Après avoir démantelé « la jungle » aux abords de Calais,  le ministre Eric Besson, prétendait que ce démantèlement n’avait pour but que de remettre un peu d’humanité dans la vie des afghans en transition vers l’Angleterre. Il est vrai que les conditions de vie dans « la jungle » étaient plus que déplorables, et qu’il fallait trouver une solution. Il n’y a plus rien et des petites jungles s’organisent sur tout le littoral calaisien !...

Quelques semaines plus tard, le ministère de l’immigration et de l’identité nationale, organise les vols charters de l’indignité nationale vers Kaboul.

En effet, c’est mardi 20 octobre à minuit que trois ressortissants afghans ont été reco nduits de force dans leur pays d’origine_ qui faut-t-il le rappeler se trouve être un pays en proie à la guerre, au terrorisme, et à la violence quotidienne. 

Comment le gouvernement français peut-il assurer la sécurité des « expulsés » puisqu’il n’est déjà pas en mesure d’assurer la sécurité des  forces armées qu’il a envoyées en Afghanistan, pour ramener la paix ?

 

Groupe des élus PRG de Nogent : Bétina Bouchibi et Eve Alguémi

Vendredi 2 octobre l’association « Justice pour Naguib » organisait un concert au palace de Montataire avec les anciens chanteurs du groupe Zebda : les frangins « Mous et Hakim » et leur nouveau groupe : « Origines contrôlées ».

 « Pas de Justice, pas de Paix ! » était le leitmotiv de la soirée comme l’a rappelé Inès Anane, conseillère municipale de Montataire et co-fondatrice de l’association, dans son discours introductif. L’instruction continue : le gendarme ayant tué Naguib Toubache a été mis en examen pour homicide involontaire, trois personnes soupçonnées d’accompagner Naguib la nuit du drame et l’avoir laissé mourir sans assistance ont été arrêtées mais le procès n’est toujours pas fixé. L’association continue les actions pour  la mémoire et pour rester mobilisés pour une justice sans faille établissant toute la vérité et jugeant les responsables.

Plus de 200 personnes se pressaient le 2 octobre. Ils ont découvert  d’abord une bonne surprise avec les deux groupes locaux de  première partie : GOR de Creil  proposait un mix de soul-funk avec des mélodies et des textes bien léchés et Blackchats de Nogent faisait un rap soigné et travaillé. Encore une preuve des talents artistiques de l’agglomération creilloise.

Mouss et Hakim nous ont emmenés en voyage en Kabylie en revisitant des grands classiques de la chanson kabyle de 1945 à nos jours. L’enthousiasme et l’énergie qui les ont  rendus célèbres avec Zebda sont toujours là : intacts tout comme leur esprit militant et révolté. Ils ont entrainé tout le public dans la danse et dans  la poésie avec la force de leur passion et la qualité musicale assez exceptionnelle de leurs musiciens.  Ils ont conclu le concert en faisant monter toute la famille et les membres de l’association sur la scène pour affirmer ensemble : « Pas de Justice,  Pas de Paix ! ».

L’association a donné rendez vous à tous le 28 novembre prochain pour une marche silencieuse à Montataire (13h30 devant la caserne des pompiers), un an après la mort de Naguib...

par Inès ANANE, conseillère municipale de Montaire et co-fondatrice de l'association


Les Radicaux du Bassin Creillois ont participé activement à la votation citoyenne contre la privatisation de la poste. A Nogent, place des trois rois vendredi 2 ; à Creil, place Carnot samedi 3 matin et à Saint Leu d’Esserent samedi 3 après midi, les élus PRG étaient présents avec les postiers CGT, les militants communistes et socialistes pour recueillir le vote des habitants. Massivement la population se pressait pour refuser cette enième privatisation. Les hausses de tarif de GDF et les suicides en cascade des agents de France Télécom revenaient sans cesse dans les conversations comme les exemples à ne pas suivre pour la Poste.

A Creil 815 personnes se sont exprimées dont 785 pour le NON ! A Nogent 729 votants et 722 NON ! A Saint Leu 531 votants et 521 NON ! A Montataire 1044 votants et 1026 NON !

Lundi les organisations politiques de Gauche et les les syndicats se retrouvaient  devant la préfecture pour le décompte départemental : au total dans l’Oise ce sont 16 244 isariens qui se sont exprimés et 15 887 ont dit NON à cette privatisation rampante. Bravo pour cette belle mobilisation : nous sommes prêts pour le vrai référendum d’initiative populaire que le gouvernement ne peut éviter.

Dès dimanche, le comité d'organisation de cette consultation "contre la privatisation de La Poste, pour un débat public et un référendum sur le service public postal", qui regroupe une soixantaine d'organisations, partis, syndicats et associations de gauche, a donné de la voix.

"Après cet exercice de démocratie participative et cet engouement, on va évidemment demander le gel du projet et l'ouverture d'un grand débat public", a prévenu le porte-parole, Nicolas Galepides, fort des quelque 2,3 millions de suffrages exprimés recensés dimanche soir.
.
"On ne peut pas laisser retomber le soufflé. On ne va pas se contenter de demander un rendez-vous au président de la
République", a insisté M. Galepides. Au nom du PS, Razzy Hammadi a demandé le gel du projet et un référendum sur le sujet. "Le gouvernement ne peut fuir le débat", a-t-il estimé, "la droite doit cesser de se défiler".

Mais alors que le gouvernement justifie ce changement de statut par l'ouverture à la concurrence, le président PS de la commission des Finances de l'Assemblée nationale, Didier Migaud, s'est inscrit en faux contre cet argument. "Personne n'imposait quelque changement de statut que ce soit à La Poste (...). Son statut actuel lui permet de
s'inscrire dans la concurrence", a-t-il affirmé dimanche.

Au regard des déclarations du porte-parole de l'UMP Frédéric Lefebvre, qui dénonce une "vaste manipulation organisée par des associations ou partis de gauche qui veulent faire croire à un projet de privatisation de La Poste", un gel du projet n'était pas d'actualité dimanche pour le gouvernement. Pas plus que l'organisation d'un référendum: "on voudrait à partir de cette question truquée faire un référendum! De qui se moque-t-on?", a répliqué M. Lefebvre.

S'agissant d'un référendum d'initiative populaire prévu dans la Constitution depuis juillet 2008, il est impossible à organiser, faute de texte d'application, en l'espèce une loi organique. D'ores et déjà, le PS a promis d'inscrire le 15 octobre dans sa niche parlementaire (séance dont l'ordre du jour est fixé par un groupe) une proposition de loi visant à remédier à cette situation.

Comme l'ont remarqué tous les observateurs ne telle mobilisation populaire même imparfaite dans les formes ne pourra être "politiquement" occultée. Il faut continuer : nous sommes prêts pour le référendum populaire !

en photos les élus PRG à Creil et St Leu samedi 3 octobre

 

« Nous lançons ce jour à Froissy le collectif de l'Oise contre la privatisation de la Poste. » Réunie à Froissy, la délégation conduite par Fabrice Dalongeville, président du PRG 60 et maire d'Auger-Saint-Vincent, en compagnie de Josiane Baeckelandt, maire de Froissy, Thierry Maugez, conseiller général du canton de Songeons et maire d'Hanvoille, Joël Patin, conseiller général de Grandvillers et conseiller municipal de Sommereux, Chrisophe Isaac, conseiller municipal de Noyers Saint-Martin et Eddy Beaubrun, conseiller municipal de Creil, appelle toutes les formations politiques, syndicales et associatives hostiles au projet du gouvernement à se mobiliser pour permettre aux citoyens de s'exprimer sur ce sujet entre le 27 septembre et le 3 octobre. « Cette « votation citoyenne » est une première étape avant l'examen du texte au Sénat qui aura lieu début novembre, avance Fabrice Dalongeville. Les parlementaires doivent sentir que les citoyens ne laisseront pas brader un service public tel que celui de la Poste. »


D'ici là, les élus du PRG appellent toutes celles et tous ceux qui ne veulent pas voire la Poste être à terme privatisée à rejoindre le collectif. Une réunion publique est organisée le jeudi 24 septembre à 20 heures 30 dans la salle des fêtes d'Avrechy. « Depuis de nombreuses années, nous nous mobilisons contre le démantèlement des services publics en milieu rural, souligne Thierry Maugez. Tout disparaît : les postes, les perceptions, les antennes DDE, etc. Il faut dire stop. »

 

Même si, pour le moment, il ne s'agit encore que d'un changement de statut (l'histoire récente de France Telecom montre bien que les promesses n'engagent que ceux qui les écoutent), la privatisation menacerait le maintien des missions de service public imposé à La Poste. Comment concilier le souci légitime des actionnaires privés d’une rentabilité optimale avec le maintien de missions de service public par définition non rentables même si elles sont socialement utiles ? Le contrat de service public signé entre La Poste et l’Etat ne suffit pas à garantir leur maintien, du fait d’insuffisances en matière de financement et de dispositions qui peuvent permettre de limiter le contenu même des missions de service public.

Au delà, il s'agit donc d’obtenir l’inscription très claire dans la loi de véritables garanties sur le maintien des missions de service public de La Poste; d’obtenir des garanties sur le volume et la pérennité du fonds postal de péréquation territoriale qui permet l’aménagement postal du territoire; d’assurer le maintien du caractère public de l’entreprise par l’apport de capitaux exclusivement publics.

De fait, l’Etat doit assumer ses responsabilités et ne pas laisser La poste seule, pour assumer des fonctions qui ne lui incombent pas directement. Autrement dit ; si l’on considère qu’assurer l’aménagement du territoire est une compétence de l’Etat, alors il ne peut laisser La Poste supporter seule le coût de l’aménagement du territoire.

« Les citoyens doivent se mobiliser pour affirmer leur attachement aux services publics de la Poste, qu'ils concernent le courrier, la banque de proximité ou l'activité colis ou plus largement le lien social qu'entretiennent les agents dans les territoires, » souligne Fabrice Dalongeville. A nous tous, en solidarité, à dire non au projet du gouvernement. »

Pour tout renseignement  http://www.appelpourlaposte.fr/

La campagne électorale pour le parlement européen a replacé la Turquie au centre des débats, voire des phantasmes et des démagogies… Des prises de positions de Sarkozy contre l’adhésion de la Turquie à l’Union Européenne aux déclarations favorables de Barak Obama,  de l’affirmation sans équivoque des Radicaux au refus catégorique teinte de racisme de l’extrême-Droite, du refus embarrassé de Bayrou à l’acceptation gênée et à 20 ans du PS, tous les partis politiques français divergent et s’opposent  sur l’Europe avec ou sans la Turquie.

La Turquie compte 70 millions d’habitants dont un nombre important vit déjà dans le reste du continent. Dans le bassin creillois nous côtoyons tous les jours, à l’école, au travail, dans les assocs et les loisirs des concitoyens d’origine turque. Le fil Radical a voulu connaitre l’opinion sur ce débat passionné de deux militants proches du PRG et très actifs dans leurs communautés. : Bilmez DOGAN, nogentaise, participe à toutes les initiatives de la Maison Franco-Kurde  et Safter KURT, creillois, agit comme secrétaire général de l’association culturelle des Turcs.

Tout d’abord, pour vous,  la Turquie est géographiquement et historiquement en Europe ou non ?

Safter : Même si la Turquie a la plus  grande partie de son territoire en Asie Mineure, elle possède une place centrale entre l’Europe et l’Asie. Historiquement Istanbul, autrefois Byzance, fut la capitale de l’empire romain d’Orient. Aujourd’hui elle est membre de plusieurs organisations européennes : le conseil de l’Europe, l’Eurovision, l’Union Européenne de Football UEFA… Culturellement les liens avec la France et l’Allemagne sont forts et anciens. Le lycée français de Galatassaray fut ouvert sous l’empire ottoman.

Bilmez : Oui, géographiquement et historiquement la Turquie a toujours fait partie intégrante des deux continent l’Europe et l’Asie. La Turquie est déjà très présente sur le marché européen et une grande majorité de ses habitants partagent une culture et une mentalité européennes

Sur le plan individuel êtes-vous favorable à l’adhésion de la Turquie à l’UE ?

Bilmez : Oui et Non à la fois, la Turquie est déjà un pays puissant et moderne tout seul. Sa progression ne dépend pas de l’UE ! Mais c’est certain qu’en devenant membre de l’UE, la Turquie pourra améliorer le niveau de vie des Turcs plus rapidement, développer son économie et harmoniser les droits sociaux sur ceux des pays de l’UE les plus avancés. Cela pourrait permettre surtout de faire évoluer positivement les droits démocratiques pour tous les citoyens quelques soient leurs origines (turcs, kurdes, chaldéens, arméniens, alévis ...)

Safter : Bien sur que OUI ! Déjà près de 3,5 millions de turcs vivent dans les pays de l’UE et la Turquie est plus importante, plus développée que d’autres pays adhérents

Qu’avez-vous pensé des déclarations favorables de Barak Obama à Ankara ?

Safter : D’abord ce qui me réjouit est que sa première visite officielle en Europe soit pour le parlement d’Ankara : c’était un geste politique fort, même s’il n’est pas le premier président US à se déclarer favorable à l’entrée de la Turquie dans l’UE : Bill Clinton l’avait précédé dans cette voie.

Bilmez : je suis d’accord avec Obama sur le fait qu’il faut lever les obstacles culturels entre les turcs et les européens et les barrières de religion entre musulmans et chrétiens d’Europe.

 Comment comprenez-vous le refus catégorique de Sarkozy envers la Turquie ?

Safter : Le comportement de Sarkozy est typiquement politicien et lié à la situation intérieure française. Je crois qu’il a peur qu’un grand pays laïc comme la Turquie entre dans l’UE ! A moins qu’il ne cultive le phantasme que tous les musulmans d’Europe se sentent plus forts avec la Turquie comme membre adhérent….

Bilmez : il est anormal d’être aussi catégorique pour un président, de rejeter les turcs et la Turquie à priori et surtout de nier l’Histoire et la Géographie.

De Villiers et Le Pen ont titré leur bulletin de vote « pour l’Europe sans la Turquie » comment le prenez vous ?

Bilmez : je suis attristée : c’est de la pure discrimination ! Derrière le refus des turcs se câche le refus de l’islam et de tous les musulmans !

Safter : C’est le fonds de commerce des partis d’extrême droite français : si la Turquie était chrétienne, son adhésion ne ferait aucun débat. A l’opposé Michel Rocard avait écrit un livre « Oui à la Turquie »

Comment voyez-vous l’avenir de ce débat ?

Safter : Les jeunes d’origine turque seront de plus en plus présents  sur le plan économique, culturel et politique grâce au niveau d’éducation scolaire et universitaire. Il y a quelques jours une jeune turco-belge de 26 ans présentée par le parti social-chrétien : Mahinur Ozdemir, déjà conseillère municipale de Schaerbeek, a été élue députée de Bruxelles! Elle a prêté serment avec son voile !...L’adhésion est une longue route mais elle aboutira...

Bilmez : çà fait des années qu’on « invente » des prétextes pour reculer l’adhésion. Il est vrai que la Turquie ne parvient pas à régler pacifiquement ses problèmes internes  comme la reconnaissance du peuple kurde et du génocide arménien, mais l’UE a accepté sans débat des états plus pauvres et moins démocratiques comme la Roumanie et la Bulgarie.  Je rappelle que  les femmes turques votent depuis 1931 et les françaises depuis 1945 !

Tôt ou tard la Turquie sera dans l’UE mais cette attente est exaspérante et humiliante, et cela renforce un sentiment de repli national et de refus de l’adhésion à l’UE chez de nombreux turcs.

 LE PRG POUR LA TURQUIE DANS L’UE

Jean-Michel Baylet, président du Parti Radical de gauche (PRG), a estimé que l'intégration de la Turquie dans l'Union européenne était "une priorité si on souhaite que la démocratie se fortifie dans ce grand pays musulman et moderne".
"La position de la France et de l'Allemagne doit évoluer si on ne veut pas que le peuple turc se tourne vers des choix politiques qui l'éloigneraient de nous", soulignant que le PRG s'était prononcé dès 2004 pour une adhésion de la Turquie dans un délai de dix ans". Le PRG s'est également "félicité de la vigueur du courant laïque en Turquie qui a encore démontré sa vivacité en organisant une grande manifestation à Ankara" le 17 mai dernier.
(AFP)PARIS, 18 mai 2009

 ARTICLE PARU DANS LE FIL RADICAL PAYS CREILLOIS N°3
 

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Actualités Radicales

Lancement de l’Association des Jeunes Elus de France

 

Le 12 octobre 2009, l’association des Jeunes élus de France (AJEF) a tenu sa première conférence de presse à Paris. L’AJEF est la première association qui fédère les jeunes élus issus de tous les principaux partis politiques français, et de toutes les régions.

en photo notre ami Guillaume Bonnet maire adjoint PRG d'Amiens , membre fondateur 

En complément et en résonance de l’activité propre des partis, cette association a vocation à promouvoir l’engagement des jeunes, faire émerger de nouveaux talents et réconcilier une génération avec l’action publique ; être un lieu d’échange, de dialogue et d’expérimentation au-delà des attaches partisanes ; être le fer de lance d’un renouveau dans la pratique politique.

 

L’AJEF appelle tous les jeunes élus à rejoindre cet élan, pour développer ensemble une approche authentique et moderne de l’action politique, fondée sur les convictions, les compétences et l’indépendance.

Liste des membres fondateurs présents à la conférence de presse

·         Président de l’association : Pierre-Adrien BABEAU, Adjoint au Maire de Neuilly-sur-Seine, UMP, 27 ans.

·         Vice Présidente de l’association : Camille PLET, Conseillère municipale déléguée de Grenoble, MODEM, 25 ans.

·         Vice Président de l’association : Edgar MINIMBU, Conseiller municipal délégué d’Aubervilliers, PS, 28 ans.

·         Guillaume BONNET, Adjoint au Maire d’Amiens, PRG, 29 ans

·         Anissa ACHARKI, Adjoint au Maire d’Angoulême, Divers gauche, 26 ans.

·         Ian BROSSAT, Conseiller de Paris, élu du 18ième arrondissement, PCF, 29 ans.

·         Julien SAGE, Adjoint au Maire de Nanterre, Les Verts, 29 ans.

·         Emmanuelle BECKER, Conseillère de Paris, élue du 13ième arrondissement, PCF, 26 ans.

·         Jérôme MARCHAND-ARVIER, Adjoint au Maire de Nancy, UMP, 27 ans.

·         Hélène DELILLE, Adjoint au Maire de Paris 18ième, Les Verts, 24 ans.

·         Tumasgiu d’ORAZIO, Conseiller municipal délégué d’Ajaccio, Divers gauche, 22 ans.

·         Arnaud JAULIN, Conseiller municipal de La Rochelle, MODEM, 30 ans.

·         Fanny BRULEBOIS, Conseillère municipale de Morzine-Avoriaz, Divers droite, 24 ans.

·         Neila HAMADACHE, Conseillère municipale déléguée de Clichy la Garenne, Les Verts, 28 ans. 

En savoir plus : www.jeunes-elus.fr/

LE FIL RADICAL N°3  EST PARU   

Le cercle Radical du Pays Creillois a publié le troisième numéro  de son bulletin d'informations "le FIL RADICAL".
Tiré à 3 000 exemplaires, les militants l'ont présenté à la presse locale mi juillet et le  distribuent depuis fin aout sur les marchés de Nogent sur Oise, de Saint Leu d'Esserent, de Montataire et de Creil.  Nous avons adressé un exemplaire à tous les élus des communes du pays (CAC, Pierre Sud Oise et Laincourtois). Nous présenterons tous les articles sur ce blog.
L'accueil des habitants est très positif : nous sommes félicités pour faire paraitre un bulletin de huit pages en dehors des périodes électorales pour faire connaitre nos opinions politiques et rendre compte de nos mandats électifs. Certains articles engendrent des discussions et c'est tant mieux !
A notre connaisance le FIL RADICAL  PAYS CREILLOIS est le premier bulletin politique de la grande agglomération creilloise, les autres partis publient des lettres communales, parfois des journaux départementaux et souvent juste des tracts recto-verso sur un sujet. Nous avons pris le parti de mettre en commun nos réflexions et nos énergies afin de donner corps à l'idée de pays creillois. Le numéro 4 est prévu pour octobre : à vos stylos...Nous sommes preneurs de contributions interessantes...

Parlementaires Radicaux

Sylvia PINEL, Député PRG de Tarn-et-Garonne, est intervenue en séance, jeudi 15 octobre, dans le cadre de la proposition de résolution estimant urgente la mise en oeuvre de l'article 11 de la Constitution sur l'extension du référendum.

Voici le texte de son intervention :
La loi constitutionnelle de modernisation des institutions de la 5ème République, soucieuse de renforcer les pouvoirs du Parlement, a institutionnalisé le 23 juillet 2008 une procédure de référendum dite « d'initiative populaire». Avancée démocratique sans précédent depuis le 4 octobre 1958, l'adoption du nouvel article 11 de notre Constitution ouvre aux citoyens l'opportunité d'organiser un référendum à l'initiative de leurs représentants avec le soutien des électeurs inscrits sur les listes électorales. Pour autant, dans les faits, force est de constater qu'il n'en est rien.

Le recours au référendum, trop longtemps détenu entre les mains du seul pouvoir exécutif, est demeuré sous-employé. A présent, et alors que cette faculté d'initiative référendaire est enfin reconnue au Parlement, celle-ci demeure toujours inapplicable. Aussi, faut-il encore rappeler que « Le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la Nation et appartient au peuple qui l'exerce par ses représentants et par la voie du référendum » pour véritablement mesurer l'urgence à agir ?
. Depuis le 14 septembre dernier et l'adoption de la dernière loi organique sur l'application des dispositions constitutionnelles issue de la Grande réforme, seules les conditions de mise en ouvre relatives au Défenseur des Droits et à l'extension du référendum restent toujours à déterminer.
Aucun projet de loi n'a été déposé pour permettre la mise en ouvre du 3ème alinéa de l'article 11, aucune volonté n'a été affichée en ce sens.

Les Radicaux de Gauche déplorent tout autant qu'ils dénoncent cet attentisme préjudiciable à l'heure où, hasard du calendrier, le Gouvernement s'apprête à réformer le statut La Poste, véritable institution dans la vie de tous les français.

Plus de 2 millions de nos concitoyens se sont déjà mobilisés lors d'une votation inédite dont le résultat sans appel témoigne, une fois encore, de cet attachement profond de la population et des élus au service public postal qui, au delà de son rôle économique génère un lien social indispensable, notamment en milieu rural. Avec force, les Députés Radicaux de Gauche appellent donc de leurs voux l'application de l'article 11 tel que souhaité par la révision constitutionnelle et soutiennent sans réserve la proposition de résolution présentée par le Président AYRAULT au nom du groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche.

.

Pourquoi ne pas préciser une procédure exceptionnelle dès lors qu'il est question de réformer en profondeur les services publics, biens communs de la Nation ?

Et, que penser des seuils retenus pour permettre le recours effectif au référendum ? Un dixième des électeurs inscrits sur les listes électorales, ce n'est pas moins de 4,5 millions de personnes qu'il faut mobiliser, dans des conditions pour le moins incertaines. Chez nos voisins européens, la percée démocratique ouverte par cette procédure n'est pas aussi frileuse.

En Italie, où le nombre d'habitants est sensiblement identique à celui de notre pays, le seuil est fixé à seulement 500 000 électeurs. Et, nul besoin de revenir sur l'exemple de la Suisse pour craindre qu'en l'état, la procédure référendaire « d'initiative populaire » reste lettre morte. Le seuil fixé à 1/10ème des électeurs inscrits sur les listes électorales doit donc être révisé à la baisse. En outre, permettez moi de douter quant à l'efficacité d'une procédure qui, initiée par une minorité, soit 1/5ème des parlementaires, peut succomber sous le fait majoritaire.

En conséquence, vous l'aurez compris Monsieur le Ministre, l'urgence est déclarée ! Il est impératif qu'un projet de loi organique vienne préciser au plus tôt les conditions de mise en ouvre de l'article 11 de la Constitution afin d'ouvrir le débat qui, je l'espère, permettra enfin au référendum d'initiative populaire d'exister ; et ce dans l'intérêt de notre République !

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