La campagne électorale pour le parlement européen a replacé la Turquie au centre des débats, voire des phantasmes et des démagogies… Des prises de positions de Sarkozy contre l’adhésion de la Turquie à l’Union Européenne aux déclarations favorables de Barak Obama,  de l’affirmation sans équivoque des Radicaux au refus catégorique teinte de racisme de l’extrême-Droite, du refus embarrassé de Bayrou à l’acceptation gênée et à 20 ans du PS, tous les partis politiques français divergent et s’opposent  sur l’Europe avec ou sans la Turquie.

La Turquie compte 70 millions d’habitants dont un nombre important vit déjà dans le reste du continent. Dans le bassin creillois nous côtoyons tous les jours, à l’école, au travail, dans les assocs et les loisirs des concitoyens d’origine turque. Le fil Radical a voulu connaitre l’opinion sur ce débat passionné de deux militants proches du PRG et très actifs dans leurs communautés. : Bilmez DOGAN, nogentaise, participe à toutes les initiatives de la Maison Franco-Kurde  et Safter KURT, creillois, agit comme secrétaire général de l’association culturelle des Turcs.

Tout d’abord, pour vous,  la Turquie est géographiquement et historiquement en Europe ou non ?

Safter : Même si la Turquie a la plus  grande partie de son territoire en Asie Mineure, elle possède une place centrale entre l’Europe et l’Asie. Historiquement Istanbul, autrefois Byzance, fut la capitale de l’empire romain d’Orient. Aujourd’hui elle est membre de plusieurs organisations européennes : le conseil de l’Europe, l’Eurovision, l’Union Européenne de Football UEFA… Culturellement les liens avec la France et l’Allemagne sont forts et anciens. Le lycée français de Galatassaray fut ouvert sous l’empire ottoman.

Bilmez : Oui, géographiquement et historiquement la Turquie a toujours fait partie intégrante des deux continent l’Europe et l’Asie. La Turquie est déjà très présente sur le marché européen et une grande majorité de ses habitants partagent une culture et une mentalité européennes

Sur le plan individuel êtes-vous favorable à l’adhésion de la Turquie à l’UE ?

Bilmez : Oui et Non à la fois, la Turquie est déjà un pays puissant et moderne tout seul. Sa progression ne dépend pas de l’UE ! Mais c’est certain qu’en devenant membre de l’UE, la Turquie pourra améliorer le niveau de vie des Turcs plus rapidement, développer son économie et harmoniser les droits sociaux sur ceux des pays de l’UE les plus avancés. Cela pourrait permettre surtout de faire évoluer positivement les droits démocratiques pour tous les citoyens quelques soient leurs origines (turcs, kurdes, chaldéens, arméniens, alévis ...)

Safter : Bien sur que OUI ! Déjà près de 3,5 millions de turcs vivent dans les pays de l’UE et la Turquie est plus importante, plus développée que d’autres pays adhérents

Qu’avez-vous pensé des déclarations favorables de Barak Obama à Ankara ?

Safter : D’abord ce qui me réjouit est que sa première visite officielle en Europe soit pour le parlement d’Ankara : c’était un geste politique fort, même s’il n’est pas le premier président US à se déclarer favorable à l’entrée de la Turquie dans l’UE : Bill Clinton l’avait précédé dans cette voie.

Bilmez : je suis d’accord avec Obama sur le fait qu’il faut lever les obstacles culturels entre les turcs et les européens et les barrières de religion entre musulmans et chrétiens d’Europe.

 Comment comprenez-vous le refus catégorique de Sarkozy envers la Turquie ?

Safter : Le comportement de Sarkozy est typiquement politicien et lié à la situation intérieure française. Je crois qu’il a peur qu’un grand pays laïc comme la Turquie entre dans l’UE ! A moins qu’il ne cultive le phantasme que tous les musulmans d’Europe se sentent plus forts avec la Turquie comme membre adhérent….

Bilmez : il est anormal d’être aussi catégorique pour un président, de rejeter les turcs et la Turquie à priori et surtout de nier l’Histoire et la Géographie.

De Villiers et Le Pen ont titré leur bulletin de vote « pour l’Europe sans la Turquie » comment le prenez vous ?

Bilmez : je suis attristée : c’est de la pure discrimination ! Derrière le refus des turcs se câche le refus de l’islam et de tous les musulmans !

Safter : C’est le fonds de commerce des partis d’extrême droite français : si la Turquie était chrétienne, son adhésion ne ferait aucun débat. A l’opposé Michel Rocard avait écrit un livre « Oui à la Turquie »

Comment voyez-vous l’avenir de ce débat ?

Safter : Les jeunes d’origine turque seront de plus en plus présents  sur le plan économique, culturel et politique grâce au niveau d’éducation scolaire et universitaire. Il y a quelques jours une jeune turco-belge de 26 ans présentée par le parti social-chrétien : Mahinur Ozdemir, déjà conseillère municipale de Schaerbeek, a été élue députée de Bruxelles! Elle a prêté serment avec son voile !...L’adhésion est une longue route mais elle aboutira...

Bilmez : çà fait des années qu’on « invente » des prétextes pour reculer l’adhésion. Il est vrai que la Turquie ne parvient pas à régler pacifiquement ses problèmes internes  comme la reconnaissance du peuple kurde et du génocide arménien, mais l’UE a accepté sans débat des états plus pauvres et moins démocratiques comme la Roumanie et la Bulgarie.  Je rappelle que  les femmes turques votent depuis 1931 et les françaises depuis 1945 !

Tôt ou tard la Turquie sera dans l’UE mais cette attente est exaspérante et humiliante, et cela renforce un sentiment de repli national et de refus de l’adhésion à l’UE chez de nombreux turcs.

 LE PRG POUR LA TURQUIE DANS L’UE

Jean-Michel Baylet, président du Parti Radical de gauche (PRG), a estimé que l'intégration de la Turquie dans l'Union européenne était "une priorité si on souhaite que la démocratie se fortifie dans ce grand pays musulman et moderne".
"La position de la France et de l'Allemagne doit évoluer si on ne veut pas que le peuple turc se tourne vers des choix politiques qui l'éloigneraient de nous", soulignant que le PRG s'était prononcé dès 2004 pour une adhésion de la Turquie dans un délai de dix ans". Le PRG s'est également "félicité de la vigueur du courant laïque en Turquie qui a encore démontré sa vivacité en organisant une grande manifestation à Ankara" le 17 mai dernier.
(AFP)PARIS, 18 mai 2009

 ARTICLE PARU DANS LE FIL RADICAL PAYS CREILLOIS N°3
 

conse

Marine Barbette, conseillère municipale déléguée aux assises de la jeunesse (et benjamine du conseil municipal) a œuvré depuis l’élection de mars 2008 pour réaliser au mieux ces premières « Assises de la Jeunesse Creilloise » avec en ligne de mire la constitution du « Conseil municipal des Jeunes 

Après la journée du 13 juin dernier, Marine dresse un premier bilan d’étape.

Nous avions programmé des animations sportives, festives et musicales autour de la Faïencerie ce 13 juin avant et après le grand débat général sur les « aspirations de la jeunesse ». Au final 400 jeunes sont venus à cette journée et on a dénombré environ 280 au débat. 400 jeunes ont répondu au questionnaire inséré dans le magazine « Démocratie-Développement durable » distribué dans toutes les boites aux lettres de la ville ; 100 jeunes ont participé aux quatre débats préparatoires dans les quartiers. Enfin je recense 90 adhérents sur le « face book » que j’ai ouvert : « assises de la jeunesse ».  Pour un premier bilan quantitatif cela représente environ un millier de  creillois de 16 à 25 ans, même si certains ont participé à tout. Sur 33 000 habitants (du bébé au centenaire), je considère qu’un millier de 16-25 ans ce n’est pas négligeable.

Sur le fond, j’ai ressenti une très grande impatience vis-à-vis de la mairie : l’équipe de Creil l’Audacieuse ne pourra pas se défiler devant cet appel à l’action, d’autant que les « grands frères » portent un regard très critique sur les anciennes équipes municipales et estiment souvent que le bilan vis-à-vis de la jeunesse reste faible.  Je crois qu’en m’accordant sa confiance pour mener les Assises à 23 ans et en nommant Méral Jajan, maire adjoint à la jeunesse et mon ami Eddie Beaubrun délégué à l’insertion des jeunes, le Maire de Creil a voulu constituer une équipe soudée et motivée pour prendre « le taureau par les cornes » et faire bouger les lignes !

J’ai été frappée également par le manque d’informations des jeunes sur ce qui existe en ville et cela entraine des incompréhensions : certains demandaient une salle de danse alors qu’il en existe déjà plusieurs. Toute la communication municipale en direction de la jeunesse doit être repensée. Les élus croient qu’une conférence de presse dans les journaux locaux suffit pour informer alors que les jeunes ne lisent pas la presse et communiquent par texto ou « Daily motion ».

Enfin, et c’est forcément un peu décevant, les jeunes sont plus demandeurs et consommateurs d’activités qu’acteurs de leur propre destin. Les creillois ne dérogent pas à cette règle générale : à nous les élus en charge de la jeunesse de les faire évoluer. Pour ce faire, nous débuterons le comité de pilotage ad hoc qui  définira les modalités d’élection ou de désignation ainsi que le fonctionnement du futur Conseil de la Jeunesse Creilloise. Ce CJC agira comme un conseil municipal avec budget propre alloué par le conseil municipal. Nous souhaitons que le CJC soir effectif fin octobre 2009.

Nous ressortons de cette première phase de démocratie participative encouragés et nous comptons peser pour que les instances politiques de la ville et de l’agglomération concrétisent les demandes les plus unanimes des jeunes creillois : première « bataille » : le demi-tarif sur le réseau des bus du STAC pour les moins de 26 ans ! La mobilisation de tous doit rester forte : il est interdit de décevoir…


Marine BARBETTE

ARTICLE ¨PARU DANS LE FIL RADICAL DU PAYS CREILLOIS N°3                                                                                                                           

Plusieurs parcs de loisirs gérés par les collectivités territoriales coexistent dans le pays creillois. La base nautique de Saint-Leu d’Esserent  et le Centre socio-éducatif ‘’Chédeville’’ de la communauté de communes du Liancourtois-Vallée Dorée en font partie. En tant que vice-président de la Vallée Dorée en charge du centre Ché deville, et conscient des charges inhérentes à la gestion d’un tel centre pour une collectivité territoriale, je lance une réflexion pour que sa gestion soit optimisée et réponde aux attentes de nos populations. En effet, les coûts de fonctionnement sont tellement élevés, que les droits d’entrée demandés au public sont loin de couvrir ces dépenses, et les centres sont généralement déficitaires, sans être forcément « bon marché ».

La mutualisation des moyens peut être une piste positive. La création d’un syndicat intercommunal à l’échelle du pays (CAC, Pierre Sud Oise, Vallée Dorée), où sont implantés les centres de loisirs,  permettrait  de mettre en commun les moyens tant financiers qu’humain. Ainsi, une équipe d’animat eurs chevronnés, en nombre, pourrait être employée par ce syndicat qui la mettrait à disposition des centres de loisirs, avec une mobilité évidente et des remplacements ne posant plus de problème en cas d’absence. Ceci éviterait aux collectivités d’avoir recours à une délégation de service public auprès d’un organisme privé, faute de moyen lui permettant d’embaucher.  


Lionel DUCHATEL, Maire de Mogneville, Vice président de la CCLVD

 

  La base de Saint Leu : un bel outil intercommunal pour le « Grand Creillois » 

 

Avec ses étangs, ses hectares aménagés, sa plage en eau douce, la base de loisirs répond formidablement aux besoins des jeunes et des familles en termes de loisirs et de détente. Il représente pour les  communes du pays un véritable atout pour relever les défis du tourisme et du développement durable.  Depuis son ouverture sa gestion est à la charge de quatre communes : Saint Leu, Saint Maximin, Thiverny et Montataire. Pourtant chaque année sur les 150 000 visiteurs, 60% viennent de toute la grande agglomération creilloise !

Des investissements nouveaux pourraient être engagés pour rénover les voies d’accès, améliorer les conditions d’accueil et de stationnement, pour réaliser de nouveaux équipements sportifs voire un centre nautique couvert. Le conseil Général et le Conseil Régional sont disposés à participer aux coûts d’investissement mais la faisabilité et  la viabilité passent forcément par l’élargissement des partenaires de gestion. Certains nouveaux élus de Saint Leu soulèvent l’hypothèse d’un délégataire privé. Il nous parait plus judicieux pour l’intérêt général d’étudier cette possibilité d’un syndical intercommunal de gestion à l’échelle du « pays du grand Creillois » afin d’offrir à toute la population de la 2ème agglomération de Picardie un service public ambitieux et de qualité autour des loisirs, du sport, de la découverte de la nature et du tourisme.

 
Fanny GUINION, Conseillère municipale de St Leu

 

  Pourquoi pas l’Ile Saint Maurice de Creil dans ce syndicat intercommunal ?

 

La ville de Creil aidée par la Communauté de l’Agglomération Creilloise souhaite redonner à ses habitants le plaisir de profiter des 7 hectares paysagers de l’Ile Saint Maurice. Un programme de plus de 4 millions d’euros a été voté pour financer des travaux de renforcement des berges, d’agrandissement des passerelles sur le bras de l’Oise, de fermeture du parc la nuit, d’éclairage et de rénovation des équipements sportifs. Les travaux débuteront à l’automne pour se terminer en 2011. Nous souhaiterions pouvoir disposer d’une guinguette (comme celle de Saint Quentin sur l’Aisne), des locations de pédalos et des jeux pour toute la famille. Une première expérience intitulée « Creil sur Oise » sera initiée cet été. L’espace ludique de l’Ile Saint Maurice ainsi délimité et sécurisé pourrait s’apparenter à une base de loisirs et entrer dans la gestion de ce syndicat intercommunal afin de faire profiter pour un prix modique tous les habitants du pays et rationaliser les coûts de surveillance et d’animation obligatoires pour les jeux d’eau liés à la rivière.

 

Eric MONTES, Maire Adjoint de Creil, Conseiller  communautaire CAC

 

 

Dans la conception qu’en ont toujours eue les radicaux, le principe de laïcité n’est absolument pas une pensée de combat antireligieuse. C’est, au contraire, la vision

d’un rempart de neutralité absolue protégeant toutes les institutions publiques –et spécialement l’école– contre les influences confessionnelles certes, mais aussi
économiques ou partisanes. Selon cette approche, c’est la laïcité elle-même qui garantit le libre exercice des choix de conscience, notamment des choix religieux par des

citoyens librement éclairés. Telle est la philosophie qui nous permet aujourd’hui

 encore, pour ce qui concerne la France, d’affirmer que l’école libre est l’école de la République.

En application de ce principe, l’Etat détient le monopole de la délivrance des diplômes, monopole qu’il exerce, pour l’enseignement supérieur, par le biais des universités publiques. Hors le cas des départements concordataires d’Alsace-Moselle, les instituts d’enseignement supérieur privés existant en France doivent faire valider leurs formations profanes (l’enseignement théologique n’étant à l’évidence pas de la
compétence de l’Etat) par des universités publiques ou par des jurys
installés par l’autorité étatique.

Tout aurait pu continuer ainsi, à la satisfaction des parties concernées, sans la volonté du chef de l’Etat, exprimée dans son fameux discours de Latran, de replacer l’identité collective et républicaine française dans une sorte de berceau chrétien, ou encore de matrice catholique, renvoyant à égalité les figures emblématiques du curé et de l’instituteur, incarnations de la foi et de la raison.

C’est sous cet éclairage très particulier que doit être lu le décret subreptice paru le 19 avril 2009 et rendant applicable un accord signé le 18 décembre dernier entre la France et le Vatican, celle-là s’engageant à reconnaître, sans autre procédure, les diplômes délivrés par les établissements d’enseignement supérieur habilités par celui ci.

Il appartiendra aux juristes de dire si un accord d’une telle importance pouvait être rendu applicable comme une simple mesure technique et non par une autorisation législative.
Tenons-nous en pour l’heure aux principes en cause. Ils sont nombreux et essentiels.

Tout d’abord, le monopole de délivrance des diplômes constitue une garantie concrète

de l’égalité entre les étudiants d’une part, entre leurs professeurs d’autre part. C’est aux
mêmes critères, à la même aune, que l’autorité publique évalue la qualité des formations
universitaires. Cette règle d’égalité est aujourd’hui rompue puisqu’une simple habilitation par le Saint Siège, dont on comprend bien qu’elle peut être accordée sur des critères non scientifiques, vaut reconnaissance par l’Etat de certains diplômes.

Ensuite, il convient de souligner que la colonne vertébrale laïque de notre enseignement supérieur garantit également l’égalité entre les religions elles-mêmes. Qu’adviendra-t-il
demain si d’autres autorités religieuses exigent, comme elles y seraient fondées, la
reconnaissance par la France de titres universitaires sur lesquels l’Etat serait privé de toute appréciation ? La faveur aujourd’hui accordée à la religion catholique fournit l’occasion de rappeler à Nicolas Sarkozy quel’idée laïque n’est pas le plus petit dénominateur commun des influences religieuses mais un principe intransigeant, insusceptible de négociation, voire de modernisation.

Mais le paradoxe est peut-être ailleurs : la rupture opérée par le décret du 19 avril dernier
porte atteinte à la liberté des institutions d’enseignement catholique elles-mêmes. Etre strictement laïque ne signifie pas être intégriste de la laïcité et, pour les radicaux (qu’on se rappelle les controverses entre Clemenceau et Jaurès !), l’enseignement
peut n’être pas public. Il doit toutefois éclairer les consciences. Or en étendant l’accord aux enseignements profanes, la France a remis sous l’autorité canonique mais aussi

« scientifique » du Vatican des institutions qui s’accommodaient mieux du contrôle tolérant
de l’Etat que des injonctions vétilleuses de l’église catholique. Un seul exemple en convaincra : les cinq « cathos » françaises devront-elles demain traiter à parts « scientifiques » égales le créationnisme et l’évolutionnisme ?

Allons, il est encore temps de reculer et de renoncer à ce funeste accord. Temps aussi

de dire aux autorités de l’Etat que, dans une République conséquente, la loi doit respecter la
foi, mais la foi ne doit pas dicter la loi.

Jean-Michel BAYLET
Président du Parti Radical de Gauche

Voici le texte du tract distribué par les militants Radicaux dans les manifestations inter-syndicales du 26 mai:

Aujourd’hui 26 mai, nous voici rassemblés pour notre quatrième manifestation nationale unitaire intersyndicale en 2009.

Aujourd’hui comme le 29 janvier, le 19 mars et le 1er mai, salariés du secteur privé, fonctionnaires du secteur public, enseignants et étudiants, syndicalistes de toutes les organisations, élus et militants de tous les partis de Gauche, nous redescendons dans la rue pour crier notre colère et notre indignation.

Nous crions « STOP » à la casse des emplois dans le secteur industriel !

 « STOP » au démantèlement des services publics !

 « STOP » à la baisse permanente du pouvoir d’achat !

 « STOP » à l’augmentation fulgurante du chômage !

 « STOP » aux scandales financiers, aux parachutes dorés,
aux retraites-chapeaux, aux stock-options juteux des grands patrons aussi avides au gain qu’incompétents en affaires !

 

Depuis le début de l’année
le grand capital multinational du CAC 40 a lancé une offensive généralisée contre
la classe ouvrière industrielle d’Europe de l’Ouest et notre région est très durement et très injustement frappée de
plein fouet : Continental, Goodyear, Sachs, Sodimatex, Lear Corporation, Wagon Automotive et des dizaines d’entreprises sous-traitantes
sont menacées ou en voie de fermeture. Des dizaines d’autres connaissent le chômage partiel et sont inquiètes pour l’avenir !

Et tout cela sans aucune raison économique sérieuse. La crise financière, engendrée par des traders juvéniles et irresponsables couverts par leurs hiérarchies, est le parfait alibi pour lancer
une vaste restructuration du capital sur le dos des travailleurs.

 

Le PRG s’insurge contre cette lecture criminogène de l’économie, dénonce cette délinquance patronale et se déclare solidaire
de toutes les luttes des salariés pour sauver leurs emplois, leurs outils de travail et la production.

Le PRG propose une grande réforme de la gouvernance des entreprises avec la parité de vote et de décisions entre les délégués du capital (les actionnaires) et les délégués du travail
(les représentants du personnel).

Le PRG propose de durcir très lourdement la législation sur les « plans sociaux » et les fermetures d’entreprises en cas
de bénéfices.

Le PRG propose l’obligation de la formation qualifiante en cas
de chômage partiel financée par l’entreprise pour maintenir
le même niveau de salaire qu’en pleine activité.

Le PRG propose de limiter strictement les rémunérations des dirigeants en interdisant toutes les formules non liées aux résultats de leur gestion.

Le PRG, enfin, condamne l’immobilisme du gouvernement,
sa diligence pour s’attaquer aux salariés et sa complaisance envers les patrons-voyous. Finie l’esbroufe et le bling-bling. Le tandem Sarkozy-Fillon a choisi son camp : celui des profiteurs !

 

Les militants et les élus Radicaux de Picardie, déjà
très impliqués dans les luttes à travers ses militants syndicalistes, se rendront dans les prochains jours auprès des travailleurs des entreprises en difficulté pour réfléchir ensemble aux futures actions ; la grève générale est maintenant à l’ordre du jour !

 

Présentation

  • : blog collectif des Radicaux de Gauche du bassin creillois
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  • : PRG Politique
  • : Ce blog a vocation à faire connaitre les actions et les réflexions des Radicaux de Gauche du pays creillois, et à offrir une tribune aux associations oeuvrant à une République fraternelle.
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  • : 08/04/2006
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Actualités Radicales

Lancement de l’Association des Jeunes Elus de France

 

Le 12 octobre 2009, l’association des Jeunes élus de France (AJEF) a tenu sa première conférence de presse à Paris. L’AJEF est la première association qui fédère les jeunes élus issus de tous les principaux partis politiques français, et de toutes les régions.

en photo notre ami Guillaume Bonnet maire adjoint PRG d'Amiens , membre fondateur 

En complément et en résonance de l’activité propre des partis, cette association a vocation à promouvoir l’engagement des jeunes, faire émerger de nouveaux talents et réconcilier une génération avec l’action publique ; être un lieu d’échange, de dialogue et d’expérimentation au-delà des attaches partisanes ; être le fer de lance d’un renouveau dans la pratique politique.

 

L’AJEF appelle tous les jeunes élus à rejoindre cet élan, pour développer ensemble une approche authentique et moderne de l’action politique, fondée sur les convictions, les compétences et l’indépendance.

Liste des membres fondateurs présents à la conférence de presse

·         Président de l’association : Pierre-Adrien BABEAU, Adjoint au Maire de Neuilly-sur-Seine, UMP, 27 ans.

·         Vice Présidente de l’association : Camille PLET, Conseillère municipale déléguée de Grenoble, MODEM, 25 ans.

·         Vice Président de l’association : Edgar MINIMBU, Conseiller municipal délégué d’Aubervilliers, PS, 28 ans.

·         Guillaume BONNET, Adjoint au Maire d’Amiens, PRG, 29 ans

·         Anissa ACHARKI, Adjoint au Maire d’Angoulême, Divers gauche, 26 ans.

·         Ian BROSSAT, Conseiller de Paris, élu du 18ième arrondissement, PCF, 29 ans.

·         Julien SAGE, Adjoint au Maire de Nanterre, Les Verts, 29 ans.

·         Emmanuelle BECKER, Conseillère de Paris, élue du 13ième arrondissement, PCF, 26 ans.

·         Jérôme MARCHAND-ARVIER, Adjoint au Maire de Nancy, UMP, 27 ans.

·         Hélène DELILLE, Adjoint au Maire de Paris 18ième, Les Verts, 24 ans.

·         Tumasgiu d’ORAZIO, Conseiller municipal délégué d’Ajaccio, Divers gauche, 22 ans.

·         Arnaud JAULIN, Conseiller municipal de La Rochelle, MODEM, 30 ans.

·         Fanny BRULEBOIS, Conseillère municipale de Morzine-Avoriaz, Divers droite, 24 ans.

·         Neila HAMADACHE, Conseillère municipale déléguée de Clichy la Garenne, Les Verts, 28 ans. 

En savoir plus : www.jeunes-elus.fr/

LE FIL RADICAL N°3  EST PARU   

Le cercle Radical du Pays Creillois a publié le troisième numéro  de son bulletin d'informations "le FIL RADICAL".
Tiré à 3 000 exemplaires, les militants l'ont présenté à la presse locale mi juillet et le  distribuent depuis fin aout sur les marchés de Nogent sur Oise, de Saint Leu d'Esserent, de Montataire et de Creil.  Nous avons adressé un exemplaire à tous les élus des communes du pays (CAC, Pierre Sud Oise et Laincourtois). Nous présenterons tous les articles sur ce blog.
L'accueil des habitants est très positif : nous sommes félicités pour faire paraitre un bulletin de huit pages en dehors des périodes électorales pour faire connaitre nos opinions politiques et rendre compte de nos mandats électifs. Certains articles engendrent des discussions et c'est tant mieux !
A notre connaisance le FIL RADICAL  PAYS CREILLOIS est le premier bulletin politique de la grande agglomération creilloise, les autres partis publient des lettres communales, parfois des journaux départementaux et souvent juste des tracts recto-verso sur un sujet. Nous avons pris le parti de mettre en commun nos réflexions et nos énergies afin de donner corps à l'idée de pays creillois. Le numéro 4 est prévu pour octobre : à vos stylos...Nous sommes preneurs de contributions interessantes...

Parlementaires Radicaux

Sylvia PINEL, Député PRG de Tarn-et-Garonne, est intervenue en séance, jeudi 15 octobre, dans le cadre de la proposition de résolution estimant urgente la mise en oeuvre de l'article 11 de la Constitution sur l'extension du référendum.

Voici le texte de son intervention :
La loi constitutionnelle de modernisation des institutions de la 5ème République, soucieuse de renforcer les pouvoirs du Parlement, a institutionnalisé le 23 juillet 2008 une procédure de référendum dite « d'initiative populaire». Avancée démocratique sans précédent depuis le 4 octobre 1958, l'adoption du nouvel article 11 de notre Constitution ouvre aux citoyens l'opportunité d'organiser un référendum à l'initiative de leurs représentants avec le soutien des électeurs inscrits sur les listes électorales. Pour autant, dans les faits, force est de constater qu'il n'en est rien.

Le recours au référendum, trop longtemps détenu entre les mains du seul pouvoir exécutif, est demeuré sous-employé. A présent, et alors que cette faculté d'initiative référendaire est enfin reconnue au Parlement, celle-ci demeure toujours inapplicable. Aussi, faut-il encore rappeler que « Le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la Nation et appartient au peuple qui l'exerce par ses représentants et par la voie du référendum » pour véritablement mesurer l'urgence à agir ?
. Depuis le 14 septembre dernier et l'adoption de la dernière loi organique sur l'application des dispositions constitutionnelles issue de la Grande réforme, seules les conditions de mise en ouvre relatives au Défenseur des Droits et à l'extension du référendum restent toujours à déterminer.
Aucun projet de loi n'a été déposé pour permettre la mise en ouvre du 3ème alinéa de l'article 11, aucune volonté n'a été affichée en ce sens.

Les Radicaux de Gauche déplorent tout autant qu'ils dénoncent cet attentisme préjudiciable à l'heure où, hasard du calendrier, le Gouvernement s'apprête à réformer le statut La Poste, véritable institution dans la vie de tous les français.

Plus de 2 millions de nos concitoyens se sont déjà mobilisés lors d'une votation inédite dont le résultat sans appel témoigne, une fois encore, de cet attachement profond de la population et des élus au service public postal qui, au delà de son rôle économique génère un lien social indispensable, notamment en milieu rural. Avec force, les Députés Radicaux de Gauche appellent donc de leurs voux l'application de l'article 11 tel que souhaité par la révision constitutionnelle et soutiennent sans réserve la proposition de résolution présentée par le Président AYRAULT au nom du groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche.

.

Pourquoi ne pas préciser une procédure exceptionnelle dès lors qu'il est question de réformer en profondeur les services publics, biens communs de la Nation ?

Et, que penser des seuils retenus pour permettre le recours effectif au référendum ? Un dixième des électeurs inscrits sur les listes électorales, ce n'est pas moins de 4,5 millions de personnes qu'il faut mobiliser, dans des conditions pour le moins incertaines. Chez nos voisins européens, la percée démocratique ouverte par cette procédure n'est pas aussi frileuse.

En Italie, où le nombre d'habitants est sensiblement identique à celui de notre pays, le seuil est fixé à seulement 500 000 électeurs. Et, nul besoin de revenir sur l'exemple de la Suisse pour craindre qu'en l'état, la procédure référendaire « d'initiative populaire » reste lettre morte. Le seuil fixé à 1/10ème des électeurs inscrits sur les listes électorales doit donc être révisé à la baisse. En outre, permettez moi de douter quant à l'efficacité d'une procédure qui, initiée par une minorité, soit 1/5ème des parlementaires, peut succomber sous le fait majoritaire.

En conséquence, vous l'aurez compris Monsieur le Ministre, l'urgence est déclarée ! Il est impératif qu'un projet de loi organique vienne préciser au plus tôt les conditions de mise en ouvre de l'article 11 de la Constitution afin d'ouvrir le débat qui, je l'espère, permettra enfin au référendum d'initiative populaire d'exister ; et ce dans l'intérêt de notre République !

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