La Ville de Creil a signé, avec les 3 autres communes de l'agglomération creilloise, un protocole de lutte contre les discriminations avec le Parquet de Senlis en avril 2008. Ce protocole prévoit une participation active à la lutte contre toutes les formes de discriminations quelques soient ses victimes et son mode discriminatoire ainsi que son objet. La Ville s’engage, entre autre, à promouvoir le recours à un processus de signalement auprès de l'ADAVIJ (Association d'aide aux victimes) afin de prendre les actes discriminatoire et pouvoir poursuivre les auteurs présumés par voir judiciaire.

Les signataires se regroupent au sein d'une cellule se réunissant périodiquement afin de traiter les situations et faire vivre ce réseau. Elle est composée comme suit : La substitut du procureur, le délégué du Procureur, le Sous Préfet de Senlis, les représentants des 4 communes de la CAC, le directeur régional de l'ACSE, l'ADAVIJ, le CIDF, l'Inspection Académique, Jade, l'Institut Védior, la Police Nationale, la Gendarmerie Nationale.

Après des débuts laborieux et l'absence d'avancées significatives sur ce combat, j'ai souhaité axer mon travail au sein de ce dispositif sur la recherche d'engagements et d'actes forts sur ce sujet. C'est ainsi que le Parquet s'est engagé à former les forces de Police, de Gendarmerie et les Inspecteurs de travail à se former à la méthode de "testing" afin d'aller rechercher et établir des situations de discriminations faites auprès des habitants de l'agglomération notamment de nos quartiers populaires. Cette décision permettra de mettre en œuvre une action visant à former et à donner les méthodes aux enquêteurs et inspecteurs à amener des preuves à charge pour poursuivre des auteurs de discriminations avec la certitude de l'instruction des plaintes et une forte probabilité de condamnation du fait du relevé des infractions par des officiers de Police Judiciaire.

Cette initiative, à ma connaissance, reste exceptionnelle voire inédite à l'échelle nationale. L'expérimentation débutant, j'espère que celle ci sera couronnée de succès et permettra de faire avancer le combat contre les discriminations sur notre territo ire. Comptant sur la participation de chacun d'entre vous afin de faire avancer ce combat, je reste à votre disposition.

Eddie Beaubrun, conseiller municipal délégué de Creil

article paru dans le Fil Radical n°2

 Les 65 salariés de l’entreprise Akzo Nobel à Montataire, menacés de licenciement en raison d'une délocalisation en Allemagne, ont fait savoir à leur direction qu'il n'était pas question d'accepter "un plan au rabais".
Après avoir fait des heures supplémentaires à n'en plus finir, à la demande de l'entreprise, les salariés bientôt licenciés se voyaient proposer 15000 euros d'indemnité de départ  et 600 euros  par année d’ancienneté.
Les salariés demandaient une enveloppe de 80 000 € ainsi que 2 000 € par année de présence de chaque employé, pour le préjudice moral et financier subit.
S'en est suivie alors une partie de bras de fer entre salariés, syndicat et direction.
 La solidarité entre travailleurs s'est organisée par une grève largement suivie, et le blocage du site pendant plusieurs jours et nuits. Ils tiendront le siège de  l'entreprise 24h/24 jusqu'à obtenir des conditions de départ plus décentes : 30 000 euros d'indemnité et 1000 autres par année d'ancienneté.
C’est une victoire de la mobilisation même s’il n'en demeure pas moins que ces 65 salariés, qui pour certains ont passé plus de 30 ans dans cette entreprise auront la très difficile tache de retrouver un emploi dans un avenir très incertain.

Il n'est pas admissible que les entreprises bénéficiaires, traitent les salariés, comme quantité négligeable ou variable d’ajustement, et que le seul critère qui convienne soit l'augmentation de leurs bénéfices, au détriment de ceux travaillent dans les ateliers.
 La crise mondiale révélera encore des dizaines d'exemples de ce genre. C'est pourquoi il ne faut pas relâcher la mobilisation, et élargir le spectre de la solidarité entre salariés. Les salariés d'Akzo Nobel montrent ici la voie, et donnent une idée précise de ce que seront les combats à venir.

Bétina Bouchibi, conseillère municipale de Nogent

Article paru dans le FIL RADICAL N°2 et dans NOGENT, NOTRE VILLE d'Avril


 

Depuis le début de l’année les Départements d'Outre-Mer se sont mis en mouvement contre la vie chère, contre la faiblesse de leurs revenus et pour réclamer le droit à une vie meilleure dans un contexte de crise de légitimité profonde du capitalisme. Alors des organisations locales tentent d’élargir le débat et d’atténuer les éventuels conflits, des interventions télévisées publiques viennent envenimer la situation.

En effet, nous avons vu et entendu M. Alain Huyghues Despointes, promu au rang de Chevalier de la Légion d'Honneur, petit fils de colon, tenir des propos surréalistes et nous ramener aux splendeurs de la "société post-raciale":
 Sur la réalité historique de l’esclavage, déclare t-il sur Canal+ : « les historiens exagèrent un peu les problèmes, ils parlent surtout des mauvais côtés de l’esclavage, mais il y a des bons côtés aussi.Il y a des colons qui étaient très humains avec leur esclaves, qui les ont affranchis, qui leur donnaient la possibilité d’avoir un métier,… » Sur le fait que les békés de la Martinique ne se mélangent pas, il répond : «….quand je vois des familles métissées avec des blancs et des noirs, les enfants naissent de couleurs différentes, il n’y a pas d’harmonie. Il y en a qui naissent avec les mêmes cheveux que moi, d’autres ont les cheveux crépus dans la même famille avec des couleurs de peau différentes. Moi, je trouve pas ça bien. on a voulu préserver la race… » "Préserver la race", le credo est lâché… Le même qui hante tous les bas-fonds de notre histoire commune trop souvent bafouée et/ou négligée : l'esclavage, la colonisation, la ségrégation, l'apartheid, le nazisme…
Les révisionnistes de la colonisation avaient voulu faire voter une loi reconnaissant le "rôle positif" de celle-ci. Alain Huyghues-Despointes, lui, prend les choses à la racine, remonte le cours du temps jusqu'aux origines de la domination, enfonçant encore plus profondément sa conscience dans la fange révisionniste. Un tel affront, après des milliers d'autres, pourra t-il jamais être lavé par des "excuses" ou des justifications malhonnêtes ?

Beaucoup de familles « békés » ont bâti leur fortune sur les traites négrières et l’esclavage. Aujourd’hui un bon nombre continue à développer cette fortune par leurs sociétés qui détiennent les monopoles d’approvisionnement avec la métropole, notamment dans les domaines de l’industrie agroalimentaires, avec toujours la même mentalité.
Il nous appartient à tous de ne plus cautionner et d’accepter que quelques familles puissent continuer à saupoudrer leur vision primaire et à prospérer.
Car malgré leur éloignement géographique, les DOM sont des collectivités territoriales intégrées à la République française au même titre que les départements ou régions de la France métropolitaine.

Depuis le début du conflit, Christiane Taubira, députée PRG de Guyane, tout en soutenant les grévistes, a fait un gros travail d’explications de la situation outre-mer dans les medias nationaux  en trouvant les mots justes. Le LKP en Guadeloupe a obtenu satisfaction et l’accord a également abouti en Martinique. Nous nous en réjouissons. La lutte continue à la Réunion et la Guyane ne va rester sans bouger. La députée Radicale de Saint Pierre et Miquelon Annick Girardin a alerté le gouvernement sur la situation de ce territoire et est à l’initiative d’un collectif…

Ce combat est aussi le notre. La question sociale et notamment celle des salaires cristallise ici aussi les tensions. Alors que l’ensemble des salariés et plus particulièrement la jeunesse subissent une précarité accrue par les choix économiques du gouvernement, il est important de construire de manière unitaire une mobilisation d’ampleur FRATERNELLE ET SOLIDAIRE.


Sandra Vautour, militante associative et Radicale de  Rantigny


article paru dans le FIL RADICAL N°2 

 
On entend parler de crise, de pouvoir d'achat, d'économie... on constate la hausse du chômage et l'avenir ne s'annonce guère meilleur. Cependant, autant à l'échelle nationale, régionale que locale la question de la précarité chez les plus jeunes reste une des problématiques majeures de notre société. En effet, notre jeunesse doit faire face aux même difficultés que l'adulte en terme d'accessibilité au logement, aux soins, à l'emploi... accentuées par un contexte difficile d'entrée dans la vie active (peu d'expériences, aides insuffisantes pour les étudiants, discriminations sociales et culturelles...) et le tout conforté par un contexte de crise économique mondiale. 

Nous "jeunesse creilloise" n'y échappons pas, les limites affichés par les municipalités jusqu'ici n'ont pas permis l'aboutissement d'une réelle politique efficace en faveur de la jeunesse. Ainsi depuis plusieurs années CREIL est rarement mis en avant pour sa jeunesse qui réussit, mais pour une jeunesse qui fait peur : on oublie vite K-mel, Fabé Dia et tellement d'autres... très vite noyés sous les "faits divers" et CREIL boit la tasse.. 

Notre ville est victime d'une mauvaise réputation de sa jeunesse, elle-même victime de la ville (faiblesse des politiques « jeunesse » des mandats précédents). C'est pourquoi aujourd'hui NOUS réfléchissons et menons des actions  en vue d’élaborer une politique de la jeunesse par des jeunes et pour les jeunes avec la création des assises de la jeunesse en juin 2009. Cette initiative constitue la volonté d'une démocratie pour tous à CREIL  ce qui figure parmi les priorités de la municipalité mais aussi pour l'ensemble de la ville et de l'agglomération, jeunes, élus, professionnels, associatifs... Vous êtes concernés car vous, vos enfants, et leurs enfants constituent la jeunesse d'aujourd'hui et seront les piliers de notre société de demain !

NOUS VOUS INVITONS A NOUS REJOINDRE POUR Y PARTICIPER…

Mustapha HOUARI et Marine BARBETTE, conseillère municipale de Creil

Tribune paru dans le FIL RADICAL N°2 et dans CREIL INFOS d'avril

par Lionel DUCHATEL, maire de Mogneville (paru dans le FIL RADICAL N°2)

En soit, le service minimum dans les écoles est une bonne idée. Mais il mériterait d’être étudié, débattu et négocié avec les principaux concernés : les maires de France sollicités pour l’organiser. Ceci n’a pas été fait, puisque le gouvernement a imposé aux communes une loi instaurant un service minimum, sans concertation, et sans en mesurer les conséquences et les impossibilités d’application.

Concerné en tant que Maire de Mogneville, je vous détaille les problèmes rencontrés et vous explique pourquoi de nombreux maires ont refusé d’appliquer cette loi.

Tout d’abord, évoquons la question politique que pose le principe de cette loi : si les enseignants sont en grève, c’est pour cause de désaccord avec leur employeur : l’Etat. Les maires ne voient donc pas ce qu’ils viennent faire dans ce conflit ! Que l’Etat commence par négocier et écouter le corps enseignant, et les grèves diminueront…

Ceci étant dit, si l’on pense  « service public » avec le souhait de diminuer la gêne subie par les parents d’élèves d’enseignants grévistes, il serait effectivement utile d’organiser quelque chose. MAIS !!! Il faut savoir que les règles d’accueil des enfants (en périscolaires ou centres de loisirs) sont très strictes notamment pour l’encadrement. Il est imposé aux communes de mettre à disposition un encadrant, qualifié (CAP petite enfance, ou mieux, un BAFA) pour 14 enfants au dessus de 6 ans, et un encadrant pour 12 enfants de moins de 6 ans.

Dans le cas du service minimum, nulle mention de ces obligations. Un encadrant pour 30 enfants suffit à l’Etat !!! Mais, si un accident surgit, qui est responsable ? Vers qui les parents se retourneront pour demander des comptes, notamment de ne pas avoir mis les moyens en place pour assurer la sécurité des enfants ? Vers le Maire bien sûr ! L’Etat a répondu qu’il assumait la responsabilité administrative d’une telle décision…. MAIS NE PARLE PAS DE LA RESPONSABILITÉ PÉNALE !!!

De plus, d’autres points d’achoppement empêchent la mise en place de la loi :

Ä Le délai de réaction : les grévistes doivent de se déclarer 48h avant la date de la grève. Donc une grève décidée le vendredi pour le lundi est légale. Comment organiser un service minimum pendant le week-end ?

Ä Les Maires doivent fournir à l’académie pour validation la liste des personnes susceptibles d’être à même d’assurer le service minimum dans l(es)’école(s) communale(s) : sur quels critères, puisque ces personnes sont hors du circuit de l’enseignement ? Une vague de listes a inondé les académies, favorisant certainement une validation sans plus de vérification !!!

Ä La loi a-t elle pensé aux petites communes, qui de par leur faible population et leur effectif limité d’agents communaux ne disposent pas du vivier nécessaire pour trouver une ou des personnes aptes à accueillir les enfants les jours de grève ?…

Cette loi a tellement été bâclée et rencontrée tant de difficultés d’application que le sénat étudie la possibilité de la modifier, afin de ne l’imposer qu’aux grandes communes.

Mais ce qui a irrité le plus les Maires de France, c’est la manière autoritaire  employée pour les obliger à mettre en application cette loi, juste après avoir imposé aux communes la participation au financement des écoles privées !!!  

République, ton système éducatif laïc et républicain est mal mené !

Le sénat refuse,  de justesse, de réformer le service d'accueil des élèves


— Le Sénat a rejeté jeudi 26 mars de justesse une proposition de loi déposée par le RDSE (à majorité Radicaux de gauche) visant à exclure les communes de moins de 2 000 habitants du dispositif d'accueil des élèves d'écoles maternelles et élémentaires en cas de grève. La proposition a été repoussée à une très étroite majorité, de 169 voix contre 163 voix.

Plusieurs centristes y étant favorables et l'UMP ne disposant pas de majorité sans eux, leur groupe a fait l'objet d'intenses tractations pour qu'il ne mette pas en minorité le gouvernement et sa majorité. Le PCF et le PS ont soutenu la proposition du RDSE. Voici l'analyse du scrutin public : - groupe RDSE : pour 16 / abstention 1 - non-inscrits : contre 6 / pour 1   - groupe CRC-SPG (communistes) : pour 24 - groupe socialiste : pour 115
- groupe UC : pour 7 / contre 15 / abstention 2 - groupe UMP : contre 148 / pour 1

Le président du groupe RDSE, Yvon Collin (Tarn-et-Garonne) a fustigé une "loi inapplicable" qui "consiste à faire porter sur les collectivités locales l'organisation et le coût de l'accueil des enfants. C'est un nouveau désengagement de l'Etat et un nouveau transfert de charges vers les collectivités locales qui n'ont rien demandé" s'est-il indigné. Il a également estimé que cette loi qui n'exige "aucune qualification minimale" pour le personnel d'accueil "fait courir des risques aux élèves".

Le ministre de l'Education, Xavier Darcos a douté qu'il "soit plus dur d'appliquer cette loi dans une commune de moins de 2.000 habitants que dans une ville de plus de 100.000 habitant". Défendant cette "avancée majeure pour le droit des familles et signe de maturité pour notre dialogue social", il a souligné que le nombre d'enfants accueillis était passé de "50.000 en octobre 2008 à 450.000 en janvier" dernier.

Cette proposition de loi était présentée dans le cadre de la semaine d'initiative parlementaire et de la journée des groupes d'opposition et des groupes minoritaires instaurée par la réforme de la Constitution

 PARIS (AGENCE FRANCE PRESSE)

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  • : 08/04/2006
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Actualités Radicales

Lancement de l’Association des Jeunes Elus de France

 

Le 12 octobre 2009, l’association des Jeunes élus de France (AJEF) a tenu sa première conférence de presse à Paris. L’AJEF est la première association qui fédère les jeunes élus issus de tous les principaux partis politiques français, et de toutes les régions.

en photo notre ami Guillaume Bonnet maire adjoint PRG d'Amiens , membre fondateur 

En complément et en résonance de l’activité propre des partis, cette association a vocation à promouvoir l’engagement des jeunes, faire émerger de nouveaux talents et réconcilier une génération avec l’action publique ; être un lieu d’échange, de dialogue et d’expérimentation au-delà des attaches partisanes ; être le fer de lance d’un renouveau dans la pratique politique.

 

L’AJEF appelle tous les jeunes élus à rejoindre cet élan, pour développer ensemble une approche authentique et moderne de l’action politique, fondée sur les convictions, les compétences et l’indépendance.

Liste des membres fondateurs présents à la conférence de presse

·         Président de l’association : Pierre-Adrien BABEAU, Adjoint au Maire de Neuilly-sur-Seine, UMP, 27 ans.

·         Vice Présidente de l’association : Camille PLET, Conseillère municipale déléguée de Grenoble, MODEM, 25 ans.

·         Vice Président de l’association : Edgar MINIMBU, Conseiller municipal délégué d’Aubervilliers, PS, 28 ans.

·         Guillaume BONNET, Adjoint au Maire d’Amiens, PRG, 29 ans

·         Anissa ACHARKI, Adjoint au Maire d’Angoulême, Divers gauche, 26 ans.

·         Ian BROSSAT, Conseiller de Paris, élu du 18ième arrondissement, PCF, 29 ans.

·         Julien SAGE, Adjoint au Maire de Nanterre, Les Verts, 29 ans.

·         Emmanuelle BECKER, Conseillère de Paris, élue du 13ième arrondissement, PCF, 26 ans.

·         Jérôme MARCHAND-ARVIER, Adjoint au Maire de Nancy, UMP, 27 ans.

·         Hélène DELILLE, Adjoint au Maire de Paris 18ième, Les Verts, 24 ans.

·         Tumasgiu d’ORAZIO, Conseiller municipal délégué d’Ajaccio, Divers gauche, 22 ans.

·         Arnaud JAULIN, Conseiller municipal de La Rochelle, MODEM, 30 ans.

·         Fanny BRULEBOIS, Conseillère municipale de Morzine-Avoriaz, Divers droite, 24 ans.

·         Neila HAMADACHE, Conseillère municipale déléguée de Clichy la Garenne, Les Verts, 28 ans. 

En savoir plus : www.jeunes-elus.fr/

LE FIL RADICAL N°3  EST PARU   

Le cercle Radical du Pays Creillois a publié le troisième numéro  de son bulletin d'informations "le FIL RADICAL".
Tiré à 3 000 exemplaires, les militants l'ont présenté à la presse locale mi juillet et le  distribuent depuis fin aout sur les marchés de Nogent sur Oise, de Saint Leu d'Esserent, de Montataire et de Creil.  Nous avons adressé un exemplaire à tous les élus des communes du pays (CAC, Pierre Sud Oise et Laincourtois). Nous présenterons tous les articles sur ce blog.
L'accueil des habitants est très positif : nous sommes félicités pour faire paraitre un bulletin de huit pages en dehors des périodes électorales pour faire connaitre nos opinions politiques et rendre compte de nos mandats électifs. Certains articles engendrent des discussions et c'est tant mieux !
A notre connaisance le FIL RADICAL  PAYS CREILLOIS est le premier bulletin politique de la grande agglomération creilloise, les autres partis publient des lettres communales, parfois des journaux départementaux et souvent juste des tracts recto-verso sur un sujet. Nous avons pris le parti de mettre en commun nos réflexions et nos énergies afin de donner corps à l'idée de pays creillois. Le numéro 4 est prévu pour octobre : à vos stylos...Nous sommes preneurs de contributions interessantes...

Parlementaires Radicaux

Sylvia PINEL, Député PRG de Tarn-et-Garonne, est intervenue en séance, jeudi 15 octobre, dans le cadre de la proposition de résolution estimant urgente la mise en oeuvre de l'article 11 de la Constitution sur l'extension du référendum.

Voici le texte de son intervention :
La loi constitutionnelle de modernisation des institutions de la 5ème République, soucieuse de renforcer les pouvoirs du Parlement, a institutionnalisé le 23 juillet 2008 une procédure de référendum dite « d'initiative populaire». Avancée démocratique sans précédent depuis le 4 octobre 1958, l'adoption du nouvel article 11 de notre Constitution ouvre aux citoyens l'opportunité d'organiser un référendum à l'initiative de leurs représentants avec le soutien des électeurs inscrits sur les listes électorales. Pour autant, dans les faits, force est de constater qu'il n'en est rien.

Le recours au référendum, trop longtemps détenu entre les mains du seul pouvoir exécutif, est demeuré sous-employé. A présent, et alors que cette faculté d'initiative référendaire est enfin reconnue au Parlement, celle-ci demeure toujours inapplicable. Aussi, faut-il encore rappeler que « Le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la Nation et appartient au peuple qui l'exerce par ses représentants et par la voie du référendum » pour véritablement mesurer l'urgence à agir ?
. Depuis le 14 septembre dernier et l'adoption de la dernière loi organique sur l'application des dispositions constitutionnelles issue de la Grande réforme, seules les conditions de mise en ouvre relatives au Défenseur des Droits et à l'extension du référendum restent toujours à déterminer.
Aucun projet de loi n'a été déposé pour permettre la mise en ouvre du 3ème alinéa de l'article 11, aucune volonté n'a été affichée en ce sens.

Les Radicaux de Gauche déplorent tout autant qu'ils dénoncent cet attentisme préjudiciable à l'heure où, hasard du calendrier, le Gouvernement s'apprête à réformer le statut La Poste, véritable institution dans la vie de tous les français.

Plus de 2 millions de nos concitoyens se sont déjà mobilisés lors d'une votation inédite dont le résultat sans appel témoigne, une fois encore, de cet attachement profond de la population et des élus au service public postal qui, au delà de son rôle économique génère un lien social indispensable, notamment en milieu rural. Avec force, les Députés Radicaux de Gauche appellent donc de leurs voux l'application de l'article 11 tel que souhaité par la révision constitutionnelle et soutiennent sans réserve la proposition de résolution présentée par le Président AYRAULT au nom du groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche.

.

Pourquoi ne pas préciser une procédure exceptionnelle dès lors qu'il est question de réformer en profondeur les services publics, biens communs de la Nation ?

Et, que penser des seuils retenus pour permettre le recours effectif au référendum ? Un dixième des électeurs inscrits sur les listes électorales, ce n'est pas moins de 4,5 millions de personnes qu'il faut mobiliser, dans des conditions pour le moins incertaines. Chez nos voisins européens, la percée démocratique ouverte par cette procédure n'est pas aussi frileuse.

En Italie, où le nombre d'habitants est sensiblement identique à celui de notre pays, le seuil est fixé à seulement 500 000 électeurs. Et, nul besoin de revenir sur l'exemple de la Suisse pour craindre qu'en l'état, la procédure référendaire « d'initiative populaire » reste lettre morte. Le seuil fixé à 1/10ème des électeurs inscrits sur les listes électorales doit donc être révisé à la baisse. En outre, permettez moi de douter quant à l'efficacité d'une procédure qui, initiée par une minorité, soit 1/5ème des parlementaires, peut succomber sous le fait majoritaire.

En conséquence, vous l'aurez compris Monsieur le Ministre, l'urgence est déclarée ! Il est impératif qu'un projet de loi organique vienne préciser au plus tôt les conditions de mise en ouvre de l'article 11 de la Constitution afin d'ouvrir le débat qui, je l'espère, permettra enfin au référendum d'initiative populaire d'exister ; et ce dans l'intérêt de notre République !

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