continental compiègneAu moment où le président du groupe m'appelle en urgence (comme à chaque parution) pour m'exhorter de rédiger la tribune libre pour avant hier, j'apprends par la presse la fin tragique d'un ex-Conti lundi 16 janvier. Michel Letupe a emmené son fils à l'école à 8h30 puis s'est rendu près du site de Continental de Clairoix. Il s'est garé, s'est assis au milieu des voies et a attendu le « Paris -Saint Quentin » de 9h30 …

Michel Letupe, 43 ans, est le deuxième ex-Conti qui décide d'en finir après William Frise, 38 ans, retrouvé pendu chez lui l'été dernier. Michel faisait partie des 600 ex-Conti qui se sont inscrits à Pôle Emploi le mois dernier, n'ayant pas retrouvé de travail après les 23 mois de reclassement.

 

En novembre, lors de la venue de Jean Luc Mélenchon à Montataire pour rencontrer les ouvriers de Still-Saxby, la réunion publique organisée par les syndicalistes avait souligné brutalement la terrible souffrance sociale et psychologique qu'entrainent ces fermetures d'usines en cascades et ces mois de luttes dures des salariés pour maintenir leur travail et leur dignité. Le délégué de Continental parlait de 140 divorces ou séparations parmi ses camarades. Trois jours avant cette réunion émouvante le plus ancien ouvrier de Still délégué du CE, José Monteiro, avait succombé à une crise cardiaque soudaine après sa journée de travail et de militantisme.

 

Enfant, j'accompagnais souvent mon ouvrier de père aux obsèques de collègues d'ateliers qui décédaient quelques mois après leur retraite à 65 ans usés par une vie de labeur rivée aux machines. 40 ans plus tard, je pleure ces suicides de jeunes travailleurs désespérés à qui des patrons voyous volent l'outil de travail !...

 

Comme disait souvent François Mitterrand : il nous faut affronter et vaincre le mur de l'argent-roi.

Seuls, la République sociale et le socialisme démocratique porteront l'émancipation des travailleurs !

 

Eric MONTES , maire adjoint au développement économique et à l'emploi

Tribune libre du groupe Radicaux et Progressistes de Creil Maintenant Janvier 2012

F.H.Dans une interview exclusive à La Dépêche du Midi, François Hollande appelle au vote utile et à une dynamique de rassemblement de la gauche dès le 22 avril. À 100 jours du premier tour, le candidat socialiste dit ses priorités, sa volonté de justice sociale, et appelle «au changement attendu par le pays».

Vous attendiez-vous à un début de campagne aussi dur de la part de l'UMP ?

Faut-il que je fasse peur à la droite pour qu'elle se déchaîne ainsi sur ma personne avec autant d'outrance. Quand ces attaques sont proférées par des artilleurs maladroits de l'UMP, passe encore.
Mais quand ces dérapages viennent du sommet de l'État, du Président sortant, par des propos privés, du Premier ministre lui-même évoquant l'image du scorpion à mon endroit, ou encore du président de l'Assemblée nationale déclarant que ma victoire aurait des conséquences aussi graves qu'une guerre, j'y vois une dérive préoccupante de la part de la droite et une volonté de détourner l'attention des Français sur les enjeux réels de l'élection. Je ne veux surtout pas me situer à ce niveau. J'ai
conscience de mon devoir qui appelle dignité et responsabilité, j'ai ma méthode qui est très différente du candidat sortant. Elle est faite de calme, de pondération, de respect et de cohérence.

Vous parlez de cohérence mais depuis quelque temps il y a de la cacophonie dans les déclarations de votre entourage. Comment l'expliquez-vous ? Cela ne fragilise-t-il pas votre candidature ?

Qu'il y ait des discussions sur un certain nombre de propositions à faire, c'est normal. Mais je suis le seul dont la parole engage. Je présenterai mon projet présidentiel à la fin du mois. Je demande donc aux uns et aux autres d'être patients. Je détaillerai les mesures autant qu'il sera nécessaire. C'est à moi, et à moi seul, de faire les arbitrages indispensables.

Les relations entre le candidat et ses partenaires, à savoir le PS et les radicaux de gauche se passent-elles mieux qu'en 2007 ?

Oui. L'ambiance est très différente. Il y a une volonté de gagner qui est partagée au sein du PS par toutes les sensibilités et toutes les personnalités, y compris celles qui s'étaient retrouvées dans les primaires citoyennes. Les radicaux de gauche sont pleinement associés au conseil de campagne. Je travaille en très
bonne entente avec Martine Aubry et Jean-Michel Baylet. D'autres personnalités comme Lionel Jospin participent également. Pourquoi existe-t-il cette unité et cet esprit de responsabilité ? Parce
que les primaires ont été un succès. Mais aussi parce que les socialistes, les radicaux de gauche et tous ceux qui me soutiennent sont conscients que le pays espère, attend le changement. Nous avons le
devoir d'être pleinement mobilisés pour être ensemble au rendez-vous.

Nicolas Sarkozy invite à une réunion les élus des associations de collectivités locales pour les associer à la lutte contre les déficits. Les élus de gauche doivent-ils y participer ?

Il est cocasse que le président sortant, principal responsable du creusement des déficits, provoqué par les largesses fiscales accordées aux privilégiés et par l'échec de sa politique;économique, vienne demander aux élus locaux de faire l'effort qu'il n'a pas été capable de mener pour l'Etat. Il y aurait même une étrangeté démocratique et une injustice fiscale de plus, si c'était les collectivités locales qui devaient relever leurs prélèvements et diminuer leurs dépenses alors qu'elles ont été irréprochables puisque le principe sur lequel est fondé le budget d'une collectivité locale est l'équilibre entre les dépenses de fonctionnement et les recettes de fonctionnement. Seul l'investissement est financé par l'emprunt. C'est donc d'abord à l'État de redresser ses comptes.

Depuis le début de la campagne, vous avez évoqué la jeunesse, la fiscalité. Y-a-t-il un autre domaine où vous voulez croiser le fer avec Nicolas Sarkozy ?

Oui. À travers mes déplacements, je suis saisi par nos compatriotes par la question de la santé : l'avenir de l'hôpital à qui il est demandé de converger au niveau de ses tarifs et des ses résultats vers les cliniques privées, et la médecine de ville qui n'est pas suffisamment considérée au point que les déserts médicaux vont apparaître dans beaucoup de régions. Je ferai deux propositions, l'une qui permette de conforter le
système hospitalier, et l'autre d'avoir un lien plus fort entre les hôpitaux et une médecine de ville afin qu'une permanence des soins soit assurée dans les meilleures conditions et que soit mise en place
une aide à l'installation des jeunes médecins.

En raison de la crise votre programme ne risque-t-il pas de se résumer à une rigueur de gauche ?

Je veux être sérieux et sincère. La meilleure façon de le démontrer, c'est de ne rien promettre qui ne puisse être financé. D'où la nécessité d'être juste dans tous les choix que j'ai à présenter, que ce soit sur la réforme fiscale, l'éducation, la santé et les retraites. Mais en même temps, je dois lever une espérance, et mettre en œuvre un projet pour la France afin que la génération qui arrive vive mieux que la nôtre, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui.

Cette élection est très particulière compte tenu du contexte économique. Sur quoi va-t-elle se jouer ?

D'abord, elle se jouera sur la justice. Les électeurs se demanderont quel est le candidat qui sera capable de prendre les décisions pesant sur ceux qui ont le plus et épargnent une très grande majorité de Français. Ensuite, sur la personnalité. Qui aura le plus de constance, de proximité et de hauteur de vue. Enfin, elle se jouera sur un grand thème qui fédérera toutes les catégories sociales. Cette priorité, que je retiens, c'est la jeunesse.

Êtes-vous d'accord avec Eva Joly lorsqu'elle propose deux jours fériés supplémentaires pour les juifs et les musulmans ?

Je suis attaché au principe de laïcité. Il ne peut donc être question d'introduire de nouveaux jours fériés en fonction des religions. Les jours fériés sont le fruit d'une histoire et sont depuis longtemps détachés de leur origine religieuse.

Cette élection ne va-t-elle pas se jouer au premier tour alors que l'écart se resserre entre vous et Nicolas Sarkozy ?

Oui. Comme à chaque élection. Tout se joue au premier tour. C'est le 22 avril que l'on saura qui seront les deux candidats présents pour le second et de quel côté se situera la dynamique. Mais c'est le niveau du premier tour pour chaque candidat qui déterminera la dynamique pour la victoire. Donc, si les Français veulent le changement, je leur demande de l'assurer dès le premier tour autour de ma candidature.

interview de François Hollande dans la Dépêche du Midi

 

par le COMITE de DEFENSE et de DEVELOPPEMENT de l’HÔPITAL PUBLIC de CREIL

 

Monsieur Jacquinet Directeur Général nous a quittés. Monsieur Eric Woerth va t'il assurer l'intérim?

 

comite de defense de l'hopitalIl est favorable à la fusion. On aurait été surpris qu'il s'y oppose. Il se rappelle à notre bon souvenir en soutenant les désastreux projets de C. Jacquinet tout en y apportant sa touche personnelle. Il faut maintenir les deux maternités, déclare t'il  péremptoirement à la Presse. Disons l'apparence, au moins pour la période de tempête politique que nous allons traverser. Monsieur Woerth, s'il a pu commettre quelques erreurs, sait qu'il doit se racheter. Le peut-il?

 

Toujours est-il que nous ne l'y aiderons pas. La situation financière dont souffre notre hôpital et que souligne l'ancien et malheureux Ministre du Budget est liée à la volonté de ses amis, amis du secteur de santé lucratif, amis des assurances privées, amis des firmes pharmaceutiques et de l'industrie bio-médicale. Les hôpitaux de Creil et de Senlis, , doivent garder leur autonomie de gestion, leurs liens sociaux de proximité et assurer à leur population des réponses de qualité, égales pour tous, dans le meilleur cadre de coopération  avec l'ensemble des structures de santé de leur territoire.

 

Mais l'Agence Régionale de Santé (A.R.S.) n'en a pas décidé ainsi. Comme dans le reste de la Région, elle veut réduire l'offre publique de soins et offrir ainsi au secteur commercial tout ce qui pourrait être source de profits. 

 

Nous continuerons donc à défendre nos hôpitaux Publics, mais aussi notre sécurité sociale, le remboursement des médicaments et traitements utiles, nous lutterons contre les forfaits, les franchises et les scandaleux dépassements d'honoraires, y compris dans les Hôpitaux.

 

 A Noyon, après avoir fixé des exigences irréalisables, C.Jacquinet punit la population de Noyon avant son départ en supprimant sa Maternité avant de fermer son service de chirurgie, puis...le reste.

Noyon est en colère et ne laissera pas faire cette atteinte aux droits humains, malgré une vilaine campagne d'insinuations, visant à discréditer ce service.

 

A Clermont, l'A.R.S. qui ne manque pas d'aplomb, se fâche: on ne transige pas sur la sécurité des patients du centre hospitalier général. Qui fragilise cet hôpital?

A l'hôpital psychiatrique, l'ARS ne peut tolérer la maltraitance... dont sont victimes les soignants et par conséquent les soignés. Les hospitaliers doivent tenter d'effectuer leur difficile travail dans des conditions d'insalubrité (75% des locaux) connues de l'ARH, puis de l'ARS depuis de nombreuses années.

Quant à Creil et Senlis, ils n'auraient qu'à signer rapidement la fusion pour obtenir la poursuite d'un chantier qui entrainera sans tarder la fermeture de la plupart des Services de Senlis, y compris sa Maternité, malgré les promesses faites par le directeur sortant. Et puis quelle assurance avons-nous, pour quel projet d'établissement? Il suffit d'observer ce qui se passe dans toutes les Régions de France: fusions, fermetures, réduction de l'offre publique de soins et privatisation au pas de course. Afin de dissimuler les fermetures de lits on les transforme en lits de jour ou en lits de semaine (5jours sur sept). Beau travail Monsieur le futur Directeur de l'Agence Régionale de Santé de Picardie!

Afin de faire face à la tentative de coup de force de l'A.R.S., nous adressons la lettre ci-jointe aux municipalités membres du Comité, ainsi qu'aux municipalités voisines.

Le 6 Janvier : réunion du C.A. du Comité à 9h.30

Le 12 janvier,le Comité se réunira en Assemblée générale, à 19h.dans une salle qui sera précisée ultérieurement.

Vous y êtes tous conviésDr Cesbron

 

Pour le Comité.

Paul Cesbron

Comité de Défense de l'Hôpital de Creil
157 rue Arthur Honegger
60 100 Creil
03 44 25 39 91

 

 

 

Suite aux déclarations du président Jean Michel Baylet lors du dernier Comité Directeur, demandant à chaque fédération de se mettre en ordre de bataille avant les fêtes, les élus et militants Radicaux de l'Oise se sont retrouvés samedi 10 décembre à la salle des fêtes de Crépy en Valois en assemblée générale extraordinaire.

 

bureau prg 60 crépyLors du débat de politique générale, ils ont exprimé avec force leur totale détermination à participer très activement à la bataille présidentielle pour la victoire de François Hollande et de la Gauche en mai prochain. Par souci d'efficacité et du fait du couplage des élections présidentielles et législatives, les Radicaux de l'Oise se sont organisés par circonscription. Ils ont désigné un tandem de « délégués Radicaux pour François Hollande 2012 » pour chaque circonscription du département. Ces délégués auront pour mission de réunir élus , militants et sympathisants du PRG et de les mettre en mouvement pour la campagne. Ils feront la jonction avec les autres forces politiques favorables à la candidature Hollande pour constituer des « collectifs citoyens pour Hollande » et relayer les actions et prises de position du candidat. Ils chercheront à mobiliser les électeurs des primaires. Ils organiseront des manifestations sur les thématiques Radicales popularisées par Jean Michel Baylet lors des primaires.

 

Sont désignés :

  • pour la 1ère circonscription « Beauvais Nord-Plateau Picard » : Christophe ISAAC, vice président du PRG 60 et conseiller municipal de Noyers avec Pierre MARQUE de Breteuil

  • pour la 2ème circonscription « Beauvais Sud-Oise Normande » : Laurent PAGNY, vice président du PRG 60 et maire de Hermes avec Joël PATIN, conseiller général de Grandvilliers

  • Fanny Guinionpour la 3ème circonscription « Creil-Méru » : Éric MONTES, président régional et maire -adjoint de Creil avec Fanny GUINION, élue municipale de Saint Leu d'Esserent

  • pour la 4ème circonscription « Sud Oise » : Pascale et EddieEddie BEAUBRUN, secrétaire général adjoint et Pascale BAFOIL de Chantilly

  • pour la 5ème circonscription « Crépy - sud-compiégnois » : Fabrice et RichardFabrice DALONGEVILLE, président fédéral et conseiller régional avec Richard BENYAHIA de Compiègne

  • pour la 6ème circonscription « Noyonnais-Compiègne nord » : les délégués seront désignés ultérieurement

  • borderias clermontpour la 7ème circonscription « Centre-Oise » : Christine BORDERIAS, secrétaire générale et conseillère municipale de Clermont avec Lionel DUCHATEL, maire de Mogneville

 

Enthousiasmés par ces perspectives de défier la Droite et de renvoyer les néfastes Sarkozy-Fillon et consorts dans leurs foyers, les militants se sont quittés en prenant le verre de l'amitié préparé par Sabrina Derriche, élue locale du Valois.

 

 

 

Le Parti Radical de Gauche militait depuis 2006 pour l'organisation de primaires pour la Gauche de gouvernement autant parce que furieux du procès en responsabilité de l'échec de Jospin en 20pont ste maxence02 du fait de la candidature de Christiane Taubira , qu'impressionné par la victoire de Romano Prodi en Italie à l'issue d'une primaire ayant rassemblé tous les partis de la “Refondazione Communiste” au centre de l'Olivier. Les efforts d'Arnaud Montebourg et de la nouvelle garde du PS ont convaincu la direction du PS, initialement très hostile, à tenter cette aventure démocratique. Nous pensons que la cohérence politique nous obligeait à y participer et nous regrettons que les Verts , Chevènement et même le Front de Gauche n'aient pas adopté cette démarche.

 

L'objectif que s'était fixé Jean Michel Baylet était de faire connaître les idées forces des Radicaux sur l'Europe Fédérale des Peuples, la 6ème république, l'économie raisonnée et participative et sur des nouvelles libertés sociétales. Pari gagné puisque le succès d'audience des débats TV ont donné une visibilité inattendue pour les thématiques Radicales . Le buzz s'est fait sur les nouvelles libertés comme la légalisation du cannabis, le mariage des gays, l'homo-parentalité ou le droit de mourir dans la dignité. Nous nous emploierons à faire vivre le débat citoyen sur ces thématiques dans les prochaines semaines.

 

Même si Jean Michel Baylet privilégiait les idées sur le nombre de voix, le score obtenu nationalement ou localement a été décevant. Nous remercions néanmoins avec reconnaissance les 221 isariens qui ont apporté leur suffrage à notre candidat.

 Jean-Michel Baylet, hier à Bastia.

 

jmb en corseHeureux comme Jean-Michel Baylet en Corse. Une terre fertile en radicaux de gauche, où il pourrait bien faire son meilleur score aux primaires après son fief, dans le Tarn-et-Garonne. Le patron du PRG est détendu : la campagne des primaires touche à sa fin et contrairement à d'autres, il n'a pas la pression du score. Lui, « le grand promoteur de ces primaires » adoptées par le PS est « heureux » du « grand succès » de l'exercice, expliquait-il hier dans l'avion privé qui l'amène sur l'île de Beauté. En témoignent ces « audiences extraordinaires » lors des « débats hors du commun », qui « font honneur à la démocratie » et « clouent le bec à la droite ».

Sur le marché de Bastia, le maire Emile Zuccarelli lui fait faire le tour d'un terrain archi conquis. A l'image de Jean Jean, 80 ans au compteur, qui l'interpelle : « Vous et Valls, bravo pour les débats. Les autres, bidon ! » Entre deux beignets au fromage, Baylet apprécie. « Partout, je suis sidéré par l'accueil des gens, assure-t-il. Avant, on sentait un vrai désir d'alternance. Maintenant, on sent un vrai désir de gauche. » C'est sûr, il y aura plusieurs millions de votants dimanche prochain, prévoit-il.

 

Avant de rentrer à Toulouse, il fait un saut à Ajaccio. « Avec ces primaires, personne ne se demande plus qui sont les radicaux et quelles sont leurs idées », se félicite-t-il encore devant militants et élus locaux. Et finalement, c'est bien là l'essentiel pour celui qui espère qu'une nouvelle fois, les socialistes « piqueront » quelques idées radicales en 2012.

 

Envoyée spéciale à Bastia, Maud Pierron

 

 

jmb parisienInvité surprise des primaires socialistes, le président du conseil général du Tarn-et-Garonne a profité du premier débat télévisé entre les candidats pour se faire connaître et marquer sa différence, notamment sur les grandes questions de société.

 

 

Les révélations dans l’affaire Karachi vous surprennent-elles?
Jean-Michel Baylet:
Je suis sidéré ! Si tout cela est confirmé, c’est une véritable affaire d’Etat.

 

Ce qui me sidère, c’est que l’on puisse imaginer, dans la France d’aujourd’hui, que circulent comme cela des valises de billets, que la campagne électorale d’un ancien Premier ministre aurait été financée par de l’argent sale. Ce sont des pratiques dignes d’une république bananière, pas de la France !

Certains proches du chef de l’Etat ont été mis en examen. Nicolas Sarkozy doit-il prendre la parole ?
A partir du moment où il y a un tel scandale qui touche ses plus proches, il doit prendre la parole pour dire la vérité aux Français. Le chef de l’Etat conteste être partie prenante de ce qui pourrait être une organisation mafieuse, mais il doit s’expliquer.

François Bayrou a révélé s’être vu lui-même proposer des valises de billets. Et vous ?
Non, jamais. En tant que président du conseil général de Tarn-et-Garonne, j’ai été contacté un jour pour savoir si j’accepterais quelques récompenses, en échange de ma signature pour la construction d’une maison de retraite. J’ai évidemment coupé court.

Vous avez-vous même fait l’objet d’une mise en examen ?
Je m’en suis expliqué. Je conteste ce qui m’est reproché, à savoir le non-respect du Code des marchés publics. Cela porte sur des sommes dérisoires et cela n’a rien à voir avec une affaire d’Etat. Et je vous confirme ma bonne foi.
François Fillon a plaidé pour une convergence franco-allemande en matière de retraites. En 2030, l’âge de la retraite passera à 67 ans en Allemagne.

Est-ce la bonne voie ?
Ce n’est pas dire la vérité aux Français que de leur faire croire, comme le fait le PS, qu’on reviendra à la retraite à 60 ans. Mais je trouve que François Fillon s’y prend d’une drôle de manière. La réforme des retraites est à peine votée et voilà qu’il annonce au détour d’une réunion publique qu’on va encore modifier les choses. C’est quand même assez révélateur de la manière de gouverner. En revanche, j’approuve la démarche qui consiste à rechercher l’harmonisation sociale et fiscale avec les Allemands, mais aussi avec d’autres pays européens. L’Europe est en panne, il faut reprendre la marche en avant, c’est le seul moyen que nous avons de sortir de la crise actuelle.

Vous avez surpris en réclamant la légalisation du cannabis…
Il y a deux attitudes face aux grands problèmes de notre temps. Soit se voiler la face, et c’est le laxisme. Soit regarder l’évolution de notre société et essayer de surmonter les grandes difficultés. Le cannabis on peut dire, ça n’existe pas ou bien constater les dégâts que cela fait en termes d’insécurité et de santé. Si vous légalisez, vous mettez fin à 80% de l’insécurité qui vient des dealeurs. On réglerait aussi les problèmes de santé publique : si le cannabis était vendu en pharmacie, la qualité du produit serait alors contrôlée et, au moment de l’achat, il y aurait un entretien obligatoire pour expliquer ses dangers.

Sur ces questions de société, le PS est-il en retard ?
Oui. Je suis le seul à évoquer les grandes questions de société, comme le droit à mourir dans la dignité. Sur ces sujets, les socialistes sont frileux, ils manquent de courage, par peur de contrarier quelques électeurs. Le PS se réfugie toujours dans la recherche du consensus, mais le consensus c’est souvent mou.

Que vous a apporté le premier débat télévisé des primaires ?
Désormais, on me dit « bonjour », on me reconnaît, on vient vers moi, on me parle. Je suscite une certaine curiosité. C’est vrai que ce n’était pas le cas avant l’émission de France 2. J’étais le moins connu de tous alors, mais maintenant nous sommes sur un pied d’égalité. Les Français ont senti que j’étais différent.

Mais en quoi êtes-vous différent ?
Ils sont tous socialistes, pas moi. Ils portent tous le même programme qu’ils ont voté à l’unanimité. Mon projet, l’Audace à gauche, n’est pas le même. Sur un plan plus personnel, je suis le seul à être chef d’entreprise : à gauche, avouez, que c’est quand même rare… Les Français que je rencontre me parlent aussi d’authenticité. C’est peut-être mon accent. Des spécialistes de la communication m’avaient conseillé de le gommer. Mais je refuse de me renier. Je conteste totalement ce monde aseptisé où nous devrions tous parler de la même manière, développer les mêmes idées : non au moule énarquo-parisien !

Pour les socialistes, il n’y a pas vraiment de danger Jean-Michel Baylet…
Certes, les sondages ne me créditent pas encore d’un score extraordinaire
(NDLR : 1%). Mais je suis entré en campagne début août. Manuel Valls et Arnaud Montebourg ont commencé il y a un bon moment et ils sont à portée de fusil. Si certains socialistes se moquent, ils ont tort : moi, je respecte mes compétiteurs qui resteront des amis, malgré nos désaccords.

Vous avez désormais votre marionnette aux « Guignols »…
Tout le monde me dit que le passage aux « Guignols » est une sorte de consécration. Alors, vive « les Guignols »! En plus, il parait qu’ils ont très bien reproduit la chemise à rayures que je portais lors du débat sur France 2. Là encore, des spécialistes m’avaient dit « surtout, évite les chemises rayées à la télé ». Moi, je ne fais pas de concession sur le fond de mon programme, sur mes idées ni sur ma personne. Je suis Jean-Michel Baylet et… j’entends le rester !
jmbaylet
Pensez vous pouvoir créer la surprise ?
Je mène cette campagne avec beaucoup de plaisir et de fierté. Je veux faire connaître le plus possible les radicaux tout en sachant que les six candidats ont le même objectif : l’alternance en mai 2012. Je suis du pays du rugby et je sais qu’un match n’est jamais joué d’avance. Il y a une vraie volonté de changement dans le pays. La gauche a retrouvé une certaine empathie envers les Français, ce qui n’était pas le cas il y a encore un an et demi. Mais il faut être prudent : nous avons en face de nous un candidat, Nicolas Sarkozy, qui est redoutable en campagne.

Si vous n’êtes pas au second tour des primaires, prendrez-vous position pour l’un ou l’une des deux finalistes ?
Oui. J’ai d’ores et déjà convoqué un bureau national des radicaux de gauche pour le 10 octobre
(NDLR : au lendemain du premier tour des primaires, le 9). Nous déciderons à ce moment-là.

Le Parisien



 

 

baylet à CreilDe retour de l'université d'été de Seignosse, les élus et militants des Radicaux se sont lancés sans hésitation dans la campagne des primaires de la Gauche pour défendre et promouvoir la candidature de leur président Jean Michel Baylet.

 

Les collages d'affiches ont repris et ont même surpris les socialistes qui se reposaient encore sur les sondages : Creil, Montataire, Saint Leu d'Esserrent et Pont sainte Maxence ont découvert le visage rassurant de Jean Michel Baylet sur leurs panneaux associatifs. Les colleurs communistes qui annonçaient la fête de l'Humanité ont joué le jeu unitaire du partage des panneaux avec sympathie.

 

Le jeudi 15 était souligné de rouge puisqu'avait lieu sur France 2 le premier débat télévisé entre les six candidats. Nous avions invité nos amis au café « Le CHALET » face à la gare de Creil et au bistrot de la gare de Pont Sainte Maxence pour regarder ensemble ce premier débat. Une vingtaine avait répondu à l'invitation de chaque côté dans une ambiance attentive et conviviale.jmb débat tv

 

Le candidat Radical fut décalé, pas formaté mais crédible ! Il a su marquer ses différences tout en se hissant au niveau des favoris des sondages comme Aubry, Hollande ou Royal.

Ses propositions novatrices en matière de liberté sur la légalisation des drogues douces ont décoiffé et montré l'archaïsme des Montebourg et Valls qui malgré le look « jeune premier » défendent l'interdiction et l'emprisonnement même pour les petits consommateurs ! Il fut le seul à prôner plus d'Europe pour sortir de la crise financière et remettre de l'ordre politique dans l'économie.

 

aicha débaAu final les militants furent confortés dans leur démarche, les sympathisants furent rassurés sur leur intention de voter pour Jean Michel Baylet, les autres furent intéressés et envisagent d'aller voter aux primaires, ce qui est déjà une première victoire.

 

Nous continuerons à bouger jusqu'au 9 octobre, jour du premier tour des primaires : collages, diffusion des dépliants sur les marchés dès le prochain week end, préparation des bureaux de vote. Le patron du Chalet de Creil nous propose de recommencer la soirée télé le 28 septembre pour le deuxième débat sur I-Télé.

 

Vous aussi vous pouvez nous aider et participer à cette initiative inédite de démocratie participative...

 

 

Eric MONTES, mandataire de Jean Michel Baylet sur l'Oise

eric.montes@mairie-creil.fr tel: 06 31 12 06 52

jmbPar JEAN-MICHEL BAYLET Président du Parti radical de gauche, candidat à la primaire citoyenne, GÉRARD FELLOUS Secrétaire général de la Commission nationale consultative des droits de l’homme entre 1986 et 2007

 

Le Conseil d’Etat vient de donner quelques clés administratives pour «ouvrir» la laïcité, en une interprétation dite «libérale» de la loi de décembre 1905 portant sur la séparation des Eglises et de l’Etat. Nul ne doute que les tenants d’une «laïcité ouverte», d’une «juste laïcité» ou d’une «laïcité bien comprise», particulièrement parmi les responsables des cultes en France, s’engouffreront dans la brèche pour réécrire la laïcité à leur convenance en la vidant de sa substance. Des pans entiers de l’identité républicaine de la France avaient été remis en cause après un travail de sape mené au cours de débats calamiteux sur «l’identité nationale» ou sur «l’islam et la laïcité». Les conséquences risquent d’en être catastrophiques.

 

Sur la forme, le Conseil d’Etat est sorti de sa réserve en la matière en donnant volontairement une orientation politique à ses délibérations. Tout d’abord en regroupant la publication de cinq arrêts sur des pourvois enregistrés en contentieux entre 2007 et 2008. Ensuite en leur donnant une publicité inaccoutumée, au plus haut niveau, celui de son vice-président qui tint conférence de presse le 19 juillet.

Sur le fond, la jurisprudence du Conseil d’Etat prend un tournant en posant trois fondements nouveaux :

En premier lieu, la haute juridiction administrative permet le contournement des interdits de la loi de 1905 sur le financement des cultes sur fonds public en acceptant la confusion entre usage cultuel et usage culturel des lieux de culte. Ainsi une collectivité territoriale peut-elle acquérir un bien «mixte» «utilisé dans le cadre de sa politique culturelle et éducative» (affaire de l’orgue de la commune de Trélazé). De nombreuses associations cultuelles ont dorénavant la possibilité de se doter de l’excroissance d’une association culturelle pour obtenir des financements publics. De même, un tel financement peut être affecté à un lieu de culte «pour […] le développement touristique et économique de son territoire» (affaire de la construction d’un ascenseur d’accès à la nef et à la crypte de la basilique de Fourvière, à Lyon).

 

Le deuxième contournement est, pour la première fois dans la jurisprudence, celui des «intérêts publics locaux». Les collectivités territoriales pourront prendre des décisions ou financer des projets portant sur des édifices ou des pratiques cultuelles, en déclarant simplement qu’il y va de «l’intérêt public local» : comme pour l’organisation de cours ou de concerts de musique dans un lieu de culte (affaire Trélazé) ; ou pour le «rayonnement culturel» de la basilique de Fourvière. Il suffirait alors à n’importe quel lieu de culte d’être ouvert quelques heures à des visites touristiques pour bénéficier de financements publics.

 

Le troisième contournement, certainement le plus grave, est celui de la légitimation officielle d’une pratique jusque-là écartée en France, celle des «dérogations» apportant des «tempéraments» à la loi de 1905, selon la propre formule du Conseil d’Etat. Il en est par exemple du bail de longue durée pour une somme symbolique (emphytéotique administratif) fréquemment conclu jusque-là dans l’illégalité par une collectivité territoriale en vue de la construction d’un édifice destiné à un culte qui est définitivement permis. Déjà largement utilisé pour la construction de lieux de culte, cette formule ne pourra plus, à l’avenir, faire l’objet de contestation.

 

Autre «dérogation», celle de l’aménagement sur fonds public d’un abattoir rituel (affaire du Mans). Plutôt que d’exiger des entrepreneurs privés - qui sont par ailleurs rétribués par une taxe religieuse à l’abattage à la charge des usagers - qu’ils se conforment «aux impératifs de l’ordre public, en particulier de la salubrité et de la santé public», le Conseil d’Etat inverse la responsabilité en acceptant que, sous ce prétexte, la collectivité locale finance un abattage rituel.

Enfin, le Conseil d’Etat reconnaît et accepte la pratique, jusque-là rare et occasionnelle, de la mise à disposition d’un local communal pour l’exercice d’un culte (affaire de Montpellier). Toute municipalité pourrait donc créer et mettre à disposition d’un culte une «salle polyvalente à caractère associatif», euphémisme pour offrir un lieu de culte (y compris à des sectes).

 

Ainsi, la plus haute juridiction administrative consacre-t-elle pour la première fois en France les «accommodements raisonnables» qui viennent de faire débat au Québec où on semble vouloir y renoncer définitivement, tant les imbroglios y furent nombreux et insolubles.

Avec cette nouvelle jurisprudence, le Conseil d’Etat permet à l’Etat de rester vertueux et, dans le même temps, de se défausser sur les collectivités territoriales autorisées à financer les cultes. Nous nous trouvons, en la période électorale actuelle, dans une situation rappelant celle de novembre 1989 lorsque le Conseil d’Etat jugea que le port du voile islamique dans un établissement scolaire, en tant qu’expression religieuse, était compatible avec la laïcité. Il fallut attendre 2004 et une loi pour effacer le climat délétère créé alors.

 

A paraitre, par Gérard Fellous : «2002-2012 : Chronique d’une laïcité agressée».

 

t. Maugez maire cgNous avons appris avec consternation et une très grande tritesse le décès brutal de notre camarade Radical conseiller général de Songeons Thierry Maugez, emporté par une embolie pulmonaire samedi dernier 6 aout.

 

Jeudi 11, nous étions plus de 1000 personnes à l'accompagner dans sa dernière demeure dans sa commune d'Hanvoile dont il était maire depuis 1995. Nous publions ici les articles du courrier picard et du parisien: 

 

 

 

C’est le choc dans le canton de Songeons. Le maire d’Hanvoile et vice-président du conseil général est mort brutalement samedi. Il avait été réélu au 1er tour en mars.

 

Agé de 48 ans, Thierry Maugez est décédé samedi matin d’une embolie pulmonaire, au centre de réadaptation Le Belloy.

Dans l’histoire politique du département de l’Oise, il restera l’homme qui a fait basculer le conseil général à gauche, le 28 mars 2004, après dix-neuf ans de présidence Mancel (UMP). Le conseiller général PRG de Songeons, Thierry Maugez, est décédé samedi matin d’une embolie pulmonaire.

Responsable des relations presse à la SNCF à Paris, il était également maire d’Hanvoile, village situé au nord-ouest de Beauvais. Il avait 48 ans. « Il était tombé il y a environ trois mois et s’était fait mal au dos, se souvient Jean-Claude Boucher, troisième adjoint d’Hanvoile. Comme un peu tout le monde, il avait laissé ça traîner. Il s’est mis à marcher avec une canne. Finalement, le médecin lui a fait passer un scanner et il a été opéré de la colonne vertébrale à Amiens le 15 juillet. Depuis, il était en rééducation au centre du Belloy à Saint-Omer-en-Chaussée. Il ne se levait pas encore de son lit. Mais il avait bon espoir de remarcher bientôt. »

Le décès a donc été très brutal. « Vendredi, le cantonnier était allé le voir et tout allait bien, se souvient Jocelyne, une habitante. Thierry était même content de rebouger ses doigts de pied. » Natif du village, Thierry Maugez avait gagné son premier mandat politique à 25 ans en tant que conseiller municipal d’opposition à Hanvoile. Puis il en était devenu maire en 1995.

Après avoir un temps flirté avec le RPR, il avait pris sa carte au Parti radical de gauche. En 2004, quand la gauche cherche son candidat dans le canton de Songeons, réputé imprenable, elle fait appel à lui. La guerre fratricide à laquelle se livrent les deux candidats de droite, André Primout et Béatrice Béliard, lui offre le siège. A la surprise générale, c’est un quasi inconnu qui offre le vingt et unième siège et donc la majorité du conseil général de l’Oise à la gauche. Yves Rome est élu président à la place de Jean-François Mancel.

Le conseil général tangue à nouveau lorsque l’élu est condamné pour agression sexuelle par le tribunal de Paris quelques semaines après son élection. Mais le séisme escompté par la droite n’aura pas lieu. Malgré les pressions (24 des 28 maires du canton exigent sa démission), Thierry Maugez s’accroche à son siège.« Il a tenu bon, rappelle une de ses proches. Et ça n’a pas altéré la confiance que les habitants avaient en lui. La preuve, toute sa liste a été élue dès le premier tour en 2008. »

En mars, il a même été l’un des trois conseillers généraux élus dès le premier tour. Yves Rome lui confie alors une vice-présidence, le service public départemental, la ruralité, le cadre de vie et les liaisons douces.

Adeline Daboval | LE PARISIEN -l'Oise matin Publié le 08.08.2011, 07h00





 SONGEONS Mort de Thierry Maugez, vice-président du conseil général

 

Le conseiller général PRG du canton de Songeons et maire d’Hanvoile est décédé samedi matin d’une embolie pulmonaire. Il avait 48 ans.

La commune d’Hanvoile et ses 500 habitants sont en deuil. Le conseiller général du canton, vice-président du conseil général et maire de la petite commune, Thierry Maugez, est décédé samedi matin au centre du Belloy d’une embolie pulmonaire, à l’âge de 48 ans. Il était entré au centre de rééducation de Saint-Omer-en-Chaussée, après avoir subi une importante opération du dos il y a quelques jours.

 

L’élu s’était « fait mal au dos au cours de sa campagne pour les cantonales », rapporte une proche. Depuis, il souffrait. Mais au lendemain de l’intervention chirurgicale, « rien ne laissait présager un tel drame », déclare Roseline Pinel. « Je l’avais vu vendredi midi, il était bien décidé à remarcher, les kinésithérapeutes étaient même obligés de le freiner », relate une proche de l’élu. « Il avait demandé à son frère de lui amener un ordinateur à partir duquel il pourrait travailler sur la préparation du salon de la gastronomie. »

« Un dévouement entier »

maugez et suppléante« C’était un homme formidable », a insisté hier Roseline Pinel, sa suppléante. « Véritable élu de proximité, disponible et présent, Thierry Maugez se distinguait par son entier dévouement au service des habitants du canton de Songeons et de notre territoire », a réagi le président du conseil général, Yves Rome, dans un communiqué.

 

Thierry Maugez, issu d’une fratrie de quatre garçons, cadre de la SNCF, d’abord élu à Hanvoile, avait fait basculer la majorité du Département à gauche, en 2004, lors de son élection surprise comme conseiller général du canton de Songeons. Il avait été réélu dès le premier tour lors des élections cantonales de 2011, avec 52,9% des suffrages exprimés.

 

En 2004, la campagne avait été âpre, contrariée par une affaire judiciaire. Cette année-là, l’élu avait en effet été cité à comparaître au Palais de justice de Paris et condamné à 1000 euros d’amende pour agression sexuelle. Il avait vécu cette épreuve comme « un tremblement de terre émotionnel et un dévoilement brutal de ses habitudes homosexuelles », relatait alors un expert psychiatre.

 

MATTHIEU HERAULT  - Courrier Picard

HOLLANDE 2012

TOUS AU MEETING DU BOURGET !

 

HOLLANDE 

François Hollande tiendra son premier grand meeting de campagne dimanche 22 janvier au Bourget où il présentera son programme pour redresser la France.

 

Nous y serons et nous organisons des départs en autocars de Creil, Clermont, Beauvais et Compiègne.

 

Vous pouvez venir avec nous. Inscrivez vous auprès d'Eric Montes au 06 31 bus-stac-gare.jpg12 06 52  ou à la fédération PS au 03 44 25 04 60

NEWS RADICALES

Un débat public sur le droit de mourir dans la dignité en février 2012 !


Les Primaires Citoyennes organisées par le PS et le PRG ont permis de choisir un candidat pour 2012 mais aussi de lancer des débats de société dont chacun peut s'emparer. Ainsi Jean Michel Baylet, le président du PRG a proposé d' accorder le droit de mourir dans la dignité.

 

Face à des situations de souffrances terribles pour des personnes atteintes de maladies incurables, face à la dégénérescence de la grande vieillesse et l'acharnement thérapeutique, il est temps que les politiques aient le courage de proposer une nouvelle liberté. A la demande du malade et de sa famille et sous la responsabilité d'un comité d'éthique médicale, le droit de mourir serait accordé lorsqu'il est médicalement prouvé que la maladie est irréversible et que la mort est proche.

 

L'enjeu est d'éviter également les drames liés au soupçon d'euthanasie et de permettre enfin aux personnes en fin de vie d'être accompagnées et de rester maitres de leur destin.

 

C'est un sujet grave mais hélas trop fréquent. Humanistes de toujours, les Radicaux veulent assumer ce débat et défendre cette liberté.

 

Nous organiserons le 23 février , salle Charpentier à Nogent sur Oise un débat public et citoyen sur ce sujet douloureux qui nous concerne tous. Notre ami Jean François Morandeau, gériatre, en sera le modérateur. Le docteur Isabelle Cantin, medecin chef du service de soins pallieve alguemi 2atifs du CHG Laennec en sera notre invitée. La déléguée Oise de l'association pour le droit de mourir dans la dignité  présentera leur action. Nous avons également sollicité  la pasteur protestante de Creil  et un maitre de loge franc-maçon comme "grands témoins". Venez nombreux...

 

 

Eve ALGUEMI, Maire Adjointe de Nogent

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L'EXPO LAICITE DU PRG A LA MAISON DE LA VILLE DE CREIL

 

1. DEFINITIONEn 2005 afin de célébrer le centenaire de la loi de 1905 séparant les églises et l'Etat, les Radicaux de Gauche avaient réalisé une grande exposition de vingt panneaux rappelant les origines de la Laicité, l'énorme bataille de la loi de 1905 menée par le gouvernement du Radical Emile Combes, et les batailles et les défis de la laicité jusqu'à nos jours. Les derniers panneaux évoquent les défis de la Laicité aujourd'hui et demain : la situation de la Femme dans de nombreux payx contrariés par les religieux, le retour des extrêmistes et  les attaques contre la république laique.

 

Six ans plus tard, une piqûre de rappel n'apparaissait pas inutile et nous avons proposé au directeur de  la nouvelle Maison de la Ville creilloise ouverte place Saint Médard en recherche d'animation citoyenne de l'exposer de nouveau. Ainsi tout le mois de janvier, vous pourrez voir ou revoir cette exposition très complète et très bien illustrée.

 

A bientot dans les locaux de la Maison de la Ville. Pour plus d'informations : 03 44 29 52 47

SUR LE TERRAIN

 

PIERRE SUD OISE : LES BUS EN DEBAT ?

 

PSO-TRANSPORTSDepuis 2008, les élus Radicaux du grand creillois militent pour l’élargissement du réseau de bus à toutes les communes du bassin de vie. Il y a trois ans un projet de Syndicat Mixte des Transports réunissant la CAC et PSO avait été débattu et adopté par les élus de la CAC mais au final rejeté par ceux de PSO. Ces derniers avaient préféré initier un réseau indépendant répondant à leurs propres besoins.

Ce nouveau réseau a débuté le 5 septembre dernier avec la rentrée scolaire et se compose de trois lignes régulières : St Leu-Thiverny-gare de Creil, St Leu-St Maximin-gare de Creil, St Leu-gare de Chantilly et une ligne de transports à la demande desservant les petites communes de Maysel, Rousseloy, Cramoisy et St Vaast les Mello.

Avant même son ouverture, le principe d’organiser un réseau de transports urbains a été fortement contesté par le Maire de Saint Leu d’Esserent qui a déposé un référé au Tribunal Administratif pour dénoncer la décision d’attribuer la délégation de service public à la société Kéolis. Le préfet invoquant un vice de procédure demandait la résiliation du contrat. La requête du maire de Saint Leu a été rejetée et le Préfet a finalement abandonné ses injonctions. Fanny GUINION, élue PRG d’opposition à Saint Leu nous donne son éclairage.

 

Fil Radical : Le Maire de Saint Leu prétend que les Lupoviciens ne veulent pas prendre le bus et que ce choix coûteux est imposé sans aucun fondement par PSO ?

Fanny GUINION : Je suis élue de Saint Leu depuis 2001 et les habitants, en règle générale, souhaitent un réseau de bus publics. C’est un confort supplémentaire pour se déplacer et une facilitation de la vie quotidienne.

 

Fil Radical : le Maire dit qu’il faut développer la gare de Saint Leu et le train. Quel est ton avis ?

Fanny GUINION : pour développer la gare, en plus d’aménagements urbains évidents, il faudrait plus de lignes de trains (actuellement seulement une ligne Pontoise-Creil) et une fréquence des trains accrue (pas de trains l’après midi !). De fait tous les matins, les lupoviciens vont en train ou en voilure à la gare de Creil, les autres en voiture à la gare de Chantilly pour aller travailler en Ile de France ou Amiens. Le fait que les terminus des 4 lignes du nouveau réseau de bus soient les gares de Creil et de Chantilly n’est pas un hasard. Ils se substituent à la faible fréquence des trains à Saint Leu.

Il manquait de plus une liaison rapide et pratique avec la zone commerciale de Saint Maximin : une des lignes répond à cette demande. Même des besoins intra –muros de Saint Leu se trouvent solutionnés comme l’accès au nouveau Lidl en entrée de ville§

 

Fil Radical : le Maire conteste le choix des bus à grand gabarit et dénonce la faible fréquentation de passagers ?

Fanny GUINION : c’est vrai que les bus à grand gabarit rencontrent des réelles difficultés à circuler dans les rues étroites de la ville ! Des minibus suffiraient pour l’instant. La fréquentation elle se développe progressivement. Il faut laisser les gens s’approprier ce nouveau service. Les chiffres publiés par PSO sont encourageants : plus de 5000 voyageurs en deux mois ! On s’aperçoit aussi que la ligne virtuelle de transports =à la demande va trouver son public : ils étaient 4 la première semaine et ils sont déjà 60 tout le mois d’octobre…Il faut faciliter l’usage des bus. Le refus du maire de Saint Leu de laisser PSO installer des abris bus couverts où les usagers peuvent s’assoir et s’abriter de la pluie est d’une mesquinerie puérile. Plus on rendra difficile l’accès aux bus, moins les gens les utiliseront et on pourra arguer d’une faible  fréquentation!

 

Fil Radical : le Maire dénonce le coût élevé du service « Transports » : plus d’un million par an : 3000 euros par jour !

Fanny bus PSOFanny GUINION : chaque service public a un coût pour la collectivité : c’est le principe de solidarité ! Cependant PSO a lancé son réseau sans augmenter les impôts communautaires et avec un recours très modéré à l’emprunt. Il a bénéficié en plus des subventions du Conseil Général via le Syndicat Mixte des Transports Collectifs, sans oublier le versement transports des entreprises de plus de dix salariés du territoire.

Les tarifs sont alignés sur ceux très modérés de la CAC et c’est gratuit pour les collégiens. Néanmoins il est certain que si le réseau de bus de PSO avait été intégré à celui du STAC comme nous le demandions, il coûterait encore moins cher car il bénéficierait des investissements déjà réalisés par la CAC et d’économie d’échelles sur le fonctionnement. De même on pourrait plus aisément modifier une ligne selon son taux de fréquentation sans mettre en péril tout le service.

En conclusion le service de transports publics est une réelle avancée pour les habitants de Pierre Sud Oise, une alternative écologique au tout-voiture, une aide utile pour les personnes non véhiculées, une mobilité pour les jeunes, un désenclavement pour les petites communes.

Nous devons les promouvoir et les utiliser, les faciliter en réalisant les aménagements minimums nécessaires partout. Enfin, les bus ne doivent plus être otages des querelles politiciennes entre élus : ils sont un service public pour tous !

HISTOIRE RADICALE

Robert HERSANT 

Né le 31 janvier 1920 à Vertou (Loire-Atlantique). Décédé le 21 avril 1996 à Saint-Cloud (92)

Député de l'Oise de 1956 à 1978

HERSANTRobert Hersant est né le 31 janvier 1920 à Vertou (Loire-Atlantique). Son père, capitaine au long cours reconverti dans le cabotage, l'élève dans une relative aisance. Peu intéressé par les études, il se montre en revanche très tôt attiré par le journalisme, et signe ses premières "piges" dans la presse normande dès la fin des années 1930. Robert Hersant manifeste simultanément un intérêt marqué pour la politique. Il s'inscrit d'abord, en 1935, aux Jeunesses Socialistes de Rouen, dans lesquelles il milite quelques années. Changeant brutalement d'orientation au lendemain de la défaite de l'été 1940, il créé et dirige pendant quelques semaines le mouvement "Jeune Front", qui affiche sans retenue ses sympathies pour l'occupant ; il le quitte en octobre 1940, pour rejoindre le secrétariat général à la jeunesse du régime de Vichy et diriger le centre de jeunesse Maréchal-Pétain de Brévannes, dans le département de Seine-et-Oise.

Robert Hersant échappe aux premières vagues de l'épuration ; il se présente même aux élections municipales du 29 avril 1945 dans le deuxième secteur de la Seine, à la tête d'une liste dite d'"Union nationale " -sans aucun succès il est vrai. Son passé le rattrape cependant : arrêté le 15 juin 1945, il est écroué à Fresnes, puis libéré le 16 juillet. Un an et demi plus tard, en 1947, il est condamné à dix ans d'indignité nationale pour faits de collaboration : la Cour de justice considère qu'" il est établi par l'ensemble des témoignages recueillis au cours de l'information que, dès le mois d'août 1940, M. Robert Hersant a eu une attitude antinationale, notamment en occupant, comme chef du Jeune Front, des locaux pour son mouvement avec l'assistance des Allemands ".

Malgré cette compromission initiale qui pèsera durablement sur sa vie politique, Robert Hersant se lance dans les métiers de la presse dès les premières années de l'après-guerre. Les premières années sont difficiles, car ses entreprises -l'édition d'un annuaire de l'automobile, la publication de petits mensuels spécialisés (Bazars et Galeries, l'Equipement Ménager, le Quincailler)- ne rencontrent qu'un succès médiocre. L'aisance vient à partir de 1950, avec le lancement de l'Auto-Journal : cette publication, la première dans son genre, rencontre un vif succès, et lui permet de jeter les bases d'un groupe de presse dont l'expansion sera continue jusque dans les années 1980. La méthode de Robert Hersant est simple et efficace : il se porte acquéreur, à un faible prix, d'un grand nombre de petits titres de la presse régionale et de la presse spécialisée, dont il restaure la rentabilité par la concentration des moyens de fabrication, la modernisation de la ligne éditoriale et un recours accru à la publicité.

Les succès de Robert Hersant dans les entreprises de presse ne le dissuadent pas, bien au contraire, de renouer avec la politique. Il sait trouver au parti radical des interlocuteurs bienveillants qui, reconnaissant son pouvoir d'influence, ferment les yeux sur les aspects les plus controversés de son itinéraire, et lui apportent leur aide lorsqu'il essaie de s'implanter dans l'Oise. Son groupe de presse lui est un atout encore plus précieux : rachetant en octobre 1952 un hebdomadaire de Compiègne, La semaine de l'Oise, dont il modifie radicalement la physionomie en augmentant sa fréquence de parution, sa zone de diffusion et sa pagination, il orchestre à grands bruits, et non sans talent, ses diverses candidatures, et se présente à ses électeurs comme un homme d'avenir, entrepreneur ambitieux, étranger aux jeux politiques de la IVème République.

De fait, l'implantation de Robert Hersant dans l'Oise est un succès : il est élu maire de Ravenel en février 1953, puis, le 17 avril 1955, conseiller général du canton de Saint-Just-en-Chaussée. Candidat aux élections législatives du 2 janvier 1956 à la tête de la liste présentée par le Parti Républicain Radical et Radical-Socialiste, il conclut un apparentement avec les listes de la SFIO et de l'UDSR ; recueillant 47 134 voix sur 213 654 suffrages exprimés soit près de 22%, il emporte un des cinq sièges à pourvoir.

L'élection de Robert Hersant fait cependant l'objet d'un vif débat à l'Assemblée nationale le 18 avril 1956. Jean Legendre, député de l'Oise élu sur la liste d'union des indépendants, des paysans et du RGR, auquel Robert Hersant avait ravi au mois d'avril précédent son mandat de conseiller général du canton de Saint-just-en-Chaussée, dépose un amendement tendant à invalider l'élection de ce dernier. Dans son intervention à la tribune de l'Assemblée, Jean Legendre souligne la débauche de moyens financiers auxquels Robert Hersant a eu recours pour assurer son élection, avançant la somme de 50 millions de francs de frais de campagne. Il raille les méthodes publicitaires de son adversaire, dénonçant les excès de ce que le journal Le Monde avait appelé une " campagne à l'américaine " ; enfin il s'attarde longuement sur les activités de Robert Hersant pendant l'Occupation.

L'intervention de Jean Legendre donne à Robert Hersant l'occasion de revenir sur son attitude pendant la guerre. " A cette époque -ce n'est pas une excuse, ce n'est pas un argument- j'avais vingt ans et je fus littéralement souffleté par la défaite de 1940 ", souligne-t-il. Rappelant qu'en 1938, au retour d'un voyage qui l'avait amené successivement en Angleterre et en Allemagne, il avait publié dans le journal Normandie un article dans lequel il annonçait " Hitler prépare la guerre -si les Français ne se préparent pas, ils perdront cette guerre ", il fait mine de s'interroger : " est-ce là le langage nazi ? ".

Robert Hersant insiste sur le fait que le mouvement Jeune Front a duré " très exactement trois semaines ", et qu'il l'a quitté " précisément parce qu'il prenait une tournure politique qui m'interdisait d'y rester ". Il poursuit : " pendant les quatre années d'Occupation, je n'ai pas une seule fois écrit une ligne en faveur de la politique de collaboration ni même en faveur de Vichy ". Il pose même en résistant : " J'ai publié, dans le seul numéro du seul journal que j'ai fait [Jeunes Forces] et qui a été saisi le lendemain matin même, dans les kiosques, par les autorités allemandes -la chose est vérifiée- j'ai publié, dis-je, un article disant que j'écrivais pour les jeunes qui n'acceptaient pas d'être les valets et les courtisans des puissants du jour ".

Robert Hersant s'attache enfin à justifier son passage par le secrétariat général à la jeunesse de l'Etat français : " Je ne vois pas ce qu'on pourrait reprocher à un groupe de jeunes de vingt ans qui, dans les centres d'apprentissage de la jeunesse ont pendant trois ans, pour des salaires de misère, dans des conditions que je garantis assez infernales, essayé de faire vivre les centaines de milliers de jeunes Français qui étaient à l'époque à la rue ".

Robert Hersant, cependant, ne convainc pas des députés qui, pour la plupart, ignoraient jusqu'alors tout de son passé : son élection est invalidée par une décision de l'Assemblée nationale en date du 18 avril 1956, par 125 voix contre 11. Les 125 voix proviennent essentiellement de la plupart des poujadistes, de la majorité des indépendants et d'une partie du MRP ; les 11 voix sont celles de 8 radicaux et de 3 socialistes. Les autres députés radicaux et socialistes et tout le groupe communiste ne prennent pas part au vote.

Son siège est déclaré vacant, et une élection législative partielle est en conséquence organisée, les 3 et 17 juin 1956, dans le cadre d'un scrutin majoritaire uninominal à deux tours. Au premier tour, il devance de peu, avec 53 206 voix sur 180 414 suffrages exprimés, le candidat communiste Maurice Bambier, qui recueille 50 398 voix. Au second tour, Robert Hersant l'emporte nettement sur son adversaire, avec 76 458 voix contre 59 001 sur 179 120 suffrages exprimés.

Son élection est cette fois validée, le 25 octobre 1956. Il s'inscrit alors, le 5 novembre, au groupe radical-socialiste de l'Assemblée nationale. Robert Hersant est nommé membre de la Commission des moyens de communication et de tourisme (1956), de la Commission de la production industrielle et de l'énergie (1956), de la Commission du suffrage universel, des lois constitutionnelles, du règlement et des pétitions (1957), et de la Commission de l'intérieur (1957).

Cinq jours après la validation de son élection, le 30 octobre 1956, Robert Hersant dépose une proposition de résolution tendant à réviser les articles 45, 46, 47, 48 et 52 de la Constitution. Exprimant son souci de ne pas voir la France devenir "une nation de second ordre, réduite à graviter dans l'orbe de quelque autre puissance mondiale", il se propose de renforcer les institutions par un certain nombre de réformes d'ampleur : il souhaite que le président du Conseil, chef du gouvernement, soit élu pour quatre ans au suffrage universel, "probablement aux deux tours de scrutin", et choisisse ses ministres "en dehors du Parlement". Ce renforcement de la présidence du Conseil serait cependant contre-balancée par le maintien de la présidence de la République, "garantie de la Constitution", à laquelle il serait "peut-être même souhaitable de lui donner des pouvoirs accrus, susceptibles d'éviter quelque improbable aventure, ce qui aurait tout du moins le mérite de rassurer ceux qui frémissent encore, avec un siècle de retard, en songeant à Napoléon III". La proposition de résolution, renvoyée à la Commission du suffrage universel, des lois constitutionnelles, du règlement et des pétitions, ne rencontre guère d'écho.

Quatre mois plus tard, le 28 février 1957, il dépose une proposition de résolution tendant à inviter le gouvernement à "mettre en application d'une politique d'ensemble, en vue de résoudre le problème algérien compte tenu de ses données démographiques, économiques, et politiques ". Robert Hersant propose en fait une partition de l'Algérie en trois zones : le petit territoire de Tlemcen, une république autonome de Constantine, et une province qui demeurerait française, et dans laquelle, "afin de ne pas les arracher à leurs terres", on regrouperait les pieds-noirs et les musulmans favorables à la France. La proposition de résolution ne soulève pas un très vif intérêt ; la solution de la partition sera cependant évoquée à de nombreuses reprises au cours du conflit algérien.

Robert Hersant est par ailleurs l'auteur d'une autre proposition de résolution et de trois propositions de loi, relatives à des domaines aussi divers que l'industrie hôtelière française, les attributions en hydro-carburants, ou la circulation routière.

Robert Hersant vote pour le projet de loi portant ratification des traités instituant la Communauté économique européenne et l'Euratom (9 juillet 1957), il accorde sa confiance à Félix Gaillard (5 novembre 1957) vote sur le projet de loi relatif aux pouvoirs spéciaux en Algérie, la confiance à Charles de Gaulle (1er juin 1958) et le projet de loi accordant les pleins pouvoirs à ce dernier (2 juin 1958).

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