Samedi 2 février il régnait une effervescence joyeuse et motivée devant les salles communales Charpentier et Baudrelot : tous les partis de Gauche s'étaient retrouvés pour présenter les colistiers de la liste "UNE VILLE POUR TOUS" menée par le conseiller municipal socialiste Jean François DARDENNE.

Des socialistes de toutes les générations à commencer par Pierre Dheilly, ancien conseiller général, jusqu'à la très jeune Bochra, animatrice du club de gymnastique. Les communistes toujours très sérieux autour de leurs élus municipaux, des Verts enthousiastes menés par leur porte parole Delphine Schwindenhammer . Les responsables et les élus de l'association locale CONCERTATION qui anime le débat public nogentais depuis douze ans. La surprise du jour était la présence inhabituelle de Roland Spirko, leader régional de LUTTE OUVRIERE, accompagné de sa candidate au look très "Arlette" puisqu'un accord avait été signé quelques jours plus tôt.

Les Radicaux de Gauche n'étaient pas en reste et même très entourés puisqu'ils ont misé sur la jeunesse, la féminité et la diversité en présentant quatre jeunes femmes de moins de trente ans et un solide cheminot de 38 ans au prénom annonçant les victoires : Zinedine.

Dans un esprit de grande complicité et devant une centaine de militants et sympathisants, Jean François DARDENNE a présenté ses 32 colistiers - seize femmes et seize hommes- de tous les quartiers, toutes les générations, toutes les catégories sociales avec une majorité de classes populaires. Le programme mis au point en commun sera présenté dans quinze jours..

Nous vous présentons nos candidat(e)s Radicaux:

 

 Zinedine DIB, 38 ans, agent commercial SNCF,

Bilmez DOGAN, 29 ans, caissière en superette,  militante de la maison Franco-Kurde     

Marie JO FURTADO, 26 ans, agent commercial, Miss Oise 2001        

   Mina KHOURSA, 28 ans , aide soignante hospitalière

Eve ALGUEMI, animatrice du cercle Radical nogentais, 42 ans

 

 Les membres du Cercle de Creil se présentent aux élections municipales des 9 et 16 mars prochain au sein d'une liste commune PS-PRG-CDC avec pour tête liste Jean Claude Villemain afin de porter haut et fort nos valeurs républicaines et humanistes pour plus de fraternité et de solidarité. Cette liste de rassemblement se retrouve autour d'un projet commun.

Ce projet alimenté par les contributions, réflexions et expériences des candidats de la liste "Creil l'audacieuse" souhaite relever les défis pour notre ville et répondre aux attentes de l'ensemble Creillois. Riche de ses diversités, notre liste saura donner un nouvel élan à notre ville pour réussir les challenges de demain.

Fidéle à ses valeurs de gauche, le PRG appelle tous les creillois à investir le débat démocratique à l'occasion de la campagne qui s'ouvre afin d'échanger sur le projet de la liste "Creil, L'audacieuse".

Vous retrouverez trés prochainement sur notre blog l'ensemble du projet et les actualités de campagne.

Voici les militants et sympathisants du PRG de la Liste "Creil, l'audacieuse":

 

 

Eric MONTES, 47 ans,Conseiller Régional, Conseiller Municipal Délégué à l'environnement, la voirie et la propreté urbaine

Directeur d'Hopital en disponibilité, Président du FC CREIL de 1999 à 2006. Président des 1001 Services de 2001 à 2004. Vice président de ATMO-PICARDIE sur la qualité de l'Air.

Habitant le quartier Gambetta-Gare (rive droite)

 

Shérazade BOUSSADA,30 ans  Assistante Commerciale, Habitante du quartier Rouher

 

Eddie BEAUBRUN, 35 ans, Chargé de mission Emploi/Formation , animateur du cercle Radical creillois, , responsable local et national d'association de lutte anti raciste, habitant la Pierre Taillée

 

Aïcha OYONO, 37 ans, assistante de vie, Habitante du quartier Cavées de Paris

 

Mustapha HOUARI, Infirmier, 26 ans, chanteur-compositeur du groupe de rap "Ma Version" Habitant du quartier du Moulin

 

 Marine BARBETTE, 22 ans, Monitrice éducatrice, Habitante du quartier Cavées de Senlis

 Tamadjan DIAKITE, 32 ans , Agent de Régulation Transports, Entraineur  de l'équipe première de l'AFC CREIL, Habitant quartier  du Moulin,

Faire du 19 mars la journée nationale du souvenir et du recueillement à la mémoire des victimes civiles et militaires de la Guerre d'Algérie

*Des Députés Radicaux de gauche et apparentés déposent une proposition de loi *« relative à la reconnaissance officielle de la date anniversaire du cessez-le-feu du 19 mars comme journée nationale du souvenir et du recueillement à la mémoire des victimes civiles et militaires de la Guerre d'Algérie et des combats du Maroc et de Tunisie »*.

La date actuelle du 5 décembre comme journée nationale, instaurée par décret en 2003 par le Président Jacques Chirac, n'en finit pas de susciter émoi et consternation au sein du monde combattant dans la mesure où elle n'a aucune valeur ni historique ni symbolique, et n'est sans aucun lien avec la Guerre d'Algérie.

Notre tradition républicaine veut qu'une date commémorative reprenne la date historique marquant la fin officielle des hostilités, comme c'est le cas pour les deux guerres mondiales avec les dates du 11 novembre 1918 et du 8 mai 1945.

 

Or, la date officielle du cessez-le-feu de la Guerre d'Algérie
correspond au 19 mars 1962*, soit le lendemain de la signature des Accords d'Evian.

*Notre travail de mémoire sur la Guerre d'Algérie, ses combats et ses victimes, passe par la commémoration et le recueillement à une date qui revêt un sens historique fort.*

C'est pourquoi, neuf Députés radicaux de gauche et apparentés
proposent d'instituer *la date du 19 mars comme journée nationale du recueillement et du souvenir* à la mémoire des victimes civiles et militaires de la Guerre d'Algérie.

*Listes des députés  signataires de la proposition de loi :

 

 Chantal ROBIN-RODRIGO, Paul GIACOBBI, Annick GIRARDIN, Joël GIRAUD, Dominique ORLIAC, Sylvia PINEL,  Christiane TAUBIRA, Chantal BERTHELOT et Jeanny MARC

 

Mes chers amis radicaux,

 

 

 

Une fois de plus, nous voici rassemblés, en cette fin d’été somptueuse pour clôturer les travaux de notre Université traditionnelle, et je veux bien sûr remercier toutes celles et ceux d’entre vous qui sont venus, parfois de fort loin, d’abord pour éprouver la joie de retrouvailles quasi familiales mais aussi et surtout pour examiner la situation, difficile disons-le, où se trouve la gauche française en cette rentrée politique et pour tenter de débroussailler l’avenir des radicaux, notre ligne d’horizon.

J’ai insisté évidemment sur nos invités politiques et j’ai entendu, ressenti et, pour partie, deviné vos réactions : « Nous y voilà ! Il attaque d’emblée sur les questions stratégiques et il les résume : le parti radical de gauche aurait le choix entre deux stratégies, celle du renforcement de son alliance avec le parti socialiste et celle de la réunification avec les valoisiens ». Telle serait notre alternative stratégique, et les deux options ont ici leurs partisans.

Eh bien non ! Je décevrai les uns et les autres. La stratégie d’un parti politique ce n’est pas de balancer entre des alliances, c'est-à-dire de s’en remettre toujours à un autre pour la définition de ce que l’on est. Je refuse, pour moi, ce choix ridiculement réducteur « Puisque vous êtes radicaux, soyez donc l’aile droite de la gauche ou l’aile gauche de la droite ! », c'est-à-dire le centre dans des institutions où il n’y a pas de centre.

 

 

La stratégie du parti radical de gauche, c’est bien plus et bien mieux :

 C’est d’abord de dire quelle est notre utilité publique, quelles sont les attentes sociales auxquelles nous sommes en mesure de répondre. C’est ensuite de nous donner les moyens d’apporter ces réponses, en approfondissant notre travail conceptuel, en remettant en cause les doctrines, en modernisant – je vais dire un gros mot que l’époque n’aime guère – en modernisant notre idéologie.

 

C’est enfin, mais à la fin seulement, de dire clairement par quelles alliances politiques nous allons faire entrer nos idées rénovées dans le champ de la réalité. Comprenez-moi bien, je ne surestime pas, en l’état actuel de nos forces et dans le contexte de la bipolarisation, la question des alliances, surtout à six mois des rendez-vous électoraux qui concernent le plus nos concitoyens dans leur vie quotidienne, échéances municipales et cantonales. Je veux dire que les alliances sont un moyen au service de l’essentiel et que l’essentiel, pour un parti politique, c’est d’exister de façon libre pour être utile au pays. Et pour exister la première condition c’est de le vouloir. Vous me direz : « C’est une évidence ». Eh bien non, là encore ! Ce n’est pas évident. Quand certains de mes prédécesseurs – et j’ai bien dû utiliser cette expression quand elle avait cours – disaient que le parti radical incarnait « le centre-gauche », ils disaient par là, même involontairement, que notre parti était immuablement à la droite du parti socialiste, ce qui était bien la position que nous avait assignée l’union de la gauche en 1972. Mais quand on la considère aujourd’hui, trente-cinq ans plus tard, on voit que cette équation entre le radicalisme et le prétendu « centre-gauche » a trois conséquences mécaniques :

D’abord, nous nous en remettons à d’autres de dire où et qui nous sommes. Les radicaux n’auraient plus la liberté de dire : « Nous sommes la gauche moderne, la gauche de la laïcité républicaine, la gauche du fédéralisme européen, la gauche populaire attendue, espérée par les nouveaux citoyens ». Non, ils seraient dans l’espace politique, et dans celui-là seulement, laissé sur sa droite par la dilatation ou la rétraction socialiste. Je ne permets pas, moi, qu’on m’intime de ma placer là où l’on veut que je sois.

Deuxième conséquence, notre espace vital dépendrait du positionnement des socialistes eux-mêmes : nous serions à leur droite quelles que puissent être leurs dérives centristes. Pour le dire tout à fait clairement je me pose une question : comment peut-on être, hier, à la droite de Michel ROCARD ou, aujourd’hui, à la droite de Dominique STRAUSSKAHN et être encore à gauche ? Vous le voyez bien, le centre-gauche n’existe pas.

Et d’ailleurs nos amis socialistes nous menacent sans trop de précautions d’organiser notre disparition. C’est la troisième conséquence de ce positionnement de centre-gauche. Quand le parti socialiste, certains de ses dirigeants au moins, envisage, comme solutions à ses problèmes actuels pourtant autrement plus graves, de passer alliance avec François BAYROU et son… Modem (… pour Mouvement Démocrate), avec un authentique homme de droite qui deviendrait donc « le nouveau centre-gauche », comme il y a « un nouveau centre-droit », que deviennent les radicaux ? Rien. A la trappe ! Archivé, le radicalisme ? Non, non, et non, l’existence des radicaux de gauche ne dépendra pas du recentrage panique du parti socialiste !

J’illustrerai cette question en me référant à un autre de mes prédécesseurs, et Roger-Gérard SCHWARTZENBERG ne m’en voudra pas de le citer. Il avait coutume de dire que la fonction de notre MRG était, au début des années 80, de « déplacer les poteaux frontière de la majorité ». Fort bien. Nous étions donc les gardiens des frontières de la gauche, chargés de surcroît des escarmouches en terrain ennemi. C’est une fonction très exposée, car si l’on veut bien considérer que la politique est une forme de guerre par des moyens civils, conception que la réforme de 1962 a renforcée, on constatera une évidence que le militaire le plus obtus parviendrait à intégrer : dès les premiers combats, ceux qui gardent les frontières sont précisément les premiers tués. Pas pour moi, pas pour nous ! Les radicaux ne seront pas les victimes des stratégies des autres.

Je veux surtout desserrer le dilemme dans lequel on voudrait aujourd’hui nous enfermer en montrant la vacuité des deux voies entre quoi le commentaire médiatique et, parfois, les sommations des radicaux eux-mêmes nous somment de choisir : nous serions les marionnettes potentielles de la politique d’ouverture du Président de la République ou alors nous serions éternellement vassalisés par le parti socialiste et gestionnaires, gardiens du musée en quelque sorte, d’un radicalisme peau de chagrin.

 

 

 

 

 

A tout seigneur tout honneur, voyons d’abord ce qu’il en est de la politique dite d’ouverture conduite par Nicolas SARKOZY.

Je serai très franc avec vous. Pour ma part, je pense le plus grand bien de l’ouverture politique par définition. Je vous ai même écrit à tous – que n’ai-je entendu à ce propos ! – qu’elle me paraissait être dans la nature même de l’élection présidentielle, comme sa suite institutionnelle logique.

Et je vous invite à méditer les phrases suivantes. « Le problème est maintenant de savoir comment cette « ouverture » a des idées nouvelles va pouvoir, pratiquement, être réalisée. La question est d’abord posée à la majorité.

 

Si même on n’exige pas d’elle un reniement des buts en vue desquels elle a été élue, elle aura à accomplir un singulier virage pour s’associer au programme tout différent exposé au cours de la campagne présidentielle par le nouveau chef de l’Etat. Cependant, cette discipline imposée apparaîtra vite comme en contradiction avec l’élargissement des droits du Parlement qu’annonce précisément « l’ouverture ».

A côté de ce problème d’ordre moral posé à la majorité et qui sera résolu par les accommodements prévisibles, reste une autre donnée : le comportement de l’opposition.

A mon sens, l’opposition devra, elle aussi, faire preuve d’ouverture. Elle commettrait une erreur si, animée d’un scepticisme de principe devant les changements annoncés, elle prenait une attitude cabrée d’avance à l’égard du nouveau gouvernement. L’un des enseignements les plus encourageants de la récente campagne présidentielle est d’avoir vu le Président être obligé, pour être élu, d’adopter des conceptions de l’opposition. Dès lors, loin d’empêcher l’évolution promise, il faut au contraire la favoriser et réserver les critiques pour le cas où l’insécurité des convictions aujourd’hui affichées se révèlerait. Ces phrases, vous l’aurez peut-être deviné, ne sont pas les miennes. Je les ai extraites d’un article publié dans le bulletin du parti radical socialiste, en juin 1969, par Pierre de FELICE, longtemps Sénateur du Loiret, trois fois ministre, et qui était le père de notre amie Hélène de FELICE qui nous a quittés récemment et dont je suis ému de saluer ici la mémoire. J’ai cité le texte de Pierre de FELICE car il reflète exactement la conception qu’un démocrate doit avoir de l’ouverture : laissons la majorité se débrouiller des contradictions qu’elle provoque inévitablement, laissons en somme Bernard KOUCHNER discuter avec M. HORTEFEUX ou M. DEVEDJIAN, et, pour nous, jugeons sur pièces, sans a priori, pour évaluer la sincérité du nouveau discours présidentiel.

Lors de mes rencontres avec le Président de la République , j’ai noté, je vous l’ai déjà dit un certain nombre de convergences. Nous pensons comme lui que les institutions doivent être réformées mais, je vais encore emprunter à Roger-Gérard, régime présidentiel ne signifie pas « monocratie » ; cela signifie tout au contraire renforcement de l’autonomie législative du Parlement. Nous estimons nous aussi que la Construction européenne doit être relancée d’urgence et que la procédure référendaire n’était pas appropriée, mais nous attendons bien plus que la relance à minima annoncée par le projet de traité modificatif. Nous jugeons nous aussi que l’ensemble de notre système de sécurité sociale doit être repensé pour répondre aux défis de la réalité et non pour réciter un quelconque catéchisme de la solidarité posée en principe et niée dans les faits ; mais nous estimons également qu’abandonner certains dogmes – d’ailleurs presque équitablement révérés par la gauche et par la droite, je pense au sacro-saint principe de la répartition comme seule source de financement des retraites – ne signifie pas enterrer les idées, certes très anciennes pour les radicaux mais spécialement modernes aujourd’hui, de solidarisme et de mutualité.

 

Car j’ai également exposé à Nicolas SARKOZY, avec franchise et clarté, les sérieuses divergences que nous avons par rapport à ses premières mesures qui sont, pour certaines à cent lieues d’une véritable ouverture. La priorité à la répression en matière de sécurité peut répondre à l’attente de nos concitoyens – Ségolène ROYAL l’avait compris elle aussi – mais elle ne réglera rien. La véritable réponse à l’insécurité, c’est la sécurité pour tous : sécurité de l’emploi, sécurité du logement, sécurité de l’éducation ou de la santé, sécurité des retraites. Ce n’est pas le laxisme des juges qui crée la délinquance, c’est la précarité, c’est l’inégalité, c’est le désaveu quotidien des principes républicains.

Autre divergence, et de taille, celle que nous avons devant la nouvelle politique fiscale et l’exaltation presque candide par la Ministre de l’Economie, des droits de « l’argent roi ». Mme LAGARDE se prosterne devant le veau d’or : « enrichissez-vous ». Laissons la faire. Mieux vaut être héritier de Léon BOURGEOIS que de M. GUIZOT. Au contraire de cette nouvelle politique nous pensons que c’est l’impôt, mais– l’impôt pour tous, direct et progressif (fiscalisons donc, par exemple, le financement de la Sécurité Sociale …) qui garantit l’égalité en droits des citoyens, laquelle est concrétisée par un égal accès à tous les services publics.

Je n’ai pris que ces deux exemples, j’aurais pu en prendre d’autres. Nos divergences sont réelles. Pour le reste, comme Pierre de FELICE, j’attends de voir. J’attends honnêtement, sincèrement, et s’il advient que je constate de réels progrès sociaux, une véritable politique d’ouverture, j’approuverai en votre nom sans aucun état d’âme.

J’entends bien que, lorsqu’on me sollicite à propos de l’ouverture, on ne pense pas à ces questions de fond. On parle de tactique. « Alors, répondez-nous ! Oui ou non, les radicaux de gauche sont-ils prêts à rallier la majorité ? Oui ou non êtes-vous décidés à entrer au gouvernement ? » Et on a beau répondre très clairement « non » on a toujours des journalistes, ou quelque socialiste, ou admettons les quelques radicaux pour traduire à la manière des bonnes vieilles plaisanteries sexistes du bon vieux temps : « Une fille qui dit non, c’est une fille qui dit peut-être, et une fille qui dit peut être, c’est une fille qui dit oui ». Pourquoi, me direz-vous, cette curieuse interprétation de notre position ? C’est que du seul point de vue tactique, la politique d’ouverture dirigée par le Président de la République vers des personnalités isolées – ou qu’il parvient à isoler – réussit à merveille.

 

On raconte que, dans leurs affrontements en Asie Mineure, les Grecs avaient pris l’habitude de laisser près des points d’eau, à l’intention de certains chefs perses, des messages d’amitié si grossièrement cryptés qu’ils étaient facilement décodés comme des signes d’alliance adressés à des transfuges. Le but était de semer la zizanie dans le camp adverse. Le stratagème a parfaitement fonctionné, si l’on en juge au résultat. Je parle bien sûr de la défaite des Perses et pas de l’état actuel du parti socialiste… Je ne crois pas, je le répète qu’une politique d’ouverture puisse se juger au nombre de ralliements même s’il commence à être impressionnant. Et je rappelle aux donneurs de leçons, qu’ils soient socialistes ou radicaux, que je vois beaucoup de socialistes dans la gibecière du chasseur mais que je n’y vois pas de radicaux.

Mais puisque je parle des radicaux en termes génériques, je veux dire un mot aussi de mes contacts avec nos amis valoisiens. Et je le dis, là encore, avec le souci de la clarification. Pas plus que je ne crois à l’ouverture par le mouvement de quelques individus, je ne crois pas que l’ouverture se fasse par des « bricolages » organiques entre partis politiques de la majorité et de l’opposition. Quand je propose aux radicaux valoisiens – et je suis heureux qu’ils en acceptent le principe – de dialoguer sur des thèmes de fond, l’écho médiatique me répond « réunification ». Etrange, non ?

Que croyez-vous qu’attendent les citoyens de ce pays ? Une réponse à leurs préoccupations quotidiennes et aux interpellations de la mondialisation ? Ou un nouveau Cercle Edouard HERRIOT où j’irais dîner avec André ROSSINOT et Jean-Louis BORLOO ? Soyons sérieux.

 

 

J’ai proposé aux responsables valoisiens, et je le redit publiquement ici, de réunir, peut-être dès novembre prochain, une convention, ouverte à tous les non radicaux intéressés, de gauche ou de droite, sur trois thèmes précis : la laïcité aujourd’hui, l’Europe en perspective fédérale, et enfin le développement durable. J’ai proposé de dialoguer, tout simplement, quel crime ! Et j’aggrave mon cas. Si ce dialogue s’avérait fécond, il n’y aurait aucune raison de ne pas le renouveler ni de ne pas l’étendre à d’autres sujets : institutions, école républicaine, politique urbaine, aide au développement, etc. Et si les radicaux de gauche avaient la moindre hésitation sur ce dialogue républicain, sur son principe ou sur ses modalités, je soumettrais l’un et les autres immédiatement à l’évaluation de nos instances politiques en leur demandant si, oui ou non, cette ouverture de fond est conforme à la ligne constamment approuvée par nos Congrès de l’indépendance à gauche.

Car un des grands mérites de ce dialogue – et même, je l’assume, des procès d’intention que l’on me fait, comme si je soupçonnais François HOLLANDE de préparer son ralliement au parti communiste parce qu’il va à la fête de l’Humanité – est de desserrer un peu l’alliance étouffante et sans conditions que voudrait nous imposer le parti socialiste. On mourrait facilement d être embrassé avec autant d’affection et aussi peu de considération…

Je vous le répète, et je demande aux plus sceptiques de considérer au moins ce propos dans une appréciation tactique, l’alliance que nous avons avec le parti socialiste ne sera jamais rééquilibrée si elle se trouve, du fait de notre consentement quasi culturel au moins de notre inertie, dépourvue de toute alternative. Je veux bien, et je l’ai dit là aussi publiquement, discuter avec le parti socialiste mais le parti socialiste ne discute pas, il dicte.

Puisque j’égrène les propos de mes prédécesseurs, Jean-François HORY avait une formule que j’aimais assez : « On pourra compter sur les radicaux si l’on compte avec eux ». Où voyez-vous que l’on compte avec les radicaux ? Où avez-vous entendu que, malgré votre formidable mobilisation dans la campagne présidentielle, les socialistes vous aient remerciés ? Où avez-vous noté que nous ayons été pris en compte lors des élections européennes ? Où constatez-vous que le parti socialiste ait invité ses partenaires à participer à une préparation élargie de son futur congrès qui doit faire, comme en 1995, comme en 2002, l’analyse sans cesse reportée des causes de la défaite électorale pour une rénovation incantatoire présentée comme la bonne nouvelle des sombres soirs qui annoncent, je cite, « d’autres victoires » ? Qu’on ne se méprenne pas, Ségolène ROYAL n’est pas ici en cause qui a fait, avec les moyens dont elle disposait, une belle campagne et a eu au moins le mérite de casser, sur la sécurité, l’identité nationale, l’école ou les trente-cinq heures par exemple, quelques tabous de la gauche.

Mais pour gagner l’élection présidentielle, il faut trois conditions : énoncer une doctrine claire en phase avec l’attente civique ; avoir un parti uni autour de cette doctrine et d’un leader incontesté ; démontrer, à partir de cette base, sa capacité à rassembler en s’élargissant.

 

 

 

 

Mon constat sera cruel : le parti socialiste ne remplissait – et ne remplit toujours aucune de ces conditions.

Sur la doctrine, je prendrai un seul exemple : l’Europe. On peut-être, au parti socialiste, europtimiste comme Dominique STRAUSS-KAHN ou eurosceptique comme Jean-Luc MELENCHON. On peut même être successivement l’un puis l’autre comme Laurent FABIUS. Comment voulez-vous que les citoyens adhèrent à un tel embrouillamini ? Et puisque je parle de Dominique STRAUSS-KAHN, je vous invite à méditer sur l’inanité du projet social démocrate qu’on nous présentait voilà peu, au moins jusqu’au 16 novembre dernier, comme la panacée. Autour d’une vision rénovée du socialisme – datant quant même du congrès de Bas-Godesberg, c'est-à-dire d’une cinquantaine d’années – on allait rassembler toute la gauche, d’Olivier BESANCENOT à… François BAYROU ! … J’ai déjà analysé devant vous les raisons pour lesquelles la social-démocratie à la sauce de l’Europe du Nord n’était pas transposable à notre pays : faiblesse en effectifs des partis politiques et des syndicats ouvriers, culture de l’indépendance syndicale depuis le congrès d’Amiens, absence de tradition, de consensus politique permettant le recours à la proportionnelle et donc, le cas échéant, à de grandes coalitions. Je n’y insiste pas. Pas plus que je n’insiste sur l’étrange paradoxe qui a fait de la social-démocratie, matrice historique et idéologique du collectivisme, une posture « moderne » qui consiste à être à gauche en conduisant une politique de droite. Passons. Mais si vous étiez encore tentés par l’ouverture social-démocrate, je vous invite à considérer le parcours étonnant d’un « rassembleur » de la gauche qui se fait délivrer, au moment de son imminente nomination à la tête du FMI, des brevets d’orthodoxie libérale unanimes par les économistes du monde entier. Où est donc passée la doctrine socialiste ?

Sur l’unité d’un parti autour d’un leader incontesté, je n’aurai pas non plus à insister. N’est pas François MITTERRAND qui veut… Mais chut… Le parti socialiste prépare son congrès. Nicolas SARKOZY mène une guerre de mouvement, l’urgence sociale nous interpelle, le pays attend. Que font les socialistes ? Ils préparent leur congrès. Interminablement. Au moins pourrait-on s’en réjouir si le congrès était, comme il devrait l’être, le creuset d’où sortiraient un parti uni autour d’une doctrine moderne, direction et programme publiquement approuvés par une assemblée de citoyens libres de leur choix. Mais les statuts et la culture actuelle du parti socialiste nous laissent craindre tout autre chose. Motions de comptage, alliances de couloirs, surprises et ralliements de dernière minute, toutes les recettes des précédents congrès seront mobilisées pour parvenir au véritable objectif : peser au trébuchet les influences internes de façon à être bien sûr de refaire une fois de plus la bataille d’Alésia du côté des Gaulois. Division des tribus et tactique de la terre brûlée donneront éternellement le même résultat : la défaite est assurée mais plus gros sera le tas de décombres, plus grands seront les espoirs de reconstruction. Vive donc la rénovation !

Quant à la capacité de rassemblement, je redis ici avec l’humilité qui doit être celle du Président d’un petit parti – si grandes que puissent être nos espérances – que le parti socialiste, qui en a la responsabilité par sa taille relative, n’en montre aucune volonté. Nous ne nous intéressons guère, excuse-moi, cher Arnaud, à l’affrontement très aléatoire entre « les jeunes lions » et « les vieux éléphants ». Nous voulons savoir sur quelles bases politiques claires peut s’opérer un vaste rassemblement qui se nourrirait d’abord de respect mutuel. Est-on prêt, du côté socialiste, à considérer les propositions pragmatiques de ses alliés ? Est-on déterminé à désigner enfin les candidats communs par une procédure commune ? Est-on décidé à énoncer une ligne stratégique entre une construction confédérale ou un vaste parti réformiste qui engloberait toutes les sensibilités de la gauche de gouvernement ? Est-on bien sûr, en somme, de vouloir jouer pour gagner et non pour perdre en des défaites qui seraient autant de promesses d’hypothétiques victoires à venir ?

Toutes ces questions sont posées à nos amis socialistes. Nous sommes alliés, c’est vrai, mais j’ai déjà eu à regretter que cette alliance exclusive soit devenue, pour les radicaux, plus qu’une culture, une seconde nature.

Comme je l’ai dit aux radicaux valoisiens, je dis à mes amis socialistes qu’il ne suffit pas de réunir d’énièmes assises de la gauche, un sempiternel sommet de la gauche, pour redonner espoir au pays.

Non, mes amis valoisiens, non mes amis socialistes, les Français n’attendent pas de nous un meccano électoral mais un véritable effort doctrinal. Serons-nous enfin capables de regarder le monde tel qu’il est et d’y appliquer nos idées pour faire progresser la liberté, la justice et la paix !

Et je vous le dis, mes amis, nous sommes capables, la gauche est capable de faire lever à nouveau les espoirs de la France. Nous le pouvons si nous acceptons de délaisser nos dogmes vieillis, nos clivages dépassés, nos habitudes des combats de tranchées pour aller au devant des exigences du temps.

La première exigence contient toutes les autres. L’urgence est de recréer le lien civique, de produire de la citoyenneté. Aujourd’hui les Français sont des contribuables, des usagers, des consommateurs, des ayants droit, des assujettis, des prestataires, des protestataires, des spectateurs, et surtout des téléspectateurs, des titulaires, des précaires, des profiteurs, des exploités, des catégories, des corporations ; ils sont tout, sauf des citoyens, car on leur a proposé le pire des marchés que puisse accepter un homme libre : on a confisqué leur vraie liberté en prenant en charge presque toutes leurs responsabilités. Qu’on parle de la crise des élites ou du désintérêt pour la chose publique, qu’on parle de populisme ou de néo-monarchisme c’est le même phénomène qui se laisse voir : le lien de citoyenneté par quoi chaque individu libre et responsable est aussi important que la communauté à laquelle il appartient, ce lien précieux est en train de se déliter sous nos yeux. Les plus puissants profitent sans vergogne d’une puissance chaque jour accrue. Les classes moyennes ne se mobilisent que pour la défense d’intérêts catégoriels. Les plus faibles redoutent la précarité quand ils n’y sont pas déjà condamnés. Et aux marges de notre société, des millions de laissés pour compte, souvent jeunes, souvent d’origines ethniques bigarrées, souvent parqués dans des ghettos, comme ces camps de mercenaires que l’égoïste prospérité carthaginoise refusait de payer, des millions de Français donc regardent la société comme leur ennemie et le bien public comme une proie.

Pouvons-nous, avons-nous le droit, de tolérer cette situation, nous les radicaux en premier lieu ? Et je rappelle aux plus anciens que le radicalisme n’est pas, à la manière de la IVème République , une espèce de centrisme tactique à toute épreuve, un opportunisme inoxydable. Je dis aux plus jeunes aussi que le radicalisme n’a pas du tout le sens que le mot porte chez les Anglais ou les Américains, une sorte de libertarisme sans limites, un goût immodéré de l’excès en tout ; le radicalisme ne se confond pas avec la radicalité. C’est, comme l’étymologie le suggère, cette passion politique d’aller à la racine des problèmes sociaux pour améliorer la vie avec nos méthodes propres qui sont la raison discursive, le doute méthodique, la tolérance dans l’action et la laïcité stricte appliquée à toute chose publique. Tel est le radicalisme et il a aujourd’hui de grandes actions politiques à conduire, de celles qui assignent un horizon militant à toute une génération, de celles qui font rêver qu’on peut en effet changer la vie.

J’en prendrai trois exemples, je pourrais en prendre cent si votre temps ne m’était pas aussi précieux. En tout premier lieu –et c’est la question cruciale que j’ai évoquée de la citoyenneté– il faut inventer des rapports nouveaux entre l’individu et la collectivité. Je sais d’ailleurs que « les jeunes lions » socialistes y réfléchissent beaucoup. Notre époque est marquée par une contradiction que certains jugent indépassable car ils n’ont pas su la dépasser. D’un côté, le consumérisme, la publicité, l’esprit de compétition et l’exaltation du profit matériel ont produit un individualisme sans précédent dans nos sociétés urbaines privées des repères communautaires que fournissait autrefois la vie du monde rural. De l’autre, jamais l’exigence de solidarité des mêmes individus n’a été aussi élevée, comme si la vie en société était un simple droit de tirage. La dérive consommatrice de notre système de sécurité sociale est sans doute le meilleur exemple de cette contradiction mais la fiscalité en est une autre illustration. Est-ce d’ailleurs un problème très différent ? Dans un étonnant système de distribution où chacun devrait boire toujours plus, nul ne s’inquiète du tarissement de la source, redoutable problème d’écologie sociale utopique. Moins d’impôts, moins de cotisations et toujours plus de prestations, y compris pour ceux qui n’en ont nul besoin. On a même vu le parti communiste combattre, il y a peu, le projet de mettre les allocations familiales sous plafond de ressources ! Ayons le courage de le dire, soixante ans après sa naissance, c’est notre système entier de sécurité sociale qu’il faut réinventer en privilégiant les deux principes directeurs de solidarité et de responsabilité. Quand la droite orthodoxe nous propose son libéralisme sans principes qui est une caricature de la liberté, quand la gauche dogmatique déploie son discours qui privilégie toujours la collectivité, nous répondons que le radicalisme est la gauche moderne, la gauche de l’individu libre, responsable et solidaire, celle qui préfère la justice à l’égalité et, pour le progrès social, l’élitisme républicain à la lutte des classes. Sur ces lignes de force, commençons donc par réformer la sécurité sociale.

Deuxième exemple – vous allez dire que c’est une marotte – je veux vous reparler de l’Europe. La construction de l’Europe fédérale continentale est peut être pour nos générations le seul grand mythe disponible parmi ces grandes et belles histoires que les sociétés politiques doivent se raconter si elles veulent se transcender. Croyez-vous que nos concitoyens ont vraiment refusé l’Europe en mai 2005 ? Pas du tout. Ils ont rejeté la prolifération sournoise d’une Europe abstraite, juridique, lointaine mais tatillonne, opaque et bureaucratique mais omnipotente ; ils ont refusé une Europe des bureaux européens, une Banque Centrale Européenne indépendante et accrochée à ses dogmes, une Europe plus soucieuse des critères de convergence monétaire que du maintien de l’emploi. L’Europe aujourd’hui n’est que l’esquisse d’un squelette institutionnel, redoutable monstre qui n’aurait pas de muscles, pas de nerfs, pas de sang, bref pas de chaleur ni de vie. L’Europe que les Français ont refusée c’est celle qui repose sur le triste trépied Acte-Unique-Maastricht-Nice. Le traité modificatif va nous aider peut être à dépasser ce stade. Ce sera un maigre progrès.

Quand on veut changer de monde, il ne faut pas hésiter à parler de révolution.

Où sont les peuples européens assemblés ? Où sont leurs cahiers de doléances ? Où sont les Etats Généraux ? Où est l’Assemblée Constituante ? Où sont ces pouvoirs légitimes qui diraient que de grands services publics européens sont préférables à la sacralisation de la concurrence et du libre marché, qui décideraient qu’un nouvel impôt direct européen concrétiserait le principe de responsabilité politique, qui seraient capables, au sein de l’OMC, d’imposer des clauses démocratiques, sociales et environnementales à une mondialisation sans foi ni loi ? Où sont-ils ? Nous ne les voyons nulle part mais ne désespérons pas de les trouver.

Ceci m’amène à mon troisième exemple, l’aide au développement. J’entends dire que la jeunesse française serait désabusée, amère, démobilisée, sans perspectives et souvent sans emploi. J’entends quelquefois les plus vieux, dans nos campagnes, bougonner à propos de ces jeunes : « Il leur faudrait une bonne guerre… ». Et bien oui, il y a une guerre à mener, une guerre contre la faim, une guerre contre la misère, une guerre contre l’inégalité universelle, et s’il le faut, au nom du droit d’ingérence démocratique qui est plus que de l’humanitaire, une guerre contre la guerre.

Quoi ! Les jeunes de ce pays, et avec eux toute la jeunesse européenne, seraient désoeuvrés, découragés, douteraient de l’engagement politique ? Est-il préférable de multiplier les stages « bidon », les emplois TUC en TOC, les situations de chômage déguisé ou de financer la formation d’une armée de volontaires civils du co-développement ? N’est-il pas possible de retrouver l’esprit pionner de la France rayonnante, de l’Europe de la Renaissance , du Siècle des lumières ensuite, pour dire « Oui nous avons encore beaucoup à donner au monde. Oui, nous voulons oeuvrer concrètement au projet d’une République universelle. Oui, les plus démunis peuvent compter sur nous car il n’est qu’une vérité qui compte, celle de l’unité fondamentale de la condition humaine ! »

Travaillons donc, mes amis, à ces grands projets et à tous ceux que votre imagination – sans limites parce que c’est le propre de la pensée politique de ne jamais borner le rêve, de graver les utopies dans le marbre rétif de la réalité – que votre imagination saura concevoir.

Et si nous oeuvrons à redonner ainsi le goût de la politique à nos concitoyens, elles nous paraîtront bien loin et bien dérisoires les spéculations tactiques dont le microcosme se nourrit aujourd’hui faute de mieux. L’Histoire parce qu’elle est tragique, a produit d’incroyables violences ; elle a généré aussi des géants politiques. Parce que l’histoire militaire s’est heureusement apaisée, au moins sur notre continent, nous devrions être gouvernés par des comptables, par des conjoncturistes, disons-le par des nains ?

Allons donc, les plus grands défis sont devant nous. Et je me moque, pour ma part, de savoir avec qui nous allons les relever. Si Arnaud MONTEBOURG veut faire un bout de chemin vers l’horizon d’une Europe fédérale, qu’il soit le bienvenu. Si Jean-louis BORLOO veut lutter vraiment pour un monde équitable, je travaillerai avec lui aussi. Et de grand coeur !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

On a dit, avec des délices de gourmet du Paris politique, que les lignes étaient en train de bouger. C’est vrai. Mais elles bougent parce que le monde change, pas parce qu’il faudrait nouer de nouvelles alliances minuscules. Ce monde nouveau a besoin des radicaux, besoin de vous. Je suis sûr que vous ne décevrez pas cette attente. Avec tous ceux qui le voudront nous referons demain le rêve éveillé que faisait Martin LUTHER KING. Parce que rien d’humain ne vous est étranger, le monde vous appartient.

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  • : 08/04/2006
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Actualités Radicales

Lancement de l’Association des Jeunes Elus de France

 

Le 12 octobre 2009, l’association des Jeunes élus de France (AJEF) a tenu sa première conférence de presse à Paris. L’AJEF est la première association qui fédère les jeunes élus issus de tous les principaux partis politiques français, et de toutes les régions.

en photo notre ami Guillaume Bonnet maire adjoint PRG d'Amiens , membre fondateur 

En complément et en résonance de l’activité propre des partis, cette association a vocation à promouvoir l’engagement des jeunes, faire émerger de nouveaux talents et réconcilier une génération avec l’action publique ; être un lieu d’échange, de dialogue et d’expérimentation au-delà des attaches partisanes ; être le fer de lance d’un renouveau dans la pratique politique.

 

L’AJEF appelle tous les jeunes élus à rejoindre cet élan, pour développer ensemble une approche authentique et moderne de l’action politique, fondée sur les convictions, les compétences et l’indépendance.

Liste des membres fondateurs présents à la conférence de presse

·         Président de l’association : Pierre-Adrien BABEAU, Adjoint au Maire de Neuilly-sur-Seine, UMP, 27 ans.

·         Vice Présidente de l’association : Camille PLET, Conseillère municipale déléguée de Grenoble, MODEM, 25 ans.

·         Vice Président de l’association : Edgar MINIMBU, Conseiller municipal délégué d’Aubervilliers, PS, 28 ans.

·         Guillaume BONNET, Adjoint au Maire d’Amiens, PRG, 29 ans

·         Anissa ACHARKI, Adjoint au Maire d’Angoulême, Divers gauche, 26 ans.

·         Ian BROSSAT, Conseiller de Paris, élu du 18ième arrondissement, PCF, 29 ans.

·         Julien SAGE, Adjoint au Maire de Nanterre, Les Verts, 29 ans.

·         Emmanuelle BECKER, Conseillère de Paris, élue du 13ième arrondissement, PCF, 26 ans.

·         Jérôme MARCHAND-ARVIER, Adjoint au Maire de Nancy, UMP, 27 ans.

·         Hélène DELILLE, Adjoint au Maire de Paris 18ième, Les Verts, 24 ans.

·         Tumasgiu d’ORAZIO, Conseiller municipal délégué d’Ajaccio, Divers gauche, 22 ans.

·         Arnaud JAULIN, Conseiller municipal de La Rochelle, MODEM, 30 ans.

·         Fanny BRULEBOIS, Conseillère municipale de Morzine-Avoriaz, Divers droite, 24 ans.

·         Neila HAMADACHE, Conseillère municipale déléguée de Clichy la Garenne, Les Verts, 28 ans. 

En savoir plus : www.jeunes-elus.fr/

LE FIL RADICAL N°3  EST PARU   

Le cercle Radical du Pays Creillois a publié le troisième numéro  de son bulletin d'informations "le FIL RADICAL".
Tiré à 3 000 exemplaires, les militants l'ont présenté à la presse locale mi juillet et le  distribuent depuis fin aout sur les marchés de Nogent sur Oise, de Saint Leu d'Esserent, de Montataire et de Creil.  Nous avons adressé un exemplaire à tous les élus des communes du pays (CAC, Pierre Sud Oise et Laincourtois). Nous présenterons tous les articles sur ce blog.
L'accueil des habitants est très positif : nous sommes félicités pour faire paraitre un bulletin de huit pages en dehors des périodes électorales pour faire connaitre nos opinions politiques et rendre compte de nos mandats électifs. Certains articles engendrent des discussions et c'est tant mieux !
A notre connaisance le FIL RADICAL  PAYS CREILLOIS est le premier bulletin politique de la grande agglomération creilloise, les autres partis publient des lettres communales, parfois des journaux départementaux et souvent juste des tracts recto-verso sur un sujet. Nous avons pris le parti de mettre en commun nos réflexions et nos énergies afin de donner corps à l'idée de pays creillois. Le numéro 4 est prévu pour octobre : à vos stylos...Nous sommes preneurs de contributions interessantes...

Parlementaires Radicaux

Sylvia PINEL, Député PRG de Tarn-et-Garonne, est intervenue en séance, jeudi 15 octobre, dans le cadre de la proposition de résolution estimant urgente la mise en oeuvre de l'article 11 de la Constitution sur l'extension du référendum.

Voici le texte de son intervention :
La loi constitutionnelle de modernisation des institutions de la 5ème République, soucieuse de renforcer les pouvoirs du Parlement, a institutionnalisé le 23 juillet 2008 une procédure de référendum dite « d'initiative populaire». Avancée démocratique sans précédent depuis le 4 octobre 1958, l'adoption du nouvel article 11 de notre Constitution ouvre aux citoyens l'opportunité d'organiser un référendum à l'initiative de leurs représentants avec le soutien des électeurs inscrits sur les listes électorales. Pour autant, dans les faits, force est de constater qu'il n'en est rien.

Le recours au référendum, trop longtemps détenu entre les mains du seul pouvoir exécutif, est demeuré sous-employé. A présent, et alors que cette faculté d'initiative référendaire est enfin reconnue au Parlement, celle-ci demeure toujours inapplicable. Aussi, faut-il encore rappeler que « Le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la Nation et appartient au peuple qui l'exerce par ses représentants et par la voie du référendum » pour véritablement mesurer l'urgence à agir ?
. Depuis le 14 septembre dernier et l'adoption de la dernière loi organique sur l'application des dispositions constitutionnelles issue de la Grande réforme, seules les conditions de mise en ouvre relatives au Défenseur des Droits et à l'extension du référendum restent toujours à déterminer.
Aucun projet de loi n'a été déposé pour permettre la mise en ouvre du 3ème alinéa de l'article 11, aucune volonté n'a été affichée en ce sens.

Les Radicaux de Gauche déplorent tout autant qu'ils dénoncent cet attentisme préjudiciable à l'heure où, hasard du calendrier, le Gouvernement s'apprête à réformer le statut La Poste, véritable institution dans la vie de tous les français.

Plus de 2 millions de nos concitoyens se sont déjà mobilisés lors d'une votation inédite dont le résultat sans appel témoigne, une fois encore, de cet attachement profond de la population et des élus au service public postal qui, au delà de son rôle économique génère un lien social indispensable, notamment en milieu rural. Avec force, les Députés Radicaux de Gauche appellent donc de leurs voux l'application de l'article 11 tel que souhaité par la révision constitutionnelle et soutiennent sans réserve la proposition de résolution présentée par le Président AYRAULT au nom du groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche.

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Pourquoi ne pas préciser une procédure exceptionnelle dès lors qu'il est question de réformer en profondeur les services publics, biens communs de la Nation ?

Et, que penser des seuils retenus pour permettre le recours effectif au référendum ? Un dixième des électeurs inscrits sur les listes électorales, ce n'est pas moins de 4,5 millions de personnes qu'il faut mobiliser, dans des conditions pour le moins incertaines. Chez nos voisins européens, la percée démocratique ouverte par cette procédure n'est pas aussi frileuse.

En Italie, où le nombre d'habitants est sensiblement identique à celui de notre pays, le seuil est fixé à seulement 500 000 électeurs. Et, nul besoin de revenir sur l'exemple de la Suisse pour craindre qu'en l'état, la procédure référendaire « d'initiative populaire » reste lettre morte. Le seuil fixé à 1/10ème des électeurs inscrits sur les listes électorales doit donc être révisé à la baisse. En outre, permettez moi de douter quant à l'efficacité d'une procédure qui, initiée par une minorité, soit 1/5ème des parlementaires, peut succomber sous le fait majoritaire.

En conséquence, vous l'aurez compris Monsieur le Ministre, l'urgence est déclarée ! Il est impératif qu'un projet de loi organique vienne préciser au plus tôt les conditions de mise en ouvre de l'article 11 de la Constitution afin d'ouvrir le débat qui, je l'espère, permettra enfin au référendum d'initiative populaire d'exister ; et ce dans l'intérêt de notre République !

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