recherche et de l’environnement) pourraient nous éclairer sur les inconvénients d’une production chimique, la préfecture réserve son avis après les délibérations des communes concernées. Enfin, il n’est nullement prévu que des crédits d’Etat soient ouverts pour commanditer une analyse indépendante à l’Inéris, spécialisé dans les risques industriels et installé dans le périmètre. Les élus se retrouvent seuls et sans outils pour de telle décision ce qui est complètement anormal et irresponsable.
Par ailleurs, la tragédie d’AZF Toulouse a montré la dangerosité de laisser se développer des usines chimiques au cœur des villes, je n’en suis pas à demander le démantèlement d’ATOFINA-ARKEMA mais je suis très réticent à le laisser se développer et s’étendre au bord de notre agglomération creilloise.
Inévitablement certains élus ont évoqué la création ou le maintien d’emplois mais , outre que cette création d’atelier de QUATS n’appelle pas de nouveaux recrutements, il est opportun de mettre en balance " créations d’emplois " et " risques pour l’environnement ". Je suis pour le développement économique et la création d’emplois mais pas à n’importe quel prix ! l’exigence environnementale et la préservation de notre cadre de vie voire de notre santé et celle de nos enfants sont des éléments importants à prendre aussi en compte.
Finalement le conseil municipal à l’unanimité a refusé de prendre un avis et a renvoyé le dossier au préfet. Je me félicite de cette décision de défiance qui marque une évolution de nombreux élus creillois. Pour l’atelier de formol, seuls les élus Radicaux et Verts avions
alerté le conseil municipal. Hier, les autres élus de Gauche ont suivi ce principe de précaution et les élus de l’UMP qui voulaient voter favorablement ont évolué au cours du débat et ont appliqué également le même principe de précaution. Tant mieux !
Nous devons maintenant obtenir du préfet un changement de procédure d’enquête publique pour que tous les citoyens puissent être informés de manière contradictoire et complète. La préservation de notre environnement est l’affaire de tous.
Eric Montes, conseiller délégué à l’environnement, espaces verts et voiries.
Tribune libre du groupe Radical de Gauche Creil Infos juillet 2006
photos du site Atofina à Villers Saint Paul
Je voudrai alerter les citoyens de notre gêne pour émettre un avis qui peut s’avérer lourd de conséquences pour notre environnement, voire plus si on garde en mémoire la tragédie d’AZF à Toulouse. La préfecture somme les communes dans un délai extrêmement court entre le 19 juin et le 19 juillet, ce qui nous interdit de réfléchir et de prendre des avis techniques complémentaires. Pire, alors que des services d’Etat compétents comme la DRIRE (direction régionale de l’industrie, de la recherche et de l’environnement) pourraient nous éclairer sur les inconvénients d’une production chimique, la préfecture réserve son avis après les délibérations des communes concernées. Enfin, il n’est nullement prévu que des crédits d’Etat soient ouverts pour commanditer une analyse indépendante à l’Inéris, spécialisé dans les risques industriels et installé dans le périmètre. Les élus se retrouvent seuls et sans outils pour de telle décision ce qui est complètement anormal et irresponsable.
Par ailleurs, la tragédie d’AZF Toulouse a montré la dangerosité de laisser se développer des usines chimiques au cœur des villes, je n’en suis pas à demander le démantèlement d’ATOFINA-ARKEMA mais je suis très réticent à le laisser se développer et s’étendre au bord de notre agglomération creilloise.
Inévitablement certains élus ont évoqué la création ou le maintien d’emplois mais , outre que cette création d’atelier de QUATS n’appelle pas de nouveaux recrutements, il est opportun de mettre en balance " créations d’emplois " et " risques pour l’environnement ". Je suis pour le développement économique et la création d’emplois mais pas à n’importe quel prix ! l’exigence environnementale et la préservation de notre cadre de vie voire de notre santé et celle de nos enfants sont des éléments importants à prendre aussi en compte.
Finalement le conseil municipal à l’unanimité a refusé de prendre un avis et a renvoyé le dossier au préfet. Je me félicite de cette décision de défiance qui marque une évolution de nombreux élus creillois. Pour l’atelier de formol, seuls les élus Radicaux et Verts avions
alerté le conseil municipal. Hier, les autres élus de Gauche ont suivi ce principe de précaution et les élus de l’UMP qui voulaient voter favorablement ont évolué au cours du débat et ont appliqué également le même principe de précaution. Tant mieux !
Nous devons maintenant obtenir du préfet un changement de procédure d’enquête publique pour que tous les citoyens puissent être informés de manière contradictoire et complète. La préservation de notre environnement est l’affaire de tous.
Eric Montes, conseiller délégué à l’environnement, espaces verts et voiries.
Tribune libre du groupe Radical de Gauche Creil Infos juillet 2006
photos du site Atofina à Villers Saint Paul


Déclaration


Sylvia PINEL,