Bonjour,
Dès les primaires citoyennes, le PRG avait fait le choix du rassemblement de la gauche afin de mettre le vainqueur de ce processus en situation de l'emporter lors des élections présidentielles .
Nous savions que ce choix était le bon et les Français l'ont confirmé par leur participation dés lors et par la suite lors du scrutin présidentiel.
Sur l'Oise , la fédération départementale du PRG s'est organisée par circonscription pour participer activement à la campagne.
Les élus et militants Radicaux de gauche ont contribué ainsi à l'écriture d'une nouvelle page de la Véme République par l'élection du deuxième  Président de gauche de son histoire.
Nous avons donc accueilli avec une immense joie et une émotion rare, après 30 ans, en revivant un mois de Mai inoubliable.
Il y avait eu une génération " Mitterand", il y aura une génération " Hollande" prête à impulser une nouvelle direction à notre Nation.
Le bassin creillois s'est encore une fois démarqué dans le paysage politique isarien de par son ancrage résolument à gauche et la ville de Creil en particulier en permettant un vote massif en faveur de François Hollande au dessus des 70%!
Notre candidat François Hollande devient ainsi le 9 éme Président de la République et le deuxième à Gauche.
Un 3ème tour s'ouvre maintenant avec les élections législatives ce rendez vous  démocratique s'achèvera  le 17 juin. D'ici là, nous poursuivrons nos efforts et prises d initiatives pour que le seul député sortant de Gauche du Département, notre camarade socialiste Michel Francaix, puisse  continuer à avoir la confiance des électeurs de la 3ème  circonscription.
Dans la dynamique de la victoire présidentielle , il est primordial de donner au programme de François Hollande toutes les moyens législatifs  en instaurant un hémicycle à gauche à l'image du Sénat .
Le changement est déjà en marche depuis le 6 mai et cela se poursuivra le 17 juin avec une majorité parlementaire!

Eddie BEAUBRUN
Président des Élus Radicaux de Gauche et Progressistes
Conseiller municipal délégué - Conseiller communautaire
Résultats définitifs pour le scrutin du 1er tour des élections présidentielles, taux de participation au delà de 74% François Hollande : 45,87% Marine Le Pen : 17,69% Nicolas Sarkozy : 13,94% Jean-Luc Mélenchon :13,21% François Bayrou : 4,58% Merci a vous tous pour le score de notre candidat François Hollande Nous publierons prochainement les analyses de ces résultats et des autres villes du bassin creillois mais nous pouvons apprécier, dés à présent, notre victoire de 1er tour afin de poursuivre le combat pour un 6 mai flamboyant aux couleurs de la Gauche. Radicalement Votre Eddie Beaubrun - Président du Groupe des Élus Radicaux et Progressistes, Ville de Creil

Appel à rassemblement républicain – Dimanche 25 mars 2012, 15h Place de la République

 

 

Les assassinats qui viennent d’endeuiller la France sonnent comme un coup de tonnerre dans le ciel de la République.

 

S’il est trop tôt pour tirer les conclusions définitives de cette vague sans précédent depuis plusieurs décennies dans notre pays, un élément semble acquis : des personnes ont été abattues en France parce que maghrébines et juives, la terreur meurtrière allant jusqu’à s’en prendre au sein d’une école à des enfants.

 

Ces victimes s’appelaient « Myriam », « Imad », « Arieh », « Mohamed », « Jonathan », « Abel » et « Gabriel »

 

Face à des actes d’une telle gravité, c’est notre bien commun – le vivre ensemble – qui se trouve éprouvé de la façon la plus cruelle qui soit. Bien loin de la tentation du repli et de la haine, la réaction de la société française doit être unitaire, ferme et fraternelle.

 

C’est pourquoi nous appelons à une marche silencieuse ce dimanche 25 mars qui partira à 15h de la Place de la République pour se diriger vers la place de la Bastille.

 

A cette occasion, nous invitons tous les citoyens, toutes les associations, tous les syndicats ainsi que celles et ceux qui concourent à la plus haute fonction politique de notre pays, au-delà de leur confession, de leurs opinions politiques, de leurs origines ou de leur couleur de peau, à venir exprimer leur dégoût de la haine raciste et antisémite ainsi que leur attachement aux valeurs de la République dans lesquelles se trouve inclus le respect pour chacun de sa dignité d’être humain.

Communiqué de presse  SOS Racisme, UEJF, LICRA, AFVT

Par Jean Michel Baylet dans le quotidien

 

 

Qu’un ancien haut fonctionnaire que tous croyaient républicain – tel est le cas de M. Guéant – se lance dans une polémique aussi hasardeuse que celle de la prétendue hiérarchie des civilisations ne peut s’expliquer que par le contexte politique et plus précisément par des visées électoralistes.

Il s’y est d’ailleurs aventuré en des termes curieux : « Contrairement à ce que dit l’idéologie relativiste de gauche, pour nous, toutes les civilisations ne se valent pas ». Pour moi, je suis, comme tous les vrais radicaux, de gauche et absolument pas relativiste. Je crois que les philosophes des Lumières ont inspiré les grands textes que sont la Déclaration d’Indépendance américaine, et la Déclaration Française des Droits de l’Homme. Malgré les difficultés liées à la montée du matérialisme et du consumérisme dans les sociétés occidentales, il reste de ce grand élan un socle de valeurs universelles : l’unité fondamentale de la condition humaine, l’autonomie du sujet, l’égalité en droits et les formes démocratiques de la représentation politique. Si tel était le véritable sujet, je pourrais dire, comme le suggère M. le Ministre de l’Intérieur, que je ne suis pas prêt à me prosterner devant les Etats ou les régimes qui ne respectent pas ces valeurs essentielles.

jmb la voix du nordMais la première erreur de M. Guéant est de confondre les civilisations et les différents cycles que connaissent les sociétés et les cultures, à la fois dans l’espace et dans le temps. Un exemple ? Lui-même pourrait reconnaître que les royaumes arabes d’Andalousie étaient marqués, avant la Reconquista, par une tolérance politique et un rayonnement culturel infiniment plus grands que ceux de l’Espagne inquisitoriale d’Isabelle la Catholique.

J’ai choisi cette illustration à dessein car nous voyons bien, depuis le trop fameux débat sur l’identité nationale, depuis les menaces de déchéance de la nationalité, depuis la publicité sur les prières de rue, ou sur un cas, évidemment répréhensible mais isolé, de polygamie, que le véritable adversaire proposé par la droite à la communauté française, c’est l’étranger et, plus grave encore, notre concitoyen s’il est musulman.

C’est ici qu’il faut revenir sur le contexte pré-électoral. Pendant quatre ans, le Président de la République a essayé de rééditer sa performance de 2007 : en récitant tous les thèmes de la droite autoritaire, sécuritaire et identitaire, il espérait capter à nouveau l’électorat potentiel du Front National. En vain. Madame Le Pen était installée aux alentours de 20% des intentions de votes. Mais c’est aujourd’hui une perspective nouvelle qui s’ouvre. L’Elysée et ses conseillers se sont persuadés, à tort ou à raison, que la candidate de l’extrême-droite ne parviendrait pas à se présenter. La cible a donc changé. C’est la totalité de son électorat qu’il s’agit de séduire dans une logique jamais démentie : c’est sur le score du premier tour que se gagne l’élection présidentielle.

Et la sortie saugrenue du Ministre de l’Intérieur est éclairée par les déclarations de Nicolas Sarkozy. Il envisage rien moins qu’un referendum sur les droits des chômeurs. Et puis un autre sur les droits des étrangers. Alors qu’il se disait séduit, voilà peu, par le chantier des nouvelles libertés, il rejette énergiquement les droits au mariage homosexuel ou à l’homoparentalité ainsi que le droit à mourir dans la dignité. baylet à CreilLe cap est clair : tout à l’extrême-droite.

Et pourtant, chacun sent bien que le calcul est erroné. C’est une chose de réunir les électeurs les plus droitiers au premier tour – y parviendra-t-il ? on peut en douter –, c’en est une autre de rassembler les Français le plus largement possible et de les présider sans esprit partisan.

Puisque nous sommes invités à réfléchir à la valeur des cultures, rappelons, tout simplement que la culture républicaine se confond avec cet effort de rassemblement et que notre République n’a jamais eu pour mission de diviser les Français, de les opposer les uns aux autres. Notre pays traverse des épreuves difficiles. Il a plus que jamais besoin de respect de cet esprit public. La

France a été grande lorsqu’elle était unie. Elle a toujours perdu quand elle était déchirée. C’est aussi la leçon que nous a apporté l’Histoire des civilisations.

 

Tribune publiée ce jeudi 16 février dans l’Humanité

 

 

 

 Notre camarade Radicale la sénatrice de Haute Garonne Françoise Laborde est  l'auteure d'une loi qui fait débat dans les villes de l'agglomération creilloise car mal comprise et  qualifiée abusivement  "d'islamophobe".  Nous avons invité Françoise Laborde à venir l'expliquer prochainement à Creil. Dans l'attente voici "in-extenso" son discours de présentation au sénat.

Proposition de loi visant à étendre l'obligation de neutralité aux structures privées en charge de la petite enfance et à assurer le principe de laïcité

7 Décembre 2011

franoise%20laborde au sénatIntervention de madame Françoise Laborde, sénatrice RDSE de Haute Garonne

M. le président. L'ordre du jour appelle la discussion de la proposition de loi visant à étendre l'obligation de neutralité aux structures privées en charge de la petite enfance et à assurer le principe de laïcité, présentée par Mme Françoise Laborde et les membres du groupe RDSE (proposition n° 56 rectifiée, texte de la commission n° 145, rapport n° 144) (demande du groupe du RDSE).

Dans la discussion générale, la parole est à Mme Françoise Laborde, auteure de la proposition de loi.

Mme Françoise Laborde, Monsieur le président, monsieur le ministre, monsieur le rapporteur, mes chers collègues, j'ai l'honneur de vous présenter une proposition de loi, cosignée par tous les membres du groupe RDSE, visant à étendre l'obligation de neutralité aux structures privées chargées de la petite enfance et à assurer le respect du principe de laïcité.

Qu'est-ce que la laïcité ? Pour répondre à cette question, je pourrais remonter à la philosophie des Lumières, mais je ne suis pas aujourd'hui parmi vous pour donner un cours d'histoire. Je rendrai juste hommage à tous nos aînés qui se sont battus pour défendre ce principe : je pense à Aristide Briand, à Léon Gambetta, à Émile Combes, à tous ceux qui, par leur pugnacité, ont permis l'adoption de la loi du 9 décembre 1905 concernant la séparation des Églises et de l'État.

Comme l'indique l'usage du pluriel dans l'intitulé de cette loi, il s'agissait non pas de stigmatiser une religion en particulier, mais plutôt de « séculariser » notre pays en séparant l'organisation de l'État de celle des cultes.

Le groupe RDSE appartient à un courant de pensée caractérisé par son attachement à la laïcité et par sa neutralité à l'égard de toutes les religions, celles-ci relevant de la sphère privée.

L'article 1er de la loi de 1905 a défini l'esprit de la laïcité, bien avant que ce terme n'entre en usage : « La République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes sous les seules restrictions édictées ci-après dans l'intérêt de l'ordre public. »

Il a encore fallu du courage à nos illustres prédécesseurs pour introduire la notion de laïcité dans la Constitution de 1958 : « La France est une république indivisible, laïque, démocratique et sociale. » La laïcité repose non pas sur la tolérance des différences, mais sur l'égalité des citoyens.

C'est au nom de ce principe de laïcité, ancré au plus profond de moi, en tant que radicale de gauche, que je vais vous exposer les motifs de la présente proposition de loi. Si je parvenais à vous convaincre de la voter, mes chers collègues, le Sénat confirmerait ainsi son attachement à l'un des principes fondateurs de la République.

Mon intention, au travers de cette initiative, est de mettre en place et de pérenniser des outils susceptibles de favoriser le « vivre ensemble » au sein de notre République, plus particulièrement dans le secteur de la petite enfance, à l'instar de ce qui a déjà été fait pour le service public de l'éducation à l'école, au collège et au lycée grâce à la loi du 15 mars 2004.

Par cette loi de 2004, la République a tenu à réaffirmer la liberté de conscience et le principe de laïcité. L'objet principal de ce texte était de préserver l'école afin d'y assurer l'égalité des chances, l'égalité devant l'acquisition des valeurs et des connaissances, l'égalité entre les filles et les garçons. Ce qui paraît nécessaire pour l'apprentissage des enfants à partir de six ans l'est tout autant pour les plus jeunes.

L'accueil des enfants de moins de six ans repose sur les écoles maternelles, les garderies et les services d'assistants maternels municipaux, qui obéissent aux règles du service public. Il en découle, pour les agents du service public, l'obligation d'assurer leurs fonctions avec neutralité, c'est-à-dire sans considération d'opinions politiques, religieuses ou philosophiques. Ce principe de neutralité traduit, dans le service public, le respect du principe constitutionnel de laïcité.

Cependant, dans la mesure où les services d'accueil de la petite enfance sont exclus du champ d'application de la directive européenne sur les services, aucun texte législatif ou réglementaire n'impose une obligation de neutralité aux professionnels de la jeunesse qui ne relèvent pas du secteur public, bien qu'ils soient placés sous le contrôle d'autorités publiques délivrant les autorisations nécessaires à leur activité.

La Déclaration universelle des droits de l'homme de 1948 et un certain nombre de traités internationaux affirment le droit fondamental des parents à choisir l'éducation de leurs enfants en fonction de leurs convictions ; mais cela ne suffit pas à combler le vide juridique.

De son côté, le Haut Conseil à l'intégration, le HCI, dans son avis du 5 juillet 2011 sur l'expression religieuse et la laïcité dans l'entreprise, considère que les personnels des établissements privés associatifs ou d'entreprises qui prennent en charge des enfants selon un mode collectif se doivent d'appliquer « les règles de neutralité et d'impartialité ». Le HCI estime que l'enfant a droit à la neutralité et à l'impartialité, notamment sur le fondement de la Convention relative aux droits de l'enfant et de l'article 371-1 du code civil, qui définit l'autorité parentale.

Inscrire dans la loi que les services d'accueil de la petite enfance sont investis d'une mission de service public permettrait d'appliquer aux crèches, quel que soit leur statut, les principes du service public. Il est incompréhensible, quand on connaît l'importance de cette période pour le développement des enfants, qu'aucun gouvernement n'ait déjà pris une telle initiative. Ce qui paraît évident et est accepté par la majorité de nos concitoyens pour l'école devrait être étendu aux structures d'accueil des tout-petits ; ce qui vaut pour l'école obligatoire devrait s'appliquer à l'ensemble du secteur de l'éducation des mineurs.

En passant le seuil de l'école, un enfant devient un élève ; il va se construire, forger sa personnalité et sa pensée. L'État doit garantir que ce développement se fera en toute liberté, en veillant au respect du principe de neutralité qui s'impose au service public. L'école publique, du primaire au secondaire, accueille des mineurs de tous horizons : enfants de médecins, de cadres, d'ouvriers, de paysans ou de chômeurs, mais aussi de familles croyantes et non croyantes. Pourquoi les enfants de moins de six ans, quand ils sont gardés en dehors du domicile familial, devraient-ils subir un affichage religieux que leurs parents n'approuvent pas, d'autant qu'il est reconnu que les jeunes enfants sont des êtres particulièrement vulnérables, qui ne verbalisent pas mais intériorisent leur environnement ?

C'est pourquoi j'ai jugé utile, avec le groupe RDSE, d'ouvrir le débat sur la neutralité dans les structures privées d'accueil de la petite enfance et de proposer un dispositif susceptible de la garantir.

Mes chers collègues, je pose aux parents et aux grands-parents que vous êtes la question suivante : si vous deviez confier vos petits à une structure dont le règlement intérieur ne fixe aucune ligne claire en la matière, comment réagiriez-vous ? Pourquoi, alors que nous sommes si exigeants pour l'accueil des enfants à partir de six ans, âge où l'école devient obligatoire, ne le serions-nous pas pour celui des enfants plus jeunes ?

L'initiative du groupe RDSE intervient au moment où la laïcité subit des attaques répétées : certains déclarent qu'elle ne sert à rien et des mouvements extrémistes s'en prennent à la liberté d'expression ; je pense, par exemple, aux manifestations à Toulouse contre la pièce de théâtre Golgota Picnic, très controversée.

Je le répète, la laïcité est inscrite dans la Constitution et doit être défendue comme un principe constitutionnel. Elle n'est pas négociable ; elle assure à notre pays les conditions d'un « vivre ensemble » apaisé, dans le respect des particularités de chacun.

D'aucuns se demanderont pourquoi il faudrait prendre le risque, à quelques mois seulement de l'élection présidentielle, d'ouvrir un débat qui peut tourner à la polémique. Je leur répondrai que je ne me suis pas posé la question en ces termes et que je travaille depuis un an sur le sujet. J'ai simplement profité, en cette semaine d'initiative sénatoriale, de la niche réservée au groupe RDSE pour demander l'inscription de ce texte à l'ordre du jour de nos travaux.

J'ai été sollicitée par nos concitoyens et confrontée à plusieurs problématiques.

D'une part, le contexte économique et social difficile entraîne un manque de places dans les services d'accueil de la petite enfance.

Les budgets publics alloués à ce secteur sont trop faibles pour couvrir tous les besoins en places de garde des jeunes enfants. Cette pénurie crée une situation tendue. Certains parents sont parfois contraints de confier leurs enfants à des assistants maternels agréés, mais qui ne respectent pas leur choix éducatif de neutralité.

D'autre part, y compris dans les structures collectives, des conflits relevant du droit du travail se cristallisent autour de la question de la liberté d'expression religieuse. Les arbitrages sont difficiles et très sensibles. Jusqu'à aujourd'hui, la loi ne donne pas de réponse.

Le cas de la crèche Baby Loup illustre parfaitement cette problématique. J'ai été très touchée par l'attitude de l'équipe dirigeante de cette structure, dont la situation m'a incitée à agir.

Le récent jugement de la cour d'appel de Versailles favorable à Baby Loup va dans le bon sens, et je souhaite que cette jurisprudence soit traduite dans la loi. C'est pourquoi j'ai déposé le 25 octobre 2011 cette proposition de loi prévoyant, dans sa rédaction initiale, l'application du principe de neutralité en matière religieuse pour toutes les personnes « chargées de l'accueil des enfants de moins de six ans soit dans les crèches, haltes-garderies ou en qualité d'assistantes maternelles, dans les secteurs privé ou public », par modification des articles L. 2324-1 du code de la santé publique, relatif aux critères de qualification professionnelle, et L. 421-3 du code de l'action sociale et des familles, relatif aux conditions d'octroi de l'agrément pour les assistants parentaux et familiaux.

C'était peut-être trop simple, voire simpliste, et je comprends que cette proposition de loi ait pu soulever quelques polémiques, par manque d'explication. Notre rapporteur Alain Richard, dont je salue la qualité du travail, a mis en adéquation les objectifs visés par le texte et la continuité du droit dans certains domaines relevant de plusieurs codes -code du travail, code de l'action sociale et des familles, code civil et code de l'éducation -, en tenant compte des exigences de la liberté religieuse et de la liberté d'association.

Le texte que j'avais déposé sur le bureau du Sénat a été considérablement transformé par la commission des lois à plusieurs titres : dans son champ d'application, dans sa forme et même dans son esprit. Toutefois, je dois reconnaître que la rédaction que nous examinons aujourd'hui, conformément au règlement du Sénat, a gagné en clarté. Je regrette d'ailleurs de n'avoir pu assister aux débats de la commission des lois. En tant qu'auteure de la proposition de loi, j'en ai éprouvé une réelle frustration, étant donné la qualité des échanges, dont j'ai heureusement pu prendre connaissance en lisant le rapport d'Alain Richard.

Cela me donne l'occasion de dire aux experts, aux critiques et aux détracteurs en tous genres que la lecture de ce rapport est indispensable à la compréhension des enjeux et leur permettrait des prises de position éclairées.

Les amendements présentés par le rapporteur ont conduit à distinguer trois types de structures : celles qui bénéficient d'une aide financière publique, celles qui ne bénéficient pas d'une telle aide et celles qui se prévalent d'un « caractère propre », assimilé ici à un caractère religieux.

Aux termes du rapport, les premières « devraient être soumises à une obligation de neutralité en matière religieuse », les deuxièmes « devraient être autorisées, au nom de l'intérêt de l'enfant, à apporter, si elles le souhaitent, certaines restrictions à la manifestation des convictions religieuses de leurs salariés au contact de mineurs », les troisièmes « ne seraient pas soumises à l'obligation de neutralité ».

Cependant, pour cette dernière catégorie de structures, un financement public n'est pas exclu si elles accueillent tous les enfants, sans distinction d'origine, d'opinion ou de croyances de leurs représentants légaux et si le respect de la liberté de conscience des enfants est assuré. Ces dispositions s'inspirent de celles qui existent pour les établissements d'enseignement privés sous contrat.

Concernant l'agrément des assistants maternels, la version amendée de la proposition de loi prévoit que, « à défaut de stipulation contraire inscrite dans le contrat qui le lie au particulier employeur, l'assistant maternel est soumis à une obligation de neutralité en matière religieuse dans le cours de son activité d'accueil d'enfants ». C'est là non pas une stigmatisation, mais une indication normale.

Mes chers collègues, lors de l'écriture de ce nouveau texte, je ne pensais pas être obligée d'entrer dans la logique des lois Debré et Guermeur et de contribuer à inscrire, noir sur blanc, l'extension des dispositions de la loi Debré au secteur de la petite enfance.

J'aurais pu proposer d'amender le texte de la commission, pour vous inviter à revenir à la rédaction initiale, la mienne. Je ne l'ai pas fait, car j'estime que le présent texte est un compromis. Il a le mérite de clarifier une situation de vide juridique ; il ouvre le débat sur l'introduction de la neutralité dans la sphère de la petite enfance, en prévoyant des aménagements suffisants pour qu'une majorité de sénateurs soit susceptible de le voter. Il a vocation à constituer un outil pour les parents, en vue d'assurer un accueil en toute neutralité de leur enfant, s'ils le souhaitent. J'entends non pas mener une guerre de tranchées, mais plutôt proposer un dispositif pragmatique.

En effet, nous faisons la loi non pas pour traiter tel ou tel cas spécifique, mais plutôt pour asseoir un principe fondamental, et en assurer l'application générale. Il est donc normal, dès lors qu'un agrément ou un financement public intervient, qu'il y ait en contrepartie des obligations.

Je ne prolongerai pas davantage mon propos, afin de laisser du temps à l'échange. Je sais que le rapporteur va amener des éléments techniques et juridiques importants et que beaucoup d'entre vous, mes chers collègues, souhaitent s'exprimer au nom de leur groupe ou à titre individuel : j'ai bien conscience que les propositions de loi touchant aux valeurs sociétales ont une résonance parfois plus individuelle que collective.

Je me plais à penser que le Sénat considérera que cette proposition de loi constitue une véritable avancée vers l'affirmation de la neutralité en matière religieuse. C'est pourquoi j'espère que, même si ce texte ne vous donne pas entière satisfaction, vous le voterez comme moi. C'est tout l'art du compromis : le verre est-il à moitié vide ou à moitié plein ?

Mes chers collègues, je vous rappelle que, en mai dernier, le Sénat a voté l'instauration de la journée nationale de la laïcité, fixée au 9 décembre. L'adoption de cette proposition de loi, à deux jours de l'anniversaire de la promulgation de la loi de 1905, adresserait un message porteur de sens à l'ensemble de notre pays.

logo labordePour conclure, je voudrais remercier l'ensemble de mes collègues du groupe RDSE, signataires de cette proposition de loi, qui m'ont accordé toute leur confiance et m'ont soutenue, malgré quelques pressions exercées notamment au travers de nombreux courriels. (Applaudissements sur les travées du RDSE et du groupe socialiste-EELV, ainsi que sur certaines travées de l'UCR.)

 

continental compiègneAu moment où le président du groupe m'appelle en urgence (comme à chaque parution) pour m'exhorter de rédiger la tribune libre pour avant hier, j'apprends par la presse la fin tragique d'un ex-Conti lundi 16 janvier. Michel Letupe a emmené son fils à l'école à 8h30 puis s'est rendu près du site de Continental de Clairoix. Il s'est garé, s'est assis au milieu des voies et a attendu le « Paris -Saint Quentin » de 9h30 …

Michel Letupe, 43 ans, est le deuxième ex-Conti qui décide d'en finir après William Frise, 38 ans, retrouvé pendu chez lui l'été dernier. Michel faisait partie des 600 ex-Conti qui se sont inscrits à Pôle Emploi le mois dernier, n'ayant pas retrouvé de travail après les 23 mois de reclassement.

 

En novembre, lors de la venue de Jean Luc Mélenchon à Montataire pour rencontrer les ouvriers de Still-Saxby, la réunion publique organisée par les syndicalistes avait souligné brutalement la terrible souffrance sociale et psychologique qu'entrainent ces fermetures d'usines en cascades et ces mois de luttes dures des salariés pour maintenir leur travail et leur dignité. Le délégué de Continental parlait de 140 divorces ou séparations parmi ses camarades. Trois jours avant cette réunion émouvante le plus ancien ouvrier de Still délégué du CE, José Monteiro, avait succombé à une crise cardiaque soudaine après sa journée de travail et de militantisme.

 

Enfant, j'accompagnais souvent mon ouvrier de père aux obsèques de collègues d'ateliers qui décédaient quelques mois après leur retraite à 65 ans usés par une vie de labeur rivée aux machines. 40 ans plus tard, je pleure ces suicides de jeunes travailleurs désespérés à qui des patrons voyous volent l'outil de travail !...

 

Comme disait souvent François Mitterrand : il nous faut affronter et vaincre le mur de l'argent-roi.

Seuls, la République sociale et le socialisme démocratique porteront l'émancipation des travailleurs !

 

Eric MONTES , maire adjoint au développement économique et à l'emploi

Tribune libre du groupe Radicaux et Progressistes de Creil Maintenant Janvier 2012

F.H.Dans une interview exclusive à La Dépêche du Midi, François Hollande appelle au vote utile et à une dynamique de rassemblement de la gauche dès le 22 avril. À 100 jours du premier tour, le candidat socialiste dit ses priorités, sa volonté de justice sociale, et appelle «au changement attendu par le pays».

Vous attendiez-vous à un début de campagne aussi dur de la part de l'UMP ?

Faut-il que je fasse peur à la droite pour qu'elle se déchaîne ainsi sur ma personne avec autant d'outrance. Quand ces attaques sont proférées par des artilleurs maladroits de l'UMP, passe encore.
Mais quand ces dérapages viennent du sommet de l'État, du Président sortant, par des propos privés, du Premier ministre lui-même évoquant l'image du scorpion à mon endroit, ou encore du président de l'Assemblée nationale déclarant que ma victoire aurait des conséquences aussi graves qu'une guerre, j'y vois une dérive préoccupante de la part de la droite et une volonté de détourner l'attention des Français sur les enjeux réels de l'élection. Je ne veux surtout pas me situer à ce niveau. J'ai
conscience de mon devoir qui appelle dignité et responsabilité, j'ai ma méthode qui est très différente du candidat sortant. Elle est faite de calme, de pondération, de respect et de cohérence.

Vous parlez de cohérence mais depuis quelque temps il y a de la cacophonie dans les déclarations de votre entourage. Comment l'expliquez-vous ? Cela ne fragilise-t-il pas votre candidature ?

Qu'il y ait des discussions sur un certain nombre de propositions à faire, c'est normal. Mais je suis le seul dont la parole engage. Je présenterai mon projet présidentiel à la fin du mois. Je demande donc aux uns et aux autres d'être patients. Je détaillerai les mesures autant qu'il sera nécessaire. C'est à moi, et à moi seul, de faire les arbitrages indispensables.

Les relations entre le candidat et ses partenaires, à savoir le PS et les radicaux de gauche se passent-elles mieux qu'en 2007 ?

Oui. L'ambiance est très différente. Il y a une volonté de gagner qui est partagée au sein du PS par toutes les sensibilités et toutes les personnalités, y compris celles qui s'étaient retrouvées dans les primaires citoyennes. Les radicaux de gauche sont pleinement associés au conseil de campagne. Je travaille en très
bonne entente avec Martine Aubry et Jean-Michel Baylet. D'autres personnalités comme Lionel Jospin participent également. Pourquoi existe-t-il cette unité et cet esprit de responsabilité ? Parce
que les primaires ont été un succès. Mais aussi parce que les socialistes, les radicaux de gauche et tous ceux qui me soutiennent sont conscients que le pays espère, attend le changement. Nous avons le
devoir d'être pleinement mobilisés pour être ensemble au rendez-vous.

Nicolas Sarkozy invite à une réunion les élus des associations de collectivités locales pour les associer à la lutte contre les déficits. Les élus de gauche doivent-ils y participer ?

Il est cocasse que le président sortant, principal responsable du creusement des déficits, provoqué par les largesses fiscales accordées aux privilégiés et par l'échec de sa politique;économique, vienne demander aux élus locaux de faire l'effort qu'il n'a pas été capable de mener pour l'Etat. Il y aurait même une étrangeté démocratique et une injustice fiscale de plus, si c'était les collectivités locales qui devaient relever leurs prélèvements et diminuer leurs dépenses alors qu'elles ont été irréprochables puisque le principe sur lequel est fondé le budget d'une collectivité locale est l'équilibre entre les dépenses de fonctionnement et les recettes de fonctionnement. Seul l'investissement est financé par l'emprunt. C'est donc d'abord à l'État de redresser ses comptes.

Depuis le début de la campagne, vous avez évoqué la jeunesse, la fiscalité. Y-a-t-il un autre domaine où vous voulez croiser le fer avec Nicolas Sarkozy ?

Oui. À travers mes déplacements, je suis saisi par nos compatriotes par la question de la santé : l'avenir de l'hôpital à qui il est demandé de converger au niveau de ses tarifs et des ses résultats vers les cliniques privées, et la médecine de ville qui n'est pas suffisamment considérée au point que les déserts médicaux vont apparaître dans beaucoup de régions. Je ferai deux propositions, l'une qui permette de conforter le
système hospitalier, et l'autre d'avoir un lien plus fort entre les hôpitaux et une médecine de ville afin qu'une permanence des soins soit assurée dans les meilleures conditions et que soit mise en place
une aide à l'installation des jeunes médecins.

En raison de la crise votre programme ne risque-t-il pas de se résumer à une rigueur de gauche ?

Je veux être sérieux et sincère. La meilleure façon de le démontrer, c'est de ne rien promettre qui ne puisse être financé. D'où la nécessité d'être juste dans tous les choix que j'ai à présenter, que ce soit sur la réforme fiscale, l'éducation, la santé et les retraites. Mais en même temps, je dois lever une espérance, et mettre en œuvre un projet pour la France afin que la génération qui arrive vive mieux que la nôtre, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui.

Cette élection est très particulière compte tenu du contexte économique. Sur quoi va-t-elle se jouer ?

D'abord, elle se jouera sur la justice. Les électeurs se demanderont quel est le candidat qui sera capable de prendre les décisions pesant sur ceux qui ont le plus et épargnent une très grande majorité de Français. Ensuite, sur la personnalité. Qui aura le plus de constance, de proximité et de hauteur de vue. Enfin, elle se jouera sur un grand thème qui fédérera toutes les catégories sociales. Cette priorité, que je retiens, c'est la jeunesse.

Êtes-vous d'accord avec Eva Joly lorsqu'elle propose deux jours fériés supplémentaires pour les juifs et les musulmans ?

Je suis attaché au principe de laïcité. Il ne peut donc être question d'introduire de nouveaux jours fériés en fonction des religions. Les jours fériés sont le fruit d'une histoire et sont depuis longtemps détachés de leur origine religieuse.

Cette élection ne va-t-elle pas se jouer au premier tour alors que l'écart se resserre entre vous et Nicolas Sarkozy ?

Oui. Comme à chaque élection. Tout se joue au premier tour. C'est le 22 avril que l'on saura qui seront les deux candidats présents pour le second et de quel côté se situera la dynamique. Mais c'est le niveau du premier tour pour chaque candidat qui déterminera la dynamique pour la victoire. Donc, si les Français veulent le changement, je leur demande de l'assurer dès le premier tour autour de ma candidature.

interview de François Hollande dans la Dépêche du Midi

 

HOLLANDE 2012

 

eddie et cie on va gagner

TROISIEME RENDEZ VOUS POUR HOLLANDE DANS L'OISE

 

MARDI 6 MARS A TRACY LE MONT (salle des fêtes) 20 heures

 

sur le thème du Développement Durable et la transition énergétique

 

avec Raymond VALL, sénateur PRG président de la commission "Energie, développement durable et aménagement du territoire" et Christian GRIMBERT, président de la CAC,

 

 FAB D.

Réunion animée par Fabrice Dalongeville, président du PRG 60

départ en car de la mairie de Creil à 19h

VENEZ NOMBREUX 

 

 

NEWS RADICALES

 

L'EXPO LAICITE DU PRG A LA MAISON DE LA VILLE DE CREIL

 

1. DEFINITIONEn 2005 afin de célébrer le centenaire de la loi de 1905 séparant les églises et l'Etat, les Radicaux de Gauche avaient réalisé une grande exposition de vingt panneaux rappelant les origines de la Laicité, l'énorme bataille de la loi de 1905 menée par le gouvernement du Radical Emile Combes, et les batailles et les défis de la laicité jusqu'à nos jours. Les derniers panneaux évoquent les défis de la Laicité aujourd'hui et demain : la situation de la Femme dans de nombreux payx contrariés par les religieux, le retour des extrêmistes et  les attaques contre la république laique.

 

Six ans plus tard, une piqûre de rappel n'apparaissait pas inutile et nous avons proposé au directeur de  la nouvelle Maison de la Ville creilloise ouverte place Saint Médard en recherche d'animation citoyenne de l'exposer de nouveau. Ainsi tout le mois de janvier, vous pourrez voir ou revoir cette exposition très complète et très bien illustrée.

 

A bientot dans les locaux de la Maison de la Ville. Pour plus d'informations : 03 44 29 52 47

SUR LE TERRAIN

 

PIERRE SUD OISE : LES BUS EN DEBAT ?

 

PSO-TRANSPORTSDepuis 2008, les élus Radicaux du grand creillois militent pour l’élargissement du réseau de bus à toutes les communes du bassin de vie. Il y a trois ans un projet de Syndicat Mixte des Transports réunissant la CAC et PSO avait été débattu et adopté par les élus de la CAC mais au final rejeté par ceux de PSO. Ces derniers avaient préféré initier un réseau indépendant répondant à leurs propres besoins.

Ce nouveau réseau a débuté le 5 septembre dernier avec la rentrée scolaire et se compose de trois lignes régulières : St Leu-Thiverny-gare de Creil, St Leu-St Maximin-gare de Creil, St Leu-gare de Chantilly et une ligne de transports à la demande desservant les petites communes de Maysel, Rousseloy, Cramoisy et St Vaast les Mello.

Avant même son ouverture, le principe d’organiser un réseau de transports urbains a été fortement contesté par le Maire de Saint Leu d’Esserent qui a déposé un référé au Tribunal Administratif pour dénoncer la décision d’attribuer la délégation de service public à la société Kéolis. Le préfet invoquant un vice de procédure demandait la résiliation du contrat. La requête du maire de Saint Leu a été rejetée et le Préfet a finalement abandonné ses injonctions. Fanny GUINION, élue PRG d’opposition à Saint Leu nous donne son éclairage.

 

Fil Radical : Le Maire de Saint Leu prétend que les Lupoviciens ne veulent pas prendre le bus et que ce choix coûteux est imposé sans aucun fondement par PSO ?

Fanny GUINION : Je suis élue de Saint Leu depuis 2001 et les habitants, en règle générale, souhaitent un réseau de bus publics. C’est un confort supplémentaire pour se déplacer et une facilitation de la vie quotidienne.

 

Fil Radical : le Maire dit qu’il faut développer la gare de Saint Leu et le train. Quel est ton avis ?

Fanny GUINION : pour développer la gare, en plus d’aménagements urbains évidents, il faudrait plus de lignes de trains (actuellement seulement une ligne Pontoise-Creil) et une fréquence des trains accrue (pas de trains l’après midi !). De fait tous les matins, les lupoviciens vont en train ou en voilure à la gare de Creil, les autres en voiture à la gare de Chantilly pour aller travailler en Ile de France ou Amiens. Le fait que les terminus des 4 lignes du nouveau réseau de bus soient les gares de Creil et de Chantilly n’est pas un hasard. Ils se substituent à la faible fréquence des trains à Saint Leu.

Il manquait de plus une liaison rapide et pratique avec la zone commerciale de Saint Maximin : une des lignes répond à cette demande. Même des besoins intra –muros de Saint Leu se trouvent solutionnés comme l’accès au nouveau Lidl en entrée de ville§

 

Fil Radical : le Maire conteste le choix des bus à grand gabarit et dénonce la faible fréquentation de passagers ?

Fanny GUINION : c’est vrai que les bus à grand gabarit rencontrent des réelles difficultés à circuler dans les rues étroites de la ville ! Des minibus suffiraient pour l’instant. La fréquentation elle se développe progressivement. Il faut laisser les gens s’approprier ce nouveau service. Les chiffres publiés par PSO sont encourageants : plus de 5000 voyageurs en deux mois ! On s’aperçoit aussi que la ligne virtuelle de transports =à la demande va trouver son public : ils étaient 4 la première semaine et ils sont déjà 60 tout le mois d’octobre…Il faut faciliter l’usage des bus. Le refus du maire de Saint Leu de laisser PSO installer des abris bus couverts où les usagers peuvent s’assoir et s’abriter de la pluie est d’une mesquinerie puérile. Plus on rendra difficile l’accès aux bus, moins les gens les utiliseront et on pourra arguer d’une faible  fréquentation!

 

Fil Radical : le Maire dénonce le coût élevé du service « Transports » : plus d’un million par an : 3000 euros par jour !

Fanny bus PSOFanny GUINION : chaque service public a un coût pour la collectivité : c’est le principe de solidarité ! Cependant PSO a lancé son réseau sans augmenter les impôts communautaires et avec un recours très modéré à l’emprunt. Il a bénéficié en plus des subventions du Conseil Général via le Syndicat Mixte des Transports Collectifs, sans oublier le versement transports des entreprises de plus de dix salariés du territoire.

Les tarifs sont alignés sur ceux très modérés de la CAC et c’est gratuit pour les collégiens. Néanmoins il est certain que si le réseau de bus de PSO avait été intégré à celui du STAC comme nous le demandions, il coûterait encore moins cher car il bénéficierait des investissements déjà réalisés par la CAC et d’économie d’échelles sur le fonctionnement. De même on pourrait plus aisément modifier une ligne selon son taux de fréquentation sans mettre en péril tout le service.

En conclusion le service de transports publics est une réelle avancée pour les habitants de Pierre Sud Oise, une alternative écologique au tout-voiture, une aide utile pour les personnes non véhiculées, une mobilité pour les jeunes, un désenclavement pour les petites communes.

Nous devons les promouvoir et les utiliser, les faciliter en réalisant les aménagements minimums nécessaires partout. Enfin, les bus ne doivent plus être otages des querelles politiciennes entre élus : ils sont un service public pour tous !

HISTOIRE RADICALE

Robert HERSANT 

Né le 31 janvier 1920 à Vertou (Loire-Atlantique). Décédé le 21 avril 1996 à Saint-Cloud (92)

Député de l'Oise de 1956 à 1978

HERSANTRobert Hersant est né le 31 janvier 1920 à Vertou (Loire-Atlantique). Son père, capitaine au long cours reconverti dans le cabotage, l'élève dans une relative aisance. Peu intéressé par les études, il se montre en revanche très tôt attiré par le journalisme, et signe ses premières "piges" dans la presse normande dès la fin des années 1930. Robert Hersant manifeste simultanément un intérêt marqué pour la politique. Il s'inscrit d'abord, en 1935, aux Jeunesses Socialistes de Rouen, dans lesquelles il milite quelques années. Changeant brutalement d'orientation au lendemain de la défaite de l'été 1940, il créé et dirige pendant quelques semaines le mouvement "Jeune Front", qui affiche sans retenue ses sympathies pour l'occupant ; il le quitte en octobre 1940, pour rejoindre le secrétariat général à la jeunesse du régime de Vichy et diriger le centre de jeunesse Maréchal-Pétain de Brévannes, dans le département de Seine-et-Oise.

Robert Hersant échappe aux premières vagues de l'épuration ; il se présente même aux élections municipales du 29 avril 1945 dans le deuxième secteur de la Seine, à la tête d'une liste dite d'"Union nationale " -sans aucun succès il est vrai. Son passé le rattrape cependant : arrêté le 15 juin 1945, il est écroué à Fresnes, puis libéré le 16 juillet. Un an et demi plus tard, en 1947, il est condamné à dix ans d'indignité nationale pour faits de collaboration : la Cour de justice considère qu'" il est établi par l'ensemble des témoignages recueillis au cours de l'information que, dès le mois d'août 1940, M. Robert Hersant a eu une attitude antinationale, notamment en occupant, comme chef du Jeune Front, des locaux pour son mouvement avec l'assistance des Allemands ".

Malgré cette compromission initiale qui pèsera durablement sur sa vie politique, Robert Hersant se lance dans les métiers de la presse dès les premières années de l'après-guerre. Les premières années sont difficiles, car ses entreprises -l'édition d'un annuaire de l'automobile, la publication de petits mensuels spécialisés (Bazars et Galeries, l'Equipement Ménager, le Quincailler)- ne rencontrent qu'un succès médiocre. L'aisance vient à partir de 1950, avec le lancement de l'Auto-Journal : cette publication, la première dans son genre, rencontre un vif succès, et lui permet de jeter les bases d'un groupe de presse dont l'expansion sera continue jusque dans les années 1980. La méthode de Robert Hersant est simple et efficace : il se porte acquéreur, à un faible prix, d'un grand nombre de petits titres de la presse régionale et de la presse spécialisée, dont il restaure la rentabilité par la concentration des moyens de fabrication, la modernisation de la ligne éditoriale et un recours accru à la publicité.

Les succès de Robert Hersant dans les entreprises de presse ne le dissuadent pas, bien au contraire, de renouer avec la politique. Il sait trouver au parti radical des interlocuteurs bienveillants qui, reconnaissant son pouvoir d'influence, ferment les yeux sur les aspects les plus controversés de son itinéraire, et lui apportent leur aide lorsqu'il essaie de s'implanter dans l'Oise. Son groupe de presse lui est un atout encore plus précieux : rachetant en octobre 1952 un hebdomadaire de Compiègne, La semaine de l'Oise, dont il modifie radicalement la physionomie en augmentant sa fréquence de parution, sa zone de diffusion et sa pagination, il orchestre à grands bruits, et non sans talent, ses diverses candidatures, et se présente à ses électeurs comme un homme d'avenir, entrepreneur ambitieux, étranger aux jeux politiques de la IVème République.

De fait, l'implantation de Robert Hersant dans l'Oise est un succès : il est élu maire de Ravenel en février 1953, puis, le 17 avril 1955, conseiller général du canton de Saint-Just-en-Chaussée. Candidat aux élections législatives du 2 janvier 1956 à la tête de la liste présentée par le Parti Républicain Radical et Radical-Socialiste, il conclut un apparentement avec les listes de la SFIO et de l'UDSR ; recueillant 47 134 voix sur 213 654 suffrages exprimés soit près de 22%, il emporte un des cinq sièges à pourvoir.

L'élection de Robert Hersant fait cependant l'objet d'un vif débat à l'Assemblée nationale le 18 avril 1956. Jean Legendre, député de l'Oise élu sur la liste d'union des indépendants, des paysans et du RGR, auquel Robert Hersant avait ravi au mois d'avril précédent son mandat de conseiller général du canton de Saint-just-en-Chaussée, dépose un amendement tendant à invalider l'élection de ce dernier. Dans son intervention à la tribune de l'Assemblée, Jean Legendre souligne la débauche de moyens financiers auxquels Robert Hersant a eu recours pour assurer son élection, avançant la somme de 50 millions de francs de frais de campagne. Il raille les méthodes publicitaires de son adversaire, dénonçant les excès de ce que le journal Le Monde avait appelé une " campagne à l'américaine " ; enfin il s'attarde longuement sur les activités de Robert Hersant pendant l'Occupation.

L'intervention de Jean Legendre donne à Robert Hersant l'occasion de revenir sur son attitude pendant la guerre. " A cette époque -ce n'est pas une excuse, ce n'est pas un argument- j'avais vingt ans et je fus littéralement souffleté par la défaite de 1940 ", souligne-t-il. Rappelant qu'en 1938, au retour d'un voyage qui l'avait amené successivement en Angleterre et en Allemagne, il avait publié dans le journal Normandie un article dans lequel il annonçait " Hitler prépare la guerre -si les Français ne se préparent pas, ils perdront cette guerre ", il fait mine de s'interroger : " est-ce là le langage nazi ? ".

Robert Hersant insiste sur le fait que le mouvement Jeune Front a duré " très exactement trois semaines ", et qu'il l'a quitté " précisément parce qu'il prenait une tournure politique qui m'interdisait d'y rester ". Il poursuit : " pendant les quatre années d'Occupation, je n'ai pas une seule fois écrit une ligne en faveur de la politique de collaboration ni même en faveur de Vichy ". Il pose même en résistant : " J'ai publié, dans le seul numéro du seul journal que j'ai fait [Jeunes Forces] et qui a été saisi le lendemain matin même, dans les kiosques, par les autorités allemandes -la chose est vérifiée- j'ai publié, dis-je, un article disant que j'écrivais pour les jeunes qui n'acceptaient pas d'être les valets et les courtisans des puissants du jour ".

Robert Hersant s'attache enfin à justifier son passage par le secrétariat général à la jeunesse de l'Etat français : " Je ne vois pas ce qu'on pourrait reprocher à un groupe de jeunes de vingt ans qui, dans les centres d'apprentissage de la jeunesse ont pendant trois ans, pour des salaires de misère, dans des conditions que je garantis assez infernales, essayé de faire vivre les centaines de milliers de jeunes Français qui étaient à l'époque à la rue ".

Robert Hersant, cependant, ne convainc pas des députés qui, pour la plupart, ignoraient jusqu'alors tout de son passé : son élection est invalidée par une décision de l'Assemblée nationale en date du 18 avril 1956, par 125 voix contre 11. Les 125 voix proviennent essentiellement de la plupart des poujadistes, de la majorité des indépendants et d'une partie du MRP ; les 11 voix sont celles de 8 radicaux et de 3 socialistes. Les autres députés radicaux et socialistes et tout le groupe communiste ne prennent pas part au vote.

Son siège est déclaré vacant, et une élection législative partielle est en conséquence organisée, les 3 et 17 juin 1956, dans le cadre d'un scrutin majoritaire uninominal à deux tours. Au premier tour, il devance de peu, avec 53 206 voix sur 180 414 suffrages exprimés, le candidat communiste Maurice Bambier, qui recueille 50 398 voix. Au second tour, Robert Hersant l'emporte nettement sur son adversaire, avec 76 458 voix contre 59 001 sur 179 120 suffrages exprimés.

Son élection est cette fois validée, le 25 octobre 1956. Il s'inscrit alors, le 5 novembre, au groupe radical-socialiste de l'Assemblée nationale. Robert Hersant est nommé membre de la Commission des moyens de communication et de tourisme (1956), de la Commission de la production industrielle et de l'énergie (1956), de la Commission du suffrage universel, des lois constitutionnelles, du règlement et des pétitions (1957), et de la Commission de l'intérieur (1957).

Cinq jours après la validation de son élection, le 30 octobre 1956, Robert Hersant dépose une proposition de résolution tendant à réviser les articles 45, 46, 47, 48 et 52 de la Constitution. Exprimant son souci de ne pas voir la France devenir "une nation de second ordre, réduite à graviter dans l'orbe de quelque autre puissance mondiale", il se propose de renforcer les institutions par un certain nombre de réformes d'ampleur : il souhaite que le président du Conseil, chef du gouvernement, soit élu pour quatre ans au suffrage universel, "probablement aux deux tours de scrutin", et choisisse ses ministres "en dehors du Parlement". Ce renforcement de la présidence du Conseil serait cependant contre-balancée par le maintien de la présidence de la République, "garantie de la Constitution", à laquelle il serait "peut-être même souhaitable de lui donner des pouvoirs accrus, susceptibles d'éviter quelque improbable aventure, ce qui aurait tout du moins le mérite de rassurer ceux qui frémissent encore, avec un siècle de retard, en songeant à Napoléon III". La proposition de résolution, renvoyée à la Commission du suffrage universel, des lois constitutionnelles, du règlement et des pétitions, ne rencontre guère d'écho.

Quatre mois plus tard, le 28 février 1957, il dépose une proposition de résolution tendant à inviter le gouvernement à "mettre en application d'une politique d'ensemble, en vue de résoudre le problème algérien compte tenu de ses données démographiques, économiques, et politiques ". Robert Hersant propose en fait une partition de l'Algérie en trois zones : le petit territoire de Tlemcen, une république autonome de Constantine, et une province qui demeurerait française, et dans laquelle, "afin de ne pas les arracher à leurs terres", on regrouperait les pieds-noirs et les musulmans favorables à la France. La proposition de résolution ne soulève pas un très vif intérêt ; la solution de la partition sera cependant évoquée à de nombreuses reprises au cours du conflit algérien.

Robert Hersant est par ailleurs l'auteur d'une autre proposition de résolution et de trois propositions de loi, relatives à des domaines aussi divers que l'industrie hôtelière française, les attributions en hydro-carburants, ou la circulation routière.

Robert Hersant vote pour le projet de loi portant ratification des traités instituant la Communauté économique européenne et l'Euratom (9 juillet 1957), il accorde sa confiance à Félix Gaillard (5 novembre 1957) vote sur le projet de loi relatif aux pouvoirs spéciaux en Algérie, la confiance à Charles de Gaulle (1er juin 1958) et le projet de loi accordant les pleins pouvoirs à ce dernier (2 juin 1958).

Présentation

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  • : Ce blog a vocation à faire connaitre les actions et les réflexions des Radicaux de Gauche du pays creillois, et à offrir une tribune aux associations oeuvrant à une République fraternelle.
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