A partir du 15 novembre et jusqu’à fin décembre, Azzedine Haffar, conseiller municipal de Decines (Rhône) et président de l’Association Nationale des Elus de Banlieue, va repartir sillonner les cités des grandes villes de France avec un seul message : « inscrivez vous sur les listes électorales ! ». L’opération, lancée en 2002, porte ses fruits. Les membres de l’Aneb réunissent à convaincre à chaque fin d’année des centaines de jeunes à s’inscrire sur les listes.
« Dans les seules banlieues lyonnaises, nous avons enregistré 2000 inscriptions de jeunes » se réjouit Azzedine qui distille depuis des années le même refrain : »si tu ne votes pas, tu n’existes pas ». Il n’hésite pas à parler de véritable « sursaut citoyen ». Un sursaut que les élus de banlieue doivent quand même souvent encourager. Leurs arguments sont bien affûtés : « vos parents, venus du Maghreb ou d’Afrique, n’ont jamais pu voter : c’est une injustice. Vous qui avez la nationalité française, profiter de cette chance. Beaucoup de pays d’où nous venons n’ont pas cette chance. » Et puis aussi : « Quand un élu de droite ou de gauche fait son travail, il faut le reconduire. Sinon, vous pouvez le sanctionner ».
Azzedine rend hommage au travail considérable fait sur les esprits par le film « indigènes » de Rachid Bouchared qui est devenu le film-culte des quartiers. « C’est un film qui aide à la citoyenneté. Quand les jeunes voient que leurs grands parents ont aimé bien plus la France qu’eux-mêmes. Ils sont amenés à se poser des questions. »
La prochaine campagne ? Azzedine n’est pas inquiet : »Je pense que les jeunes vont se mobiliser, mais ils attendent aussi que la diversité se traduise dans les candidatures. » Pour l’instant il est plutôt déçu : élu Radical de Gauche, il regrette profondément que Christiane Taubira n’ait pas eu l’investiture du PRG pour se présenter. « C’est elle qui pouvait porter la voix des sans-voix » estime t-il. Il regrette également qu’une poignée de circonscriptions et les plus difficiles soient réservées aux minorités. L’Aneb se tient prête à envoyer ses propres candidats estampillés « Diversité Républicaine » si elle n’est pas entendue par les partis politiques.
Paru dans le Parisien
Commentaires du cercle des Radicaux du Bassin Creillois : nous partageons la préoccupation et l'action de notre ami Azzedine et nous lui proposerons de faire étape dans l'agglomération avant le 31 décembre, et même si plusieurs centaines de jeunes se sont inscrits après les émeutes l'an passé, il y a encore beaucoup de nouveaux citoyens à convaincre d'exercer leurs droits civiques.


est intervenu longuement en rappelant que cette démarche se situait dans le droit fil des campagnes de Bernard Tapie et de la candidature de 2002. Très applaudi, il a exorté les Radicaux à croire en eux même et en leurs valeurs. Le radicalisme a changé et ne s'adresse plus seulement aux bourgades rurales du sud-ouest, au contraire il a retrouvé une modernité dans les territoires urbains qui subissent le délitement du lien social, le chomage de masse et l'effritement du service public.
Les associations creilloise de SOS RACISME et de LAICITE & REPUBLIQUE vous invitent à une soirée souvenir le MARDI 17 OCTOBRE 2006 au CENTRE GEORGES BRASSENS, rue Henri Dunant à Creil.
TAMBOUR BATTANT est un jeu de société dont le thème porte sur la


Sylvia PINEL,