On entend parler de crise, de pouvoir d'achat, d'économie... on constate la hausse du chômage et l'avenir ne s'annonce guère meilleur. Cependant, autant à l'échelle nationale, régionale que locale la question de la précarité chez les plus jeunes reste une des problématiques majeures de notre société. En effet, notre jeunesse doit faire face aux même difficultés que l'adulte en terme d'accessibilité au logement, aux soins, à l'emploi... accentuées par un contexte difficile d'entrée dans la vie active (peu d'expériences, aides insuffisantes pour les étudiants, discriminations sociales et culturelles...) et le tout conforté par un contexte de crise économique mondiale. 

Nous "jeunesse creilloise" n'y échappons pas, les limites affichés par les municipalités jusqu'ici n'ont pas permis l'aboutissement d'une réelle politique efficace en faveur de la jeunesse. Ainsi depuis plusieurs années CREIL est rarement mis en avant pour sa jeunesse qui réussit, mais pour une jeunesse qui fait peur : on oublie vite K-mel, Fabé Dia et tellement d'autres... très vite noyés sous les "faits divers" et CREIL boit la tasse.. 

Notre ville est victime d'une mauvaise réputation de sa jeunesse, elle-même victime de la ville (faiblesse des politiques « jeunesse » des mandats précédents). C'est pourquoi aujourd'hui NOUS réfléchissons et menons des actions  en vue d’élaborer une politique de la jeunesse par des jeunes et pour les jeunes avec la création des assises de la jeunesse en juin 2009. Cette initiative constitue la volonté d'une démocratie pour tous à CREIL  ce qui figure parmi les priorités de la municipalité mais aussi pour l'ensemble de la ville et de l'agglomération, jeunes, élus, professionnels, associatifs... Vous êtes concernés car vous, vos enfants, et leurs enfants constituent la jeunesse d'aujourd'hui et seront les piliers de notre société de demain !

NOUS VOUS INVITONS A NOUS REJOINDRE POUR Y PARTICIPER…

Mustapha HOUARI et Marine BARBETTE, conseillère municipale de Creil

Tribune paru dans le FIL RADICAL N°2 et dans CREIL INFOS d'avril

par Lionel DUCHATEL, maire de Mogneville (paru dans le FIL RADICAL N°2)

En soit, le service minimum dans les écoles est une bonne idée. Mais il mériterait d’être étudié, débattu et négocié avec les principaux concernés : les maires de France sollicités pour l’organiser. Ceci n’a pas été fait, puisque le gouvernement a imposé aux communes une loi instaurant un service minimum, sans concertation, et sans en mesurer les conséquences et les impossibilités d’application.

Concerné en tant que Maire de Mogneville, je vous détaille les problèmes rencontrés et vous explique pourquoi de nombreux maires ont refusé d’appliquer cette loi.

Tout d’abord, évoquons la question politique que pose le principe de cette loi : si les enseignants sont en grève, c’est pour cause de désaccord avec leur employeur : l’Etat. Les maires ne voient donc pas ce qu’ils viennent faire dans ce conflit ! Que l’Etat commence par négocier et écouter le corps enseignant, et les grèves diminueront…

Ceci étant dit, si l’on pense  « service public » avec le souhait de diminuer la gêne subie par les parents d’élèves d’enseignants grévistes, il serait effectivement utile d’organiser quelque chose. MAIS !!! Il faut savoir que les règles d’accueil des enfants (en périscolaires ou centres de loisirs) sont très strictes notamment pour l’encadrement. Il est imposé aux communes de mettre à disposition un encadrant, qualifié (CAP petite enfance, ou mieux, un BAFA) pour 14 enfants au dessus de 6 ans, et un encadrant pour 12 enfants de moins de 6 ans.

Dans le cas du service minimum, nulle mention de ces obligations. Un encadrant pour 30 enfants suffit à l’Etat !!! Mais, si un accident surgit, qui est responsable ? Vers qui les parents se retourneront pour demander des comptes, notamment de ne pas avoir mis les moyens en place pour assurer la sécurité des enfants ? Vers le Maire bien sûr ! L’Etat a répondu qu’il assumait la responsabilité administrative d’une telle décision…. MAIS NE PARLE PAS DE LA RESPONSABILITÉ PÉNALE !!!

De plus, d’autres points d’achoppement empêchent la mise en place de la loi :

Ä Le délai de réaction : les grévistes doivent de se déclarer 48h avant la date de la grève. Donc une grève décidée le vendredi pour le lundi est légale. Comment organiser un service minimum pendant le week-end ?

Ä Les Maires doivent fournir à l’académie pour validation la liste des personnes susceptibles d’être à même d’assurer le service minimum dans l(es)’école(s) communale(s) : sur quels critères, puisque ces personnes sont hors du circuit de l’enseignement ? Une vague de listes a inondé les académies, favorisant certainement une validation sans plus de vérification !!!

Ä La loi a-t elle pensé aux petites communes, qui de par leur faible population et leur effectif limité d’agents communaux ne disposent pas du vivier nécessaire pour trouver une ou des personnes aptes à accueillir les enfants les jours de grève ?…

Cette loi a tellement été bâclée et rencontrée tant de difficultés d’application que le sénat étudie la possibilité de la modifier, afin de ne l’imposer qu’aux grandes communes.

Mais ce qui a irrité le plus les Maires de France, c’est la manière autoritaire  employée pour les obliger à mettre en application cette loi, juste après avoir imposé aux communes la participation au financement des écoles privées !!!  

République, ton système éducatif laïc et républicain est mal mené !

Le sénat refuse,  de justesse, de réformer le service d'accueil des élèves


— Le Sénat a rejeté jeudi 26 mars de justesse une proposition de loi déposée par le RDSE (à majorité Radicaux de gauche) visant à exclure les communes de moins de 2 000 habitants du dispositif d'accueil des élèves d'écoles maternelles et élémentaires en cas de grève. La proposition a été repoussée à une très étroite majorité, de 169 voix contre 163 voix.

Plusieurs centristes y étant favorables et l'UMP ne disposant pas de majorité sans eux, leur groupe a fait l'objet d'intenses tractations pour qu'il ne mette pas en minorité le gouvernement et sa majorité. Le PCF et le PS ont soutenu la proposition du RDSE. Voici l'analyse du scrutin public : - groupe RDSE : pour 16 / abstention 1 - non-inscrits : contre 6 / pour 1   - groupe CRC-SPG (communistes) : pour 24 - groupe socialiste : pour 115
- groupe UC : pour 7 / contre 15 / abstention 2 - groupe UMP : contre 148 / pour 1

Le président du groupe RDSE, Yvon Collin (Tarn-et-Garonne) a fustigé une "loi inapplicable" qui "consiste à faire porter sur les collectivités locales l'organisation et le coût de l'accueil des enfants. C'est un nouveau désengagement de l'Etat et un nouveau transfert de charges vers les collectivités locales qui n'ont rien demandé" s'est-il indigné. Il a également estimé que cette loi qui n'exige "aucune qualification minimale" pour le personnel d'accueil "fait courir des risques aux élèves".

Le ministre de l'Education, Xavier Darcos a douté qu'il "soit plus dur d'appliquer cette loi dans une commune de moins de 2.000 habitants que dans une ville de plus de 100.000 habitant". Défendant cette "avancée majeure pour le droit des familles et signe de maturité pour notre dialogue social", il a souligné que le nombre d'enfants accueillis était passé de "50.000 en octobre 2008 à 450.000 en janvier" dernier.

Cette proposition de loi était présentée dans le cadre de la semaine d'initiative parlementaire et de la journée des groupes d'opposition et des groupes minoritaires instaurée par la réforme de la Constitution

 PARIS (AGENCE FRANCE PRESSE)

Inès ANANE, jeune élue PRG de Montataire n’a pas apprécié d’être au cœur d’une polémique entre ses camarades socialistes et communistes lors du dernier conseil municipal, alors qu’elle n’assistait pas à la réunion. Aujourd’hui elle confirme avoir renoncé à démissionner et vouloir continuer à siéger au sein de la majorité dans le groupe « Socialiste, Radical et apparenté ». « Je n’ai pas été manipulée, j’ai pris ma décision moi-même, officiellement, j’habite toujours à Montataire ».

Il est vrai qu’Inès pensait quitter le conseil pour des raisons professionnelles car elle avait trouvé un emploi à Paris qui ne lui permettait plus d’être aussi présente à Montataire. « J’avais envoyé ma lettre de démission le 26 novembre mais je l’ai très vite regretté». Cependant son courrier était resté sans suite : « Le maire Jean Pierre Bosino l’a gardé en suspens car il éprouvait le besoin de me voir et de discuter du problème ».

« Aujourd’hui, j’ai un peu plus d’expérience dans mon travail, je peux prendre des jours plus facilement, être plus disponible : j’assisterai aux conseils municipaux. Ma situation est beaucoup plus claire. Si je reviens c’est pour m’investir, activer la machine.  Je suis très attachée à ma ville. Mon père y a fait aussi de la politique. Ils avaient besoin de fraicheur, d’avoir des gens qui ont toujours vécu ici. Je ne veux pas laisser un siège vide au conseil. Nous ne  sommes pas là pour se prendre le bec mais pour mener des actions en faveur des jeunes et des montatairiens. Je compte m’investir pleinement dans l’association que nous avons créé contre les violences policières « Justice pour Naguib » pour qu’une pareille tragédie ne se reproduise plus. »

Les élus Radicaux du bassin creillois se félicitent de la décision d’Inès, l’assurent de leur total soutien et remercient le maire de Montataire pour sa compréhension

Dans un communiqué, le PRG se dit insatisfait des déclarations récentes du
gouvernement "qui s’est engagé avec empressement à rétablir les crédits au
Planning familial et aux associations de conseil conjugal à la hauteur de
ceux de 2008." Car pour le PRG, "la question des financements n’est pas
claire". Le Planning familial est censé bénéficier de 2,9 millions
d’euros, "pourtant une partie de ce montant de 2,2 millions sera affectée
aux associations de conseil conjugal".
"Les Radicaux de Gauche apportent leur soutien au planning familial et aux
associations de conseil conjugal et nous partageons leur colère. Nous nous
inquiétons de l’absence de lisibilité et visibilité de l’action
gouvernementale en direction des femmes, les inégalités de salaire restent
considérables et les femmes sont frappées de plein fouet par les violences
conjugales pour lesquelles il n’y a pas en France de vraies réponses
institutionnelles".
L’Association "Femmes Radicales" comme les Radicaux de Gauche "demandent
une vraie politique en direction des femmes et la recréation d’un
ministère de la parité (de la femme) chargé de coordonner et d’impulser
les actions. Nicolas Sarkozy est en effet le premier président qui a
supprimé le vocable "femme" ou "parité" de l’intitulé de tout ministère".

Inquiétudes sur le planning familial

" En diminuant de 42 % dans la Loi de Finances 2009 le montant affecté au conseil conjugal et familial, l’Etat programme à très court terme la suppression totale des actions d’information, d’éducation et de prévention dans les domaines de la sexualité et de la vie de couple et affective.
Par cette décision, l’Etat montre sa volonté d’abandonner les missions qui sont les siennes quant à l’accueil, l’information et la prévention concernant la contraception, la fécondité, la sexualité. Il se désengage, par là, de la préparation des jeunes à la sexualité, à leur vie de couple et à la fonction parentale. Il marque son désintérêt pour les pratiques d’accueil et de conseil, qu’elles soient mises en œuvre lors d’activités collectives ou d’entretiens individuels.
Ces missions d’utilité publique sont donc très clairement menacées par la baisse des financements, déjà largement insuffisants, alors que la Loi Neuwirth a clairement affirmé le rôle essentiel joué par les associations aux côtés de l’Etat.
Pourtant, dans une société où les relations filles-garçons sont de plus en plus marquées par la violence, où les campagnes nationales de prévention et d’information ont besoin des relais de terrain pour être efficaces, ces missions définies par la loi, plus que jamais, sont primordiales !
450.000 personnes bénéficient chaque année des actions du Planning Familial dans ses 70 associations départementales de Métropole et des DOM. La conséquence de cette brutale démission de l’Etat est la fermeture programmée d’un grand nombre de ces lieux d’accueil individuels et collectifs.
L’Etat doit assurer sa responsabilité nationale pour l’information, l’éducation à la sexualité, et la prévention pour toutes et tous conformément à l’article 1 de la Loi 73-639 du 11 juillet 73.
L’Etat ne doit pas supprimer les lieux d’écoute et de parole, mais les développer.
L’Etat ne doit pas supprimer les interventions collectives, mais les développer.
L’Etat doit donner aux associations qui assurent ces missions, les moyens aujourd’hui nécessaires, pour le développement de leurs activités et de leurs interventions.
Tous ces acquis sont récents, ces droits sont fragiles. Nous avons lutté pour les obtenir, luttons ensemble pour les défendre !
Vous souhaitez soutenir Le Planning Familial, signez la pétition."

Le Parti Radical de Gauche ne se préoccupe pas de la condition des femmes ou de la parité seulement  lors de la journée du 8 mars. Il agit pour la promotion des femmes en politique dans les actes. Sur l'agglomération creilloise (CAC, Pierre Sud Oise et Vallée Dorée), le PRG compte 13 élus dont 9 femmes:
deux maires adjointes : Eve Alguemi, Nogent et Gallia Basmaison, Creil
 et sept conseillères municipales : inès Anane (Montataire) , Marine Barbette (Creil) , Florence Bizien (Laigneville) , Betina Bouchini (Nogent) , Fanny Guinion (Saint Leu) , Marie Christine Léger (Liancourt) et Aicha Oyono (Creil).

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  • : blog collectif des Radicaux de Gauche du bassin creillois
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  • : Ce blog a vocation à faire connaitre les actions et les réflexions des Radicaux de Gauche du pays creillois, et à offrir une tribune aux associations oeuvrant à une République fraternelle.
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  • : 08/04/2006
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Actualités Radicales

Lancement de l’Association des Jeunes Elus de France

 

Le 12 octobre 2009, l’association des Jeunes élus de France (AJEF) a tenu sa première conférence de presse à Paris. L’AJEF est la première association qui fédère les jeunes élus issus de tous les principaux partis politiques français, et de toutes les régions.

en photo notre ami Guillaume Bonnet maire adjoint PRG d'Amiens , membre fondateur 

En complément et en résonance de l’activité propre des partis, cette association a vocation à promouvoir l’engagement des jeunes, faire émerger de nouveaux talents et réconcilier une génération avec l’action publique ; être un lieu d’échange, de dialogue et d’expérimentation au-delà des attaches partisanes ; être le fer de lance d’un renouveau dans la pratique politique.

 

L’AJEF appelle tous les jeunes élus à rejoindre cet élan, pour développer ensemble une approche authentique et moderne de l’action politique, fondée sur les convictions, les compétences et l’indépendance.

Liste des membres fondateurs présents à la conférence de presse

·         Président de l’association : Pierre-Adrien BABEAU, Adjoint au Maire de Neuilly-sur-Seine, UMP, 27 ans.

·         Vice Présidente de l’association : Camille PLET, Conseillère municipale déléguée de Grenoble, MODEM, 25 ans.

·         Vice Président de l’association : Edgar MINIMBU, Conseiller municipal délégué d’Aubervilliers, PS, 28 ans.

·         Guillaume BONNET, Adjoint au Maire d’Amiens, PRG, 29 ans

·         Anissa ACHARKI, Adjoint au Maire d’Angoulême, Divers gauche, 26 ans.

·         Ian BROSSAT, Conseiller de Paris, élu du 18ième arrondissement, PCF, 29 ans.

·         Julien SAGE, Adjoint au Maire de Nanterre, Les Verts, 29 ans.

·         Emmanuelle BECKER, Conseillère de Paris, élue du 13ième arrondissement, PCF, 26 ans.

·         Jérôme MARCHAND-ARVIER, Adjoint au Maire de Nancy, UMP, 27 ans.

·         Hélène DELILLE, Adjoint au Maire de Paris 18ième, Les Verts, 24 ans.

·         Tumasgiu d’ORAZIO, Conseiller municipal délégué d’Ajaccio, Divers gauche, 22 ans.

·         Arnaud JAULIN, Conseiller municipal de La Rochelle, MODEM, 30 ans.

·         Fanny BRULEBOIS, Conseillère municipale de Morzine-Avoriaz, Divers droite, 24 ans.

·         Neila HAMADACHE, Conseillère municipale déléguée de Clichy la Garenne, Les Verts, 28 ans. 

En savoir plus : www.jeunes-elus.fr/

LE FIL RADICAL N°3  EST PARU   

Le cercle Radical du Pays Creillois a publié le troisième numéro  de son bulletin d'informations "le FIL RADICAL".
Tiré à 3 000 exemplaires, les militants l'ont présenté à la presse locale mi juillet et le  distribuent depuis fin aout sur les marchés de Nogent sur Oise, de Saint Leu d'Esserent, de Montataire et de Creil.  Nous avons adressé un exemplaire à tous les élus des communes du pays (CAC, Pierre Sud Oise et Laincourtois). Nous présenterons tous les articles sur ce blog.
L'accueil des habitants est très positif : nous sommes félicités pour faire paraitre un bulletin de huit pages en dehors des périodes électorales pour faire connaitre nos opinions politiques et rendre compte de nos mandats électifs. Certains articles engendrent des discussions et c'est tant mieux !
A notre connaisance le FIL RADICAL  PAYS CREILLOIS est le premier bulletin politique de la grande agglomération creilloise, les autres partis publient des lettres communales, parfois des journaux départementaux et souvent juste des tracts recto-verso sur un sujet. Nous avons pris le parti de mettre en commun nos réflexions et nos énergies afin de donner corps à l'idée de pays creillois. Le numéro 4 est prévu pour octobre : à vos stylos...Nous sommes preneurs de contributions interessantes...

Parlementaires Radicaux

Sylvia PINEL, Député PRG de Tarn-et-Garonne, est intervenue en séance, jeudi 15 octobre, dans le cadre de la proposition de résolution estimant urgente la mise en oeuvre de l'article 11 de la Constitution sur l'extension du référendum.

Voici le texte de son intervention :
La loi constitutionnelle de modernisation des institutions de la 5ème République, soucieuse de renforcer les pouvoirs du Parlement, a institutionnalisé le 23 juillet 2008 une procédure de référendum dite « d'initiative populaire». Avancée démocratique sans précédent depuis le 4 octobre 1958, l'adoption du nouvel article 11 de notre Constitution ouvre aux citoyens l'opportunité d'organiser un référendum à l'initiative de leurs représentants avec le soutien des électeurs inscrits sur les listes électorales. Pour autant, dans les faits, force est de constater qu'il n'en est rien.

Le recours au référendum, trop longtemps détenu entre les mains du seul pouvoir exécutif, est demeuré sous-employé. A présent, et alors que cette faculté d'initiative référendaire est enfin reconnue au Parlement, celle-ci demeure toujours inapplicable. Aussi, faut-il encore rappeler que « Le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la Nation et appartient au peuple qui l'exerce par ses représentants et par la voie du référendum » pour véritablement mesurer l'urgence à agir ?
. Depuis le 14 septembre dernier et l'adoption de la dernière loi organique sur l'application des dispositions constitutionnelles issue de la Grande réforme, seules les conditions de mise en ouvre relatives au Défenseur des Droits et à l'extension du référendum restent toujours à déterminer.
Aucun projet de loi n'a été déposé pour permettre la mise en ouvre du 3ème alinéa de l'article 11, aucune volonté n'a été affichée en ce sens.

Les Radicaux de Gauche déplorent tout autant qu'ils dénoncent cet attentisme préjudiciable à l'heure où, hasard du calendrier, le Gouvernement s'apprête à réformer le statut La Poste, véritable institution dans la vie de tous les français.

Plus de 2 millions de nos concitoyens se sont déjà mobilisés lors d'une votation inédite dont le résultat sans appel témoigne, une fois encore, de cet attachement profond de la population et des élus au service public postal qui, au delà de son rôle économique génère un lien social indispensable, notamment en milieu rural. Avec force, les Députés Radicaux de Gauche appellent donc de leurs voux l'application de l'article 11 tel que souhaité par la révision constitutionnelle et soutiennent sans réserve la proposition de résolution présentée par le Président AYRAULT au nom du groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche.

.

Pourquoi ne pas préciser une procédure exceptionnelle dès lors qu'il est question de réformer en profondeur les services publics, biens communs de la Nation ?

Et, que penser des seuils retenus pour permettre le recours effectif au référendum ? Un dixième des électeurs inscrits sur les listes électorales, ce n'est pas moins de 4,5 millions de personnes qu'il faut mobiliser, dans des conditions pour le moins incertaines. Chez nos voisins européens, la percée démocratique ouverte par cette procédure n'est pas aussi frileuse.

En Italie, où le nombre d'habitants est sensiblement identique à celui de notre pays, le seuil est fixé à seulement 500 000 électeurs. Et, nul besoin de revenir sur l'exemple de la Suisse pour craindre qu'en l'état, la procédure référendaire « d'initiative populaire » reste lettre morte. Le seuil fixé à 1/10ème des électeurs inscrits sur les listes électorales doit donc être révisé à la baisse. En outre, permettez moi de douter quant à l'efficacité d'une procédure qui, initiée par une minorité, soit 1/5ème des parlementaires, peut succomber sous le fait majoritaire.

En conséquence, vous l'aurez compris Monsieur le Ministre, l'urgence est déclarée ! Il est impératif qu'un projet de loi organique vienne préciser au plus tôt les conditions de mise en ouvre de l'article 11 de la Constitution afin d'ouvrir le débat qui, je l'espère, permettra enfin au référendum d'initiative populaire d'exister ; et ce dans l'intérêt de notre République !

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