Dans la conception qu’en ont toujours eue les radicaux, le principe de laïcité n’est absolument pas une pensée de combat antireligieuse. C’est, au contraire, la vision

d’un rempart de neutralité absolue protégeant toutes les institutions publiques –et spécialement l’école– contre les influences confessionnelles certes, mais aussi
économiques ou partisanes. Selon cette approche, c’est la laïcité elle-même qui garantit le libre exercice des choix de conscience, notamment des choix religieux par des

citoyens librement éclairés. Telle est la philosophie qui nous permet aujourd’hui

 encore, pour ce qui concerne la France, d’affirmer que l’école libre est l’école de la République.

En application de ce principe, l’Etat détient le monopole de la délivrance des diplômes, monopole qu’il exerce, pour l’enseignement supérieur, par le biais des universités publiques. Hors le cas des départements concordataires d’Alsace-Moselle, les instituts d’enseignement supérieur privés existant en France doivent faire valider leurs formations profanes (l’enseignement théologique n’étant à l’évidence pas de la
compétence de l’Etat) par des universités publiques ou par des jurys
installés par l’autorité étatique.

Tout aurait pu continuer ainsi, à la satisfaction des parties concernées, sans la volonté du chef de l’Etat, exprimée dans son fameux discours de Latran, de replacer l’identité collective et républicaine française dans une sorte de berceau chrétien, ou encore de matrice catholique, renvoyant à égalité les figures emblématiques du curé et de l’instituteur, incarnations de la foi et de la raison.

C’est sous cet éclairage très particulier que doit être lu le décret subreptice paru le 19 avril 2009 et rendant applicable un accord signé le 18 décembre dernier entre la France et le Vatican, celle-là s’engageant à reconnaître, sans autre procédure, les diplômes délivrés par les établissements d’enseignement supérieur habilités par celui ci.

Il appartiendra aux juristes de dire si un accord d’une telle importance pouvait être rendu applicable comme une simple mesure technique et non par une autorisation législative.
Tenons-nous en pour l’heure aux principes en cause. Ils sont nombreux et essentiels.

Tout d’abord, le monopole de délivrance des diplômes constitue une garantie concrète

de l’égalité entre les étudiants d’une part, entre leurs professeurs d’autre part. C’est aux
mêmes critères, à la même aune, que l’autorité publique évalue la qualité des formations
universitaires. Cette règle d’égalité est aujourd’hui rompue puisqu’une simple habilitation par le Saint Siège, dont on comprend bien qu’elle peut être accordée sur des critères non scientifiques, vaut reconnaissance par l’Etat de certains diplômes.

Ensuite, il convient de souligner que la colonne vertébrale laïque de notre enseignement supérieur garantit également l’égalité entre les religions elles-mêmes. Qu’adviendra-t-il
demain si d’autres autorités religieuses exigent, comme elles y seraient fondées, la
reconnaissance par la France de titres universitaires sur lesquels l’Etat serait privé de toute appréciation ? La faveur aujourd’hui accordée à la religion catholique fournit l’occasion de rappeler à Nicolas Sarkozy quel’idée laïque n’est pas le plus petit dénominateur commun des influences religieuses mais un principe intransigeant, insusceptible de négociation, voire de modernisation.

Mais le paradoxe est peut-être ailleurs : la rupture opérée par le décret du 19 avril dernier
porte atteinte à la liberté des institutions d’enseignement catholique elles-mêmes. Etre strictement laïque ne signifie pas être intégriste de la laïcité et, pour les radicaux (qu’on se rappelle les controverses entre Clemenceau et Jaurès !), l’enseignement
peut n’être pas public. Il doit toutefois éclairer les consciences. Or en étendant l’accord aux enseignements profanes, la France a remis sous l’autorité canonique mais aussi

« scientifique » du Vatican des institutions qui s’accommodaient mieux du contrôle tolérant
de l’Etat que des injonctions vétilleuses de l’église catholique. Un seul exemple en convaincra : les cinq « cathos » françaises devront-elles demain traiter à parts « scientifiques » égales le créationnisme et l’évolutionnisme ?

Allons, il est encore temps de reculer et de renoncer à ce funeste accord. Temps aussi

de dire aux autorités de l’Etat que, dans une République conséquente, la loi doit respecter la
foi, mais la foi ne doit pas dicter la loi.

Jean-Michel BAYLET
Président du Parti Radical de Gauche

Voici le texte du tract distribué par les militants Radicaux dans les manifestations inter-syndicales du 26 mai:

Aujourd’hui 26 mai, nous voici rassemblés pour notre quatrième manifestation nationale unitaire intersyndicale en 2009.

Aujourd’hui comme le 29 janvier, le 19 mars et le 1er mai, salariés du secteur privé, fonctionnaires du secteur public, enseignants et étudiants, syndicalistes de toutes les organisations, élus et militants de tous les partis de Gauche, nous redescendons dans la rue pour crier notre colère et notre indignation.

Nous crions « STOP » à la casse des emplois dans le secteur industriel !

 « STOP » au démantèlement des services publics !

 « STOP » à la baisse permanente du pouvoir d’achat !

 « STOP » à l’augmentation fulgurante du chômage !

 « STOP » aux scandales financiers, aux parachutes dorés,
aux retraites-chapeaux, aux stock-options juteux des grands patrons aussi avides au gain qu’incompétents en affaires !

 

Depuis le début de l’année
le grand capital multinational du CAC 40 a lancé une offensive généralisée contre
la classe ouvrière industrielle d’Europe de l’Ouest et notre région est très durement et très injustement frappée de
plein fouet : Continental, Goodyear, Sachs, Sodimatex, Lear Corporation, Wagon Automotive et des dizaines d’entreprises sous-traitantes
sont menacées ou en voie de fermeture. Des dizaines d’autres connaissent le chômage partiel et sont inquiètes pour l’avenir !

Et tout cela sans aucune raison économique sérieuse. La crise financière, engendrée par des traders juvéniles et irresponsables couverts par leurs hiérarchies, est le parfait alibi pour lancer
une vaste restructuration du capital sur le dos des travailleurs.

 

Le PRG s’insurge contre cette lecture criminogène de l’économie, dénonce cette délinquance patronale et se déclare solidaire
de toutes les luttes des salariés pour sauver leurs emplois, leurs outils de travail et la production.

Le PRG propose une grande réforme de la gouvernance des entreprises avec la parité de vote et de décisions entre les délégués du capital (les actionnaires) et les délégués du travail
(les représentants du personnel).

Le PRG propose de durcir très lourdement la législation sur les « plans sociaux » et les fermetures d’entreprises en cas
de bénéfices.

Le PRG propose l’obligation de la formation qualifiante en cas
de chômage partiel financée par l’entreprise pour maintenir
le même niveau de salaire qu’en pleine activité.

Le PRG propose de limiter strictement les rémunérations des dirigeants en interdisant toutes les formules non liées aux résultats de leur gestion.

Le PRG, enfin, condamne l’immobilisme du gouvernement,
sa diligence pour s’attaquer aux salariés et sa complaisance envers les patrons-voyous. Finie l’esbroufe et le bling-bling. Le tandem Sarkozy-Fillon a choisi son camp : celui des profiteurs !

 

Les militants et les élus Radicaux de Picardie, déjà
très impliqués dans les luttes à travers ses militants syndicalistes, se rendront dans les prochains jours auprès des travailleurs des entreprises en difficulté pour réfléchir ensemble aux futures actions ; la grève générale est maintenant à l’ordre du jour !

 

"Permettre à tous de devenir acteurs de la cité" fut un des engagements de notre liste "CREIL l'Audacieuse" avec comme moyen la création d'une université permanente de la citoyenneté à l'adresse prioritaire des "publics les plus éloignés" de la sphère politique. Notre camarade et collègue Marine Barbette, benjamine du conseil municipal, s'est vue confiée cette belle mission par le Maire.
Mardi 5 mai avait lieu dans la salle du conseil la séance d'ouverture de l'université sur le thème de l'engagement politique des femmes avec comme conférencière exceptionnelle la sénatrice sénégalaise Ngomé NGOYE. Marine, un peu intimidée, a prononcé pour l'occasion son premier discours politique, que nous sommes fiers de publier ci dessous...

Les femmes ne peuvent voter que depuis 1945 et depuis, leur participation à la vie politique n’a fait que s’accroitre. Elles sont ministres, parlementaires, élues locales. En 2000, une majorité de Gauche a voté la loi sur la parité qui à donné un nouvel essor à ce phénomène en obligeant la parité hommes/femmes dans tous les scrutins de listes.

Dorénavant en France et en Europe nous sommes de plus en plus nombreuses à participer à la vie politique : être une femme n’est plus un obstacle infranchissable.

Les choses changent et évoluent doucement car si les femmes ont obtenu le droit de vote et celui d’être élue, peu  encore le sont : seulement 7% des Maires sont des femmes et 10% des députés.  En effet malgré des progrès importants nous sommes encore loin de l’égalité parfaite.

C’est grâce à cette loi  sur la parité politique qu’aujourd’hui  j’ai le plaisir d’être la plus jeune élue du conseil municipal et de pouvoir m’impliquer dans une équipe municipale dynamique et totalement investie au service des creillois. Mon engagement politique répond à un besoin de participer à l’avenir de ma ville, d’être à l’écoute des citoyens et surtout de la jeunesse creilloise.

Puisque nous ouvrons cette université de la Citoyenneté par l’engagement politique des Femmes, je voudrais débuter en saluant la mémoire de deux pionnières : la première ministre féministe et Radicale Cécile BRUNSCHWIG, secrétaire d’Etat à l’Education du Front Populaire dirigé par Léon Blum et dans notre ville Berthe FOUCHERE, institutrice, syndicaliste, féministe, socialiste et élue creilloise des années 60/70, décédée il ya tout juste 30 ans.

En étant l’élue référente de l’université citoyenne, voulue par le Maire et l’équipe municipale et  mise en place par les services de la ville, nous mettons les citoyens au cœur de la démocratie participative. L’ambition est de faire comprendre aux habitants de Creil, la « ville citoyenne » dans ses aspects les plus intéressants.

Avec la mise en œuvre des Assises de la jeunesse, je veux également  mettre en avant les valeurs qui pour moi sont les bases de mon engagement politique : respect et attention aux autres, solidarité et fraternité, initiative et responsabilité. Ces deux projets traduisent d’un parfait partenariat entres les élus creillois qu’ils soient hommes ou femmes. J’ai la chance de vivre dans une ville ou la parité homme /femme n’est pas vécue comme une contrainte légale mais respectée comme un atout majeur et une grande force par l’ensemble de la municipalité.

Il  faut donc préserver cet équilibre et cet état d’esprit car il traduit notre attachement aux valeurs citoyennes de la République.

A lors respectons ces valeurs et la journée internationale de la femme pourra enfin être supprimée si cette égalité civile et politique devient enfin une réalité quotidienne pour toutes les femmes du Monde.

Marine BARBETTE, conseillère municipale de Creil déléguée à la jeunesse

Quatorze organisations de gauche, dont le PS, le NPA, le PCF, le Parti de Gauche, le MRC et le PRG, ont signé un appel commun pour réussir un 1er mai "historique" pour "mettre un coup d’arrêt à la politique de Nicolas Sarkozy et du Medef".

 http://www.dailymotion.com/video/x93adz_1er-mai-2009-tous-ensemble_news
 

 

"Cela fait maintenant plusieurs mois que la colère sociale grandit dans le pays, multipliant les actions les plus diverses. La défense de l'emploi et le refus des licenciements sont à l’origine de conflits de plus en plus nombreux", écrivent les organisations dans une déclaration commune datée de samedi.

 

"Le 1er mai peut constituer une étape supplémentaire dans la convergence et la généralisation de mobilisations sociales dont le mouvement des Antilles, notamment, a montré l’efficacité", ajoutent-elles, jugeant que le gouvernement "refuse d'entendre les exigences sociales" exprimées dans la "plate-forme intersyndicale du 5 janvier" et lors des journées des 29 janvier et 19 mars.

Selon ces organisations, le gouvernement qui "semble aujourd'hui tenté par une stratégie de la tension dans laquelle il agite à nouveau le thème de l'insécurité", "renforce sa volonté de criminaliser l'action sociale et collective", "tente d’instrumentaliser les « séquestrations de patrons » et veut "museler la contestation sociale et politique".

Appelant à "la réussite d'un 1er mai 2009 historique", elles souhaitent "mettre un coup d’arrêt à la politique de Nicolas Sarkozy et du Medef et contribuer à faire grandir l’exigence d'autres choix de justice et de solidarité".

Cet appel a été signé samedi par ADS, Alter-Ecolos, Alternatifs, CNCU, Ecologie Solidaire, Gauche Unitaire, La Fédération, MRC, NPA, Parti de Gauche, PCF, PCOF et PS.

Le Parti radical de gauche (PRG) a rejoint cet appel lundi, a indiqué son président Jean-Michel Baylet dans un communiqué. A Creil, nous nous sommes retrouvés à plus de mille élus et militants syndicaux et politiques. Claude Gewerc, le président de la région, était entourés des maires de Creil, Nogent et Clermont. Les militants du cercle Radical du pays creillois étaient au rendez vous autour d'Eric Montes et d'Eddie Beaubrun. Un beau cortège combattif, enthousiaste et bon enfant pour continuer la lutte... 

Dans le premier numéro du fil radical nous proposions l’élargissement du réseau des bus du STAC aux communes limitrophes de l’agglomération creilloise en solution alternative à une hausse permanente des tarifs. Ce débat avançait mais trop lentement à notre avis. Le 30 janvier dernier les élus de la CAC ont enfin pris une décision d’importance pour transformer cette bonne idée en réalité future. Nous avons voté le principe de la création d’un syndicat mixte de transports réunissant la CAC et Pierre Sud Oise ( St Maximin, St Leu d’Esserent, Thiverny…) avec deux missions : faire un diagnostic des réseaux de bus actuels et surtout définir un nouveau réseau sur ce périmètre élargi et étudier le mode de gestion de ce service public : délégataire privé ou régie publique. Le 18 février les élus de Pierre Sud Oise votaient la même délibération.
Il est possible de plus pour les autres communes limitrophes (Laigneville, Monchy, Verneuil) d’adhérer à ce syndicat mixte et de participer à cette évolution fondamentale de notre réseau de transports urbains. La délégation actuelle prend fin en juin 2010 : nous allons œuvrer pour que se réalise un grand réseau de bus pour tout le « pays creillois ».
Eric MONTES, élu communautaire de l’Agglomération Creilloise
 


L’utilité des bus pour tous

J’aimerai que la commune de Laigneville adhère à ce nouveau syndicat et je le proposerai dans un prochain conseil municipal.

A l’heure actuelle la fréquence des autocars pour  Creil est peu importante ce qui occasionne de nombreux soucis notamment aux lycéens. Le lycée de rattachement des jeunes de Laigneville est celui de Montataire avec seulement  1 aller retour dans la journée. Ce seul aller-retour n’est pas souvent compatible avec leurs horaires de cours.

Si la commune adhérait à ce syndicat cela pourrait permettre d’étudier  et d’aménager les horaires et les fréquences même si cela nécessite un changement en gare de Creil.

De plus,  n’oublions pas les personnes sans voiture qui par souci écologique ou contrainte économique privilégient les transports en commun pour aller travailler ou faire leurs courses au cœur de l’agglomération.

Florence Bizien, conseillère municipale de Laigneville



Mogneville intéressée
!

 

A Monsieur Christian Grimbert, Président.

 

Pour m’en être entretenu avec Eric Montès, je viens d’être informé du souhait de la

CAC d’étendre les réseaux du STAC, et à cette fin, de créer un groupe de travail pour y réfléchir, et faire une étude de faisabilité.

Ma commune, bien qu’en deuxième rideau derrière Monchy Saint-Eloi pourrait être

intéressée par une telle évolution. Ceci dépendrait bien évidemment du coût demandé à chaque nouvel adhérent dans le cadre d’un syndicat intercommunal,

auquel pourrait adhérer ma commune.

Dans cette éventualité je souhaiterais, si les membres de la CAC et Pierre Sud-Oise en sont d’accord, être rattaché à ce groupe de travail, afin d’étudier ensemble la faisabilité ou non du rattachement de Mogneville à un futur syndicat intercommunal

de transport.

C’est en vous remerciant par avance, etc. […]


Le Maire, Lionel Duchatel


paru dans le FIL RADICAL N°2

La Ville de Creil a signé, avec les 3 autres communes de l'agglomération creilloise, un protocole de lutte contre les discriminations avec le Parquet de Senlis en avril 2008. Ce protocole prévoit une participation active à la lutte contre toutes les formes de discriminations quelques soient ses victimes et son mode discriminatoire ainsi que son objet. La Ville s’engage, entre autre, à promouvoir le recours à un processus de signalement auprès de l'ADAVIJ (Association d'aide aux victimes) afin de prendre les actes discriminatoire et pouvoir poursuivre les auteurs présumés par voir judiciaire.

Les signataires se regroupent au sein d'une cellule se réunissant périodiquement afin de traiter les situations et faire vivre ce réseau. Elle est composée comme suit : La substitut du procureur, le délégué du Procureur, le Sous Préfet de Senlis, les représentants des 4 communes de la CAC, le directeur régional de l'ACSE, l'ADAVIJ, le CIDF, l'Inspection Académique, Jade, l'Institut Védior, la Police Nationale, la Gendarmerie Nationale.

Après des débuts laborieux et l'absence d'avancées significatives sur ce combat, j'ai souhaité axer mon travail au sein de ce dispositif sur la recherche d'engagements et d'actes forts sur ce sujet. C'est ainsi que le Parquet s'est engagé à former les forces de Police, de Gendarmerie et les Inspecteurs de travail à se former à la méthode de "testing" afin d'aller rechercher et établir des situations de discriminations faites auprès des habitants de l'agglomération notamment de nos quartiers populaires. Cette décision permettra de mettre en œuvre une action visant à former et à donner les méthodes aux enquêteurs et inspecteurs à amener des preuves à charge pour poursuivre des auteurs de discriminations avec la certitude de l'instruction des plaintes et une forte probabilité de condamnation du fait du relevé des infractions par des officiers de Police Judiciaire.

Cette initiative, à ma connaissance, reste exceptionnelle voire inédite à l'échelle nationale. L'expérimentation débutant, j'espère que celle ci sera couronnée de succès et permettra de faire avancer le combat contre les discriminations sur notre territo ire. Comptant sur la participation de chacun d'entre vous afin de faire avancer ce combat, je reste à votre disposition.

Eddie Beaubrun, conseiller municipal délégué de Creil

article paru dans le Fil Radical n°2

 Les 65 salariés de l’entreprise Akzo Nobel à Montataire, menacés de licenciement en raison d'une délocalisation en Allemagne, ont fait savoir à leur direction qu'il n'était pas question d'accepter "un plan au rabais".
Après avoir fait des heures supplémentaires à n'en plus finir, à la demande de l'entreprise, les salariés bientôt licenciés se voyaient proposer 15000 euros d'indemnité de départ  et 600 euros  par année d’ancienneté.
Les salariés demandaient une enveloppe de 80 000 € ainsi que 2 000 € par année de présence de chaque employé, pour le préjudice moral et financier subit.
S'en est suivie alors une partie de bras de fer entre salariés, syndicat et direction.
 La solidarité entre travailleurs s'est organisée par une grève largement suivie, et le blocage du site pendant plusieurs jours et nuits. Ils tiendront le siège de  l'entreprise 24h/24 jusqu'à obtenir des conditions de départ plus décentes : 30 000 euros d'indemnité et 1000 autres par année d'ancienneté.
C’est une victoire de la mobilisation même s’il n'en demeure pas moins que ces 65 salariés, qui pour certains ont passé plus de 30 ans dans cette entreprise auront la très difficile tache de retrouver un emploi dans un avenir très incertain.

Il n'est pas admissible que les entreprises bénéficiaires, traitent les salariés, comme quantité négligeable ou variable d’ajustement, et que le seul critère qui convienne soit l'augmentation de leurs bénéfices, au détriment de ceux travaillent dans les ateliers.
 La crise mondiale révélera encore des dizaines d'exemples de ce genre. C'est pourquoi il ne faut pas relâcher la mobilisation, et élargir le spectre de la solidarité entre salariés. Les salariés d'Akzo Nobel montrent ici la voie, et donnent une idée précise de ce que seront les combats à venir.

Bétina Bouchibi, conseillère municipale de Nogent

Article paru dans le FIL RADICAL N°2 et dans NOGENT, NOTRE VILLE d'Avril


 

Opinions Radicales

 
LE FIL RADICAL N°2 EST PARU


Le cercle Radical du Pays Creillois a publié le numéro 2 de son bulletin d'informations "le FIL RADICAL".
Tiré à 3 000 exemplaires, les militants l'ont distribué toute la semaine dernière à la gare de Creil, sur les marchés de Nogent sur Oise, de Saint Leu d'Esserent, de Montataire et de Creil Plateau Rouher. Samedi 10 avril, un nouveau tirage de 500 exemplaires a été distribué sur le marché de Creil place Carnot (notre photo). Nous enverrons de plus un exemplaire à tous les élus des communes du pays (CAC, Pierre Sud Oise et Laincourtois). Nous présenterons tous les articles sur ce blog.
L'accueil des habitants est très positif : nous sommes félicités pour faire paraitre un bulletin de huit pages en dehors des périodes électorales pour faire connaitre nos opinions politiques et rendre compte de nos mandats électifs. Certains articles engendrent des discussions et c'est tant mieux !
A notre connaisance le FIL RADICAL est le premier bulletin politique de la grande agglomération creilloise, les autres partis publient des lettres communales, parfois des journaux départementaux et souvent juste des tracts recto-verso sur un sujet. Nous avons pris le parti de mettre en commun nos réflexions et nos énergies afin de donner corps à l'idée de pays creillois. Le numéro 3 est prévu pour fin juin : à vos stylos...Nous sommes preneurs de contributions interessantes...


Débat au Sénat mercredi 29 avril, à la demande du Groupe du RDSE, sur la politique de lutte contre l’immigration clandestine.

Dans le cadre de la « *semaine de contrôle »* de la politique du
Gouvernement, un débat demandé par le Groupe du *Rassemblement démocratique et social européen* (RDSE – à majorité radicaux de gauche) aura lieu au Sénat mercredi 29 avril (après-midi) sur la *politique de lutte contre l’immigration clandestine*.

Conformément à la *tradition d’humanisme* qu’il incarne au sein de la
Haute assemblée, le Groupe du RDSE a souhaité ce débat tant l’immigration
clandestine constitue aujourd’hui *un drame humain dans notre pays et en
Europe*.

Quelques jours après la visite du Ministre de l’Immigration à Calais pour
y annoncer sa volonté de fermer « la jungle », le Groupe du RDSE interrogera
le Ministre sur les *fondements* mêmes de la politique de lutte contre
l’immigration menée par le Gouvernement, mais également sur un certain
nombre de *défaillances *ou de manquements dans la *mise en œuvre* de cette
politique par les forces de police, les services administratifs ou encore
l’autorité judiciaire. Ce débat sera également l’occasion d’évoquer ce que
l’on appelle le *« délit de solidarité »* ou encore de soulever la délicate
question des *statistiques ethniques*.

Par l’intermédiaire de ses deux intervenants (*Anne-Marie Escoffier* – PRG –
et *Jacques Mézard* – PRG –) dans ce débat, le Groupe du RDSE rappellera que
la lutte contre l’immigration clandestine ne peut se faire que dans le *respect
absolu de la personne humaine*, et que dans ce domaine, comme dans bien
d’autres, la France doit redevenir exemplaire.

contact : groupe RDSE : 01 42 34 25 00



LE PRG : LE MEILLEUR POUR LA DIVERSITE

PARIS, 19 janvier 2009 (AFP) - Les élus issus de l'immigration non-européenne ne représentent que 6,68% des élus des communes de plus de 9.000 habitants deFrance métropolitaine, indique une étude du Haut Conseil à l'Intégration (HCI)rendue publique lundi. Selon cette étude commandée à Jean-François Amadieu de l'université Paris 1 Sorbonne, la part des élus issus d'une immigration extra-européenne a doublé entre 2001 et 2008, passant de 3,18% à 6,68% dans les communes de plus de 9.000 habitants de France métropolitaine.
Dans l'éventail politique, la palme revient aux Radicaux de gauche (9,66%) et aux Divers gauche (9,54%). le PS remporte pour les municipales de 2008 un bien meilleur score en terme de diversité (8,71%) que l'UMP (3,44%). 
En 2001, détaille l'étude, les élus extra-européens, venus essentiellement du Maghreb et de l'Afrique mais aussi du Moyen-Orient et de l'Asie étaient 1.069 contre 2.343 aujourd'hui. Dans ces 2.343, 1.844 ont été élus conseillers municipaux, 495 adjoints et seulement 4 maires. Les maires d'arrondissement de Paris, Lyon et Marseille ne sont pas compris dans ce calcul.
Les différences régionales sont fortes, les régions ayant connu des arrivées d'immigrants importantes paraissant avoir une diversité des élus plus  élevée: ainsi en Bretagne il y eu 1,84% des élus issus de l'immigration extra-européenne contre 10,84% en Ile-de-France.
La connaissance de l'origine des élus, précise l'auteur de l'étude, a été, acquise par l'analyse de leurs noms et prénoms. Les origines ainsi reconstituées sont simplement des origines géographiques supposées et la méthode employée ne vise en aucun cas à classer les élus en fonction de catégories "raciales, ethniques ou religieuses", une méthode interdite par la loi.


La réaction de Jean Michel BAYLET, président du PRG

"C'est avec une très grande satisfaction que j'ai découvert que selon l'étude du Haut Conseil à l'Intégration 9,66% des élus municipaux du Parti Radical de Gauche que je préside seraient issus de l'immigration.
Le parti radical de gauche est donc, aujourd'hui, la formation politique française qui fait la plus large place à la diversité en politique sans avoir à imposer de politique de quota en interne. A mes yeux c'est la démonstration incontestable que l'application des principes républicains dans un cadre laïque est bien plus efficace que tous les discours sur l'action ou la discrimination positive.
Les radicaux de gauche ont démontré en mars dernier qu'il est possible de présenter des listes avec des candidats de talent issus de l'immigration en position éligible."                                       


les Radicaux de l'Oise font encore plus fort

Sur la base de cette étude qui prend en compte les villes de 9000 habitants et plus, six élus PRG de notre département sont issus de l'immigration non européenne: Fatima Abla , conseillère régionale et municipale de Beauvais, Zohra Slimani, conseillère municipale à Clermont, Betina Bouchibi, conseillère municipale à Nogent, Inès Anane, conseillère municipale à Montataire, Aicha Oyono, conseillère municipale déléguée à Creil et Eric Montes, conseiller régional et maire-adjoint de Creil. Sur un total de douze élus (5 à Creil, 2 à Nogent , 2 à Clermont, un à Pont, Montataire et Beauvais), cela fait 50% d'élus issus de la "diversité" !
Comme dit l'adage picard : "il y a les grands "diseux" et les grands "faiseux" !
 (sur les photos en commençant par le  haut : Fatima et Aicha en manif, Betina avec C. Taubira, Zohra, Eric Montes et Inès Anane



SUPPRIMER LE DELIT DE SOLIDARITE !

 

Des sénateurs RDSE (à majorité radicaux de
gauche) s'apprêtent à déposer une proposition de loi pour supprimer le
"délit de solidarité" pour des personnes aidant des étrangers en situation
irrégulière, une qualification pénale dont le gouvernement conteste
l'existence.

Les auteurs de cette proposition rendue publique mercredi, Yvon Collin,
(Tarn-et-Garonne, président du groupe) et Michel Charasse (Puy-du-Dôme),
relèvent "une incohérence évidente" entre l'existence d'"un délit d'aide à
l'entrée et au séjour irrégulier d'étrangers en France, passible d'une
peine d'emprisonnement de 5 ans et d'une amende de 30 000 euros" et
"l'obligation d'assistance à personnes en danger" posée par le Code pénal.

"De nombreux bénévoles d'associations humanitaires ont été inquiétés par
les services de police alors qu'ils portaient assistance à des personnes
en péril", notent-ils.

Selon leur texte, "aucune poursuite" ne peut être engagée "à l'encontre
des personnes qui, à titre personnel ou pour le compte et au nom
d'associations humanitaires, et sans but lucratif, mettent en oeuvre,
jusqu'à l'intervention des services sociaux compétents de l'Etat, les
obligations prévues" par le code pénal au titre de l'assistance à
personnes en danger..

Alors qu'un collectif d'associations a appelé à des rassemblements ce
mercredi pour demander la suppression du "délit de solidarité" avec les
sans-papiers, le ministre de l'Immigration Eric Besson a réaffirmé sur
France Inter que ce délit "n'existe pas en France" et que "tous ceux qui
aident de bonne foi un étranger en situation irrégulière doivent savoir
qu'ils ne risquent rien".

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